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Le Dieu nu, tome 2 : Révélation
 
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Le Dieu nu, tome 2 : Révélation [Broché]

Peter F. Hamilton , Jean-Daniel Brèque
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Descriptions du produit

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Est-ce une forme de mégalomanie ou l'effet secondaire lié à l'habitude de se frotter à un sidéral et sidérant infini ? Quoi qu'il en soit, chaque décennie voit apparaître, depuis le "renouveau Dan Simmons", des œuvres toujours plus volumineuses, toujours plus ambitieuses en space opera, comme si le genre se devait de créer, au-delà du "livre univers", le "livre total" du romanesque et de l'imaginaire. Si l'on est bien en peine d'analyser ici en quelques lignes l'intégralité de L'Aube de la nuit (trilogie... paraissant en six volumes en France vu sa taille), tentons au moins de la situer dans la galaxie SF.
Le jeune auteur (jeune, car tardif) qu'est Peter F. Hamilton au phénoménal succès anglo-saxon dès 1996 (succès qui l'a, paraît-il, surpris à la parution du premier volume) est à placer désormais, avec son cycle de L'Aube de la nuit, sinon au-delà de ses pairs Gregory Benford, Stephen Baxter, P.J. McAulay ou Lois Mc Master Bujold, au moins aux côtés du Herbert des Dune, d'Asimov et ses Fondation, d'Orson Scott Card et ses Ender, de Kim Stanley Robinson et ses trois Mars, de Silverberg et ses Majipoor et, bien sûr, de Dan Simmons et ses Hypérion. Bref, si Hamilton n'est pas le premier des contemporains, il est dans le peloton des fusées de tête : puissance des intrigues complexes, brassages des siècles et des planètes... Hamilton fait d'ores et déjà date dans l'histoire de la SF.
Cette liste des têtes couronnées étant faite, on relèvera toutefois chez Hamilton l'influence du réactionnaire (libertarien ?) Robert Heinlein de Étoiles, garde à vous pour la vision sociale et politique, assez droitière, qui régit la Confédération. Un auteur qu'Hamilton reconnaît avoir dévoré durant sa jeunesse. L'aspect "politique" est somme toute sensible, au point d'être parfois reproché à l'auteur (les colonies ne peuvent être pluriethniques ; la Confédération est dévouée au commerce et à la libre entreprise ; la colonie utopique Norfolk se meurt). Toutefois, cette vision littéraire très nord-américaine du futur lointain n'occulte en rien l'extraordinaire foisonnement de l'œuvre ni son importance dans le genre, ni même sa capacité à "transporter" le lecteur. La science-fiction n'est jamais qu'une littérature parlant du présent et la complexité de la Confédération est la transposition de la complexité (ou du manichéisme ?) du monde contemporain. L'hypothèse d'un futur "américain" est donc recevable : il y a déjà eu des œuvres idéologiquement plus teintées en SF durant la guerre froide... Enfin, l'idée d'un futur, en quelque sorte dévoré par le passé (le retour nocif des "morts", comme dans ce cycle Fletcher Christian et Al Capone), et d'un univers dont on ne remonte la genèse qu'au fil du récit, n'est pas sans évoquer également le grand classique, de Philip José Farmer, Le Monde du Fleuve. Toutefois, dans un récent entretien avec son traducteur, Jean-Daniel Brèque, Peter Hamilton déclare ne pas l'avoir lu. Dont acte. Le cycle se termine avec ce dernier volume traduit : "Révélation". Hamilton, qui ignore s'il continuera ce cycle, fait actuellement une pause : il va en frustrer beaucoup. -- -- Francis Mizio

Présentation de l'éditeur

Rupture dans le réel, Émergence et Expansion A la fin du XXVIe siècle, une partie de la galaxie est colonisée par les humains qui ont essaimé depuis la Terre vers des dizaines d'étoiles. Le voyage hyperspatial permet des relations commerciales entre ces mondes et la Terre, qui demeure la puissance principale. L'humanité est divisée entre les Edenistes, grands utilisateurs de l'ingénierie génétique, et les Adamistes qui ont refusé cette voie. La technologie des Edenistes leur a permis de produire des habitats et des vaisseaux spatiaux vivants et conscients. Ils communiquent au moyen d'une sorte de télépathie, l'affinité. Les Adamistes s'en tiennent aux vieilles technologies électroniques et mécaniques, et se méfient des Edenistes, sans aller jusqu'au conflit. L'humanité a rencontré dans son expansion deux civilisations non humaines, les Kiint et les Thyratcas, avec lesquelles elle entretient des relations prudentes. Les Kiint sont plus avancés que les humains, tandis que les Thyratcas seraient plutôt en retard. L'habitat Tranquillité, de technologie édeniste mais d'origine adamiste, gouverné par la princesse Ione, sert une mission depuis des générations : explorer les ruines spatiales d'une civilisation brutalement anéantie des millénaires auparavant, et comprendre les raisons de son suicide collectif. Joshua Calvert, jeune corsaire de l'espace, découvre dans la chaîne des astéroïdes du système de Tranquillité des vestiges qui permettront peut-être d'élucider ce mystère. Ione les paie une fortune, ce qui permet à Calvert de faire restaurer son navire. En prime, il devient l'amant de Ione. Sur un monde éloigné en cours de colonisation, Lalonde, à la suite d'un rituel satanique et peut-être sous l'influence d'un extraterrestre, une rupture de la réalité s'est ouverte. Par cette brèche, les esprit des morts reviennent et s'emparent, en usant d'une extrême violence, des corps des colons. Ces possédés qui disposent de pouvoirs étranges, se multiplient rapidement. Il apparaît en effet que tous les morts attendent dans une espèce de purgatoire et n'ont qu'un désir, revenir à la vie, au monde de la sensation.

L'alchimiste du Neutronium, Consolidation et Conflit Divisée entre des nations interstellaires souvent dirigées par des régimes néo-féodaux éclairés, la galaxie est plutôt paisible bien que des guerres locales fassent encore rage : ainsi celle qui, trente ans plus tôt, a conduit à la destruction de la planète Garissa par les bombes antimatière de la flotte d'Omuta, faisant des dizaines de millions de morts. Trois décennies plus tard, Alkad Mzu qui a mis au point une arme ultime, l'Alchimiste, rêve encore de vengeance. L'invasion des possédés s'étend sur Lalonde, puis dans une bonne partie de la Galaxie. La lutte s'engage entre les vivants et les possesseurs. Lutte d'autant plus désespérée que comme le dit l'un des possesseurs, " de toute façon, vous finirez par nous rejoindre ". Les âmes sont donc immortelles et elles semblent avoir résidé après la mort dans une sorte de purgatoire où la déprivation sensorielle est une torture constante. Al Capone en personne, revenu d'entre les morts, prend la direction d'une Organisation des Possesseurs. Calvert joue un rôle d'autant plus essentiel dans cette lutte qu'il est un pilote exceptionnel, doué de surcroît d'une chance anormale, et qu'il utilise le vieil astronef de son père, le Lady Macbeth, restauré et surarmé. De leur côté, les Kiint semblent connaître cette rupture du réel, à laquelle disent-ils toute espèce intelligente doit faire face à sa manière. Et Alkad Mzu qui n'a pas renoncé à sa vengeance quitte brusquement Tranquillité où elle se trouvait en résidence très surveillée. Son arme, l'Alchimiste, jouera-t-elle un rôle dans la solution de la crise? Heureusement, Calvert récupère Alkad avant qu'elle ne tombe entre les mains d'Al Capone. Ou pis, qu'elle ne meure.

Le Dieu nu, Résistance et Révélation La Confédération menacée par les Possesseurs et Al Capone se ressaisit et entreprend de reconquérir un continent entier sur la planète Ombey. Le fait de placer les Possesseurs dans un réceptacle tau zéro suffit à les renvoyer dans l'au-delà, et à libérer les corps des possédés qui retrouvent leur âme. Al Capone doit faire face dans son Organisation à de ambitieux comme la belle Kiera qui a emprunté le corps superbe de Marie, une ancienne très jeune habitante de Lalonde. Mais le véritable adversaire de l'humanité se révèle être Quinn Dexter, jadis déporté sur Lalonde, l'un des premiers à comprendre le potentiel maléfique de la Possession, qui se convainc qu'il est le Messie de la Nuit, l'apôtre du Frère de Dieu, bref Lucifer. Dexter, raide fou pervers, parvient à s'infiltrer sur Terre et à y semer le désordre au point d'inquiéter les Puissants, Maîtres secrets de ce monde, qui prennent la tangente. Tout finira bien, grâce à l'intervention du valeureux Calvert qui retrouvera avec l'aide d'Alkad Mzu le Dieu endormi, jadis rencontré par les Thyratcas. Ce dieu est un artefact surpuissant abandonné par une civilisation très ancienne et ayant achevé son parcours dans cet univers. Il s'agit d'une singularité (variété de trou noir), bienveillante par désoeuvrement, qui donne un coup de main aux humains et plus particulièrement à Joshua Calvert. Celui-ci retrouvera et épousera Louise Kavanagh qu'il a connue et séduite en faisant du commerce sur Norfolk. Pauvre petite fille riche, Louise, enceinte des œuvres de Joshua, est parvenue néanmoins à échapper sur Norfolk aux Possesseurs, à fuir dans l'espace et finalement à affronter sur la Terre même le terrible Quinn Dexter entre les griffes duquel elle s'est jetée. Et c'est un des vieux ennemis de Dexter, torturé par lui sur Lalonde, revenu de l'espace des morts, qui le liquidera. L'affrontement final a lieu dans la cathédrale Saint-Paul, à Londres ! ! !

Hamilton a joué sur tous les registres du space opera. Il réussit à faire rebondir sans cesse une tresse d'intrigues à laquelle même le lecteur blasé se laisse prendre. Il a même lorgné du côté de Stephen King avec ses possédés qui font hésiter un instant le texte entre fantastique et science-fiction. Le dernier volume nous rassure : l'âme est bien immortelle dans notre espace (mais pas dans certains autres), elle obéit à des lois physiques et ne fait que révéler un autre pan du réel. Le Calvert omnipotent de la conclusion est une métaphore transparente de l'auteur qui peut se permettre tout ce qu'il peut écrire.

Quatrième de couverture

Voici le sixième et dernier volume de L'Aube de la nuit, où l'on verra enfin les destins accomplis, les ficelles renouées et toutes les énigmes résolues. On peut lire L'Aube de la nuit de deux façons : en se laissant emporter par l'action, mais aussi en s'amusant de l'inventivité de l'auteur et au fond de son ironie vis-à-vis d'un genre dont il joue sans jamais en devenir dupe : le soap opera. Hamilton est un créateur d'univers unique, et son roman - sans doute le plus démesuré de l'histoire de la SF - est déjà considéré comme un jalon dans la science-fiction de ce début de siècle.

L'auteur vu par l'éditeur

Né en 1960, Peter F. Hamilton publie romans et nouvelles depuis une quinzaine d'années. Sa gigantesque épopée interstellaire a conquis rapidement les faveurs du public anglais, et reçu un excellent accueil aux États-Unis, figurant sur plusieurs listes de best-sellers. Hamilton a pris contact avec le public français et il sera un invité sollicité lors des prochaines conventions.
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