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De 1559 à 1589 s'écrit la "légende noire" du royaume de France, celle de Catherine de Médicis et de ses trois fils. Les faits accablent François II, Charles IX et Henri III, tant il est vrai que leurs règnes sont marqués par une flambée de violence qui culmine avec le massacre de la Saint-Barthélémy et s'achève avec l'assassinat d'Henri III par Jacques Clément. "Leur siècle les a rejetés. Incompris de leur temps, ils le demeurent de nos jours encore."
Janine Garrisson décrypte avec clarté ce moment essentiel d'histoire politique en refusant d'incriminer des "rois faibles, malades, névrosés". Chrétiens, cultivés et humanistes, les derniers Valois forment un clan guidé par une conception du monde qui cherche l'harmonie. Pour parvenir à cette concorde, tous les moyens de gouvernement sont bons : la négociation, le compromis et en dernier lieu, si nécessaire, la violence.
Après
L'Édit de Nantes et une biographie d'Henri IV,
Le Roi de la paix, Janine Garrisson, pour ses plus récents ouvrages, contribue une fois de plus à une meilleure connaissance de la France moderne.
--Loïs Klein
Quatrième de couverture
Comment expliquer la légende noire qui peso sur Catherine de Médicis et sur ses enfants ? Très lot, en effet, protestants aussi bien que catholiques ont considéré les derniers Valois comme une lignée abâtardie de rois faibles, malades, névroses. Leurs détracteurs n'ont vu qu'hésitations et louvoiements dans leurs efforts pour pacifier une France déchirée bar les tensions religieuses et civiles. A les en croire, la ténébreuse reine mère serait la responsable de tous les malheurs du royaume n'a-t-elle pas écarté du Conseil les grandes familles pour les remplacer par des Italiens avides ? Plus grave encore, n'a-t-elle pas élimine la noblesse par les guerres, les emprisonnements, les assassinats. La mauvaise réputation du clan Valois a longtemps souffert clos horreurs de la Saint-Barthélémi et du meurtre du duc de Guise et de son froc. Mais ces crimes spectaculaires ont été perpétrés au nom d'« une cruelle nécessité », car chaque fois les Valois ont voulu préserver la Couronne de France des ambitions des granas et des convoitises de l'Espagne. En fin de compte, montre brillamment Janine Garrisson, ils ont tenté de "rétablir la justice par la violence". Ils n'ont sans doute pas réussi à pacifier le royaume, mais leur vision du monde, leur culture, le cadre dans lequel ils vivent sont empreints de néoplatonisme. Un néoplatonisme qui est avant tout recherche de paix et d'harmonie, laquelle apparaît dans tout son éclat lorsque les Valois se font les ordonnateurs des fêtes de cour et des entrées royales.