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Commentaires client les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le plus grand et le meilleur western de John Sturgès !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Dernier train de Gun Hill (DVD)
"Le dernier train de Gun Hill - Last Train from Gun Hill" est un western américain de John Sturgès (1959-1h38)Scénario : James Poe et Les Crutchfield (d'après son histoire 'Showdown', traduction `épreuve de force`). Photo : Charles Lang / Musique : Dimitri Tiomkin Casting : Kirk Douglas (Marshal Matt Morgan), Anthony Quinn (Craig Belden), Carolyn Jones (Linda, la maîtresse de Craig), Earl Holliman (Rick Belden, le fils de Craig), Brad Dexter (Beero, le contremaitre), Brian Hutton (Lee Smithers, le comparse de Rick), Ziva Rodann (Catherine la femme de Matt Morgan)... Synopsis : Catherine Morgan (Ziva Rodann), une Indienne, épouse du shérif de Pawnee, est attaquée, violée et tuée par deux cow-boys lors d'une promenade avec son fils, Petey. L'enfant réussit à s'enfuir sur le cheval de l'un des agresseurs. Matt Morgan (Kirk Douglas) se rend compte que la selle de ce cheval appartient à un vieil ami perdu de vue, Craig Belden (Anthony Quinn). De plus, Petey lui apprend que sa mère a grièvement blessé l'un de ses adversaires au visage. Matt part pour Gun Hill, où il espère trouver Craig. Ce dernier est puissant et tient la ville sous sa coupe, il comprend rapidement que son fils, Rick, est l'assassin. Il va tout faire pour protéger son fils et jette toute son influence de maire dans la balance... James Poe a tiré de l'histoire écrite par Les Crutchfield "Shodown" un très bon scénario, ce sera le premier point fort de ce western. Ensuite Charles Lang met à la disposition du réalisateur une magnifique photo couleurs aux tonalités chaudes et d'une qualité irréprochable. La musique de Dimitri Tiomkin, dont la réputation n'est plus à faire après tant de magnifiques réussites, nous livre ici une partition à la hauteur de l'oeuvre. John Sturgès, parfois brouillon, instable et très inégal, est capable dans un grand jour de réaliser un chef-d'oeuvre ce sera donc "Le dernier train de Gun Hill". Ce tournage lui réussit puisqu'il parvient à diriger ses acteurs et cela se ressent. Kirk Douglas, ne fera pas ses numéros habituels, et jouera dans la sincérité avec des expressions du visage traduisant parfaitement bien la haine, la colère, le dégout, mais aussi la douceur et l'amour. Avec Anthony Quinn il n'aura aucun mal à lui faire tenir le rôle du despote violent mais capable de sentiments humains, lorsqu'il s'agira de défendre son fils. Pour une fois le scénario sera suivi à la lettre et le film sera un très grand western. Pour les autres acteurs, mis à part Earl Holliman, aucune réelle mise en valeur mais cela ne nuit pas au film. En visionnant "Le dernier train de Gun Hill" et que l`on s'amuse à regarder, dans un laps de temps assez court, "3H10 pour Yuma" et "Le Train sifflera trois fois - Édition Collector - High Noon", force est de constater que certains passages des trois films ont des similitudes bien que traités différemment mais s'il y a quelques ressemblances cela ne retire rien des qualités du premier en regard des deux autres. La lâcheté des habitants, l'heure et le train, sont des thèmes communs aux trois films. L'angoisse et la peur se ressentent vraiment pour le fermier Dan (3H10 Yuma) et le shérif Will (High Noon) pas du tout pour Matt (Gun Hill). Ses motivations sont à l'opposées car, pour Dan (3H10 Yuma) un pauvre fermier, c'est avant tout l'argent puis l'honnêteté qui le guident. Pour Will (High Noon) c'est le sens du devoir. Mais pour Matt (Gun Hill), c'est avant tout, un immense chagrin puis de la colère, voire de la haine, enfin l'esprit de justice puisqu'il est aussi shérif. Mais la différence essentielle se trouve dans le scénario. Un peu simpliste pour High Noon, un peu plus étoffé pour 3H10 Yuma, mais c'est celui de Gun Hill qui s'avère et de loin, le meilleur des trois. John Sturgès (1910-1992) c'est aussi : "Fort Bravo", "Un homme est passé", "Règlement de comptes à O.K. Corral", "Collection Les Sept mercenaires - Édition Collector - 4 DVD", "7 secondes en enfer", "Joe Kidd", "Les 3 sergents"... etc. Conclusion : La force du western de John Sturgès c'est, tout d'abord, la discipline qu'il a imposé sur le tournage. Ensuite l'application, à la lettre, du très bon scénario où l'on trouve quasiment tous les thèmes qui conduisent au succès. Enfin il convient de juger le film et non le metteur en scène sur qui, on porte parfois un regard négatif. Ce western est superbe et mérite largement ses cinq étoiles. Du grand et bon western. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Gunfight at Gun Hill,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Dernier train de Gun Hill (DVD)
Voilà un dvd qui trône depuis longtemps dans ma collection. Normal, c'est l'un des meilleurs films de John Sturges et un chef-d'oeuvre du genre.Matt Morgan (Kirk Douglas), un marshall réputé découvre que sa femme indienne a été violée et assassinée sous les yeux de son fils. L'enfant ayant ramené le cheval du coupable, Matt en reconnaît la splendide selle. Elle porte les initiales CB, celles de son vieil ami Craig Belden(Anthony Quinn). Matt ne pense pas que celui-ci soit coupable mais soupçonne l'un de ses hommes. En fait il s'agit de Rick Belden, le fils de Craig et de l'un de ses amis. Matt part pour la ville de Gun Hill où il pense trouver les assassins. Entre temps, les deux complice sont rentrés au ranch et craig est furieux qu'on lui ai volé son cheval et surtout sa belle selle. Gênés, les deux expliquent qu'on leur a volé les chevaux pendant qu'ils étaient au saloon. Arrivé par le train, Matt se bute à l'hostilité des habitants. Tous sont du coté de Craig Belden qui contrôle toute la ville, y compris le marshall. Il se rend au ranch Belden avec la selle où il est reçu à bras ouverts par Craig. Mais après quelques échanges cordiaux, le ton monte quand Matt en vient au fait: il soupçonne Rick. Craig lui explique qu'il n'a plus que lui, sa mère étant décédée neuf ans plus tôt, il a dû l'élever seul. Il l'a élevé "à la dure", et lorsque le contremaître, un colosse nommé Beero,(Brad Dexter) se moque du jeune homme, Craig le force à se battre tout en connaissant d'avance l'issue du combat. Malgré les menaces de Craig, Matt n'abandonne pas et il capture Rick à l'hôtel. Il l'attache à un lit en attendant l'arrivé du train. Seule l'ancienne maîtresse de Craig (Carolyn Jones) lui apportera son soutient. Craig fera tout ce qui est en son pouvoir pour délivrer son fils et la poudre parlera. "Le dernier train de Gun Hill" est une tragédie. Il n'y a pas de personnage méchant, mais des hommes victimes du destin. Craig Belden, ancien cow-boy a perdu sa femme et élevé son fils seul. Parfois dur, il est aussi permissif et le fils confond le bien et le mal, ainsi pour lui, le viol d'une indienne n'est pas un crime. Matt Morgan, homme droit et courageux, sera obligé d'arrêter le fils de son ami, pas seulement par vengeance, mais parce que la loi l'exige. Il devra aller contre sa conscience, car jadis Craig lui sauva la vie. L'aspect tragique me rappelle "El Perdido" et le suspense, "3h10 pour Yuma". Premier film produit par Kirk Douglas, celui-ci réussi un coup double, en tant qu'acteur et en tant que producteur. Dans les seconds rôles on retrouve des habitués de Sturges: Earl Holliman (O.K Corral), Brad Dexter et val Avery(Les sept mercenaires). On trouve aussi dans le rôle du complice de Rick, le futur réalisateur Brian G. Hutton. Anthony Quinn et Kirk Douglas en hommes tourmentés trouvent chacun l'un des meilleurs rôles de leurs carrières. Ils se retrouvent là, trois ans après "La vie passionnée de Vincent Van Gogh" pour lequel Anthony Quinn reçu l'oscar du meilleur second rôle pour son interprétation de Paul Gauguin. John Sturges au sommet de sa forme nous sert un très grand film, à la fois western, tragédie et huis-clos qui avec ce dernier élément rappelle "Rio Bravo". Pour les amateurs, un film à ne pas manquer! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un beau western de John Sturges,
Par Jean LE GOFF (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TESTEURS) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Last Train From Gun Hill [Import anglais] (DVD)
Le synopsis du film est clair: une femme, indienne, et son fils rentrent chez eux un dimanche. Deux cow boys imbibés d'alcool violent et tuent la femme; l'enfant réussit à s'enfuir avec leurs chevaux. La femme était l'épouse du shérif (Kirk Douglas); l'un des assassins, le fils d'un très riche propriétaire terrien (Anthony Quinn), l'ancien meilleur ami du shérif, qui règne désormais en potentat absolu dans une ville proche à quelques kilomètres de là, Gunville. Grâce à la selle de l'un des chevaux des meurtriers, portant les initiales du propriétaire terrien, le shérif tient un indice et sait que la piste des meurtriers se trouve à Gunville. Le shérif s'y rend en train (on sent déjà le début de la fin du western et la métamorphose de l'ouest). Indésirable à Gunville, il s'est juré de prendre le dernier train en ramenant les deux meurtriers pour qu'ils soient jugés. Tous les ingrédients d'un bon western sont là.Même s'il n'atteint pas tout à fait le niveau de films comme High Noon ou 3H10 pour Yuma organisés autour d'un suspense identique autour de l'arrivée ou du départ d'un train et l'abandon par la quasi totalité de la population d'un homme seul défendant une cause juste, ce film est efficace et puissant. Bien filmé et bien interprété, il revisite un des thèmes fondamentaux du western: le respect du droit. Le shérif se met en quête de retrouver les assassins de sa femme mais reste fidèle au respect du droit. Il résiste en permanence au désir de faire vengeance. Ce respect du droit l'emporte à la fois sur son désir de justice privée et sur l'amitié qui le lie au père du coupable, le puissant propriétaire terrien incarné par Anthony Quinn, qui lui a sauvé la vie jadis. Le droit l'emporte aussi sur les risques insensés que prend le shérif pour accomplir sa mission. Sans doute d'ailleurs, le désir de vengeance qui l'anime mais qu'il réprime et refoule, lui insuffle l'impulsion et la volonté de sacrifice qui lui permettent de prendre autant de risques. Enfin, l'épilogue du film montre qu'il aurait mieux valu pour tout le monde que le droit soit respecté. Un beau western et un puissant message. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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