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Le Feu: Journal d'une escouade Broché – Grands caractères, 26 mai 2014


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Extrait

Extrait de l'introduction

«C'est nous la matière de la guerre. La guerre n'est composée que de la chair et des âmes des simples soldats.»

Le Feu, sous-titré Journal d'une escouade, paraît d'abord en feuilleton dans L'Œuvre à l'automne 1916. Le succès est tel qu'un volume est publié dès la fin du mois de novembre et obtient le prix Goncourt 1916. Aujourd'hui encore, le nom de Barbusse reste attaché à ce récit, à la fois témoignage et hommage, «à la mémoire des camarades tombés à côté de moi à Crouy et sur la cote 119».
Pourtant Barbusse a déjà une carrière d'écrivain derrière lui : un recueil de poèmes, Pleureuses, paru en 1895, et deux romans, Les Suppliantes (1903) et L'Enfer (1908). Mais l'expérience des tranchées, vécue volontairement en tant que simple soldat alors que son âge et son état de santé lui auraient permis de s'y soustraire, va transformer Barbusse en porte-parole et même en porte-voix : porte-parole de ses frères d'armes, les simples poilus, ceux à qui la parole est confisquée ; porte-voix de la réalité de la guerre à destination des civils, ceux de l'«arrière». Car c'est aussi contre la censure et la propagande, relayées par les journaux et dont la «virée» des poilus dans une ville de l'arrière permet de mesurer l'ampleur (chap. XXII), qu'il s'agit de s'élever. Le «civil», c'est d'abord celui à qui la guerre est étrangère, qui continue à vivre, qui est heureux «quand même» (chap.xii); c'est aussi, souvent, l'«embusqué», qui a réussi par d'habiles manoeuvres à se préserver du danger (chap. IX) ; c'est quelquefois le profiteur de guerre, qui s'enrichit du dénuement du poilu : ainsi des habitants de Gauchin-l'Abbé (chap. V). Mais le civil est aussi celui qui attend, qui écrit, dont le souvenir et les lettres permettent de «tenir» : «Ça n'vous réchauffe pas, mais ça fait semblant» (chap. XIV, p. 125). Le témoignage de Barbusse va ainsi relier l'«arrière» et l'«avant», rendre enfin accessible aux uns la réalité des tranchées, tout en libérant la parole des autres.
Sa volonté de rendre compte de l'expérience vécue du front, et non pas d'une guerre fantasmée et mythifiée, s'incarne également dans la présentation d'activités quotidiennes, souvent routinières (les corvées, le rangement du «barda»), rythmées par les conversations - parfois les disputes - entre les «copains» de l'escouade et leur solidarité presque sans faille. L'escouade, la deuxième famille des poilus, est un groupe très restreint et qui constitue véritablement le cercle relationnel quotidien. Dans Le Feu, l'armée n'est pas une entité abstraite, elle s'incarne dans des individualités, des êtres de chair et de sang, possédant noms, professions, physiques, caractères. Une grande partie du chapitre II est ainsi consacrée à la présentation des membres de l'escouade. Quant au quotidien du poilu, il est surtout fait d'attente : attente du repas, des lettres, du moment de monter en première ligne... Le combat lui-même ne fait l'objet d'aucune mythification : à l'idéal abstrait qui imagine «les petits soldats qui meurent en riant», Barbusse oppose la réalité concrète et vécue. La guerre, c'est d'abord une souffrance physique constante qui ne cesse que pendant les rares moments de sommeil et ne s'achève le plus souvent qu'avec la mort. Le Feu raconte ainsi les marches interminables, la boue, la pluie, le froid, la crasse, et, pour finir, les blessures et la mort atroces. La seule échappatoire étant la «bonne blessure», celle qui ne tue pas mais permet d'être évacué, et qui devient l'unique horizon. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

Prix Goncourt en 1916, Le feu est le témoignage poignant de l'horreur des tranchées par un survivant. Il reste un chef-d’œuvre de la littérature de guerre. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .


Détails sur le produit

  • Broché: 484 pages
  • Editeur : Ligaran (26 mai 2014)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2335015133
  • ISBN-13: 978-2335015133
  • Dimensions du produit: 15,6 x 2,8 x 23,4 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (23 commentaires client)
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49 internautes sur 50 ont trouvé ce commentaire utile  Par Callipédie sur 22 août 2003
Format: Poche Achat vérifié
Henri Barbusse pour moi n'était qu'un nom de rue. Je me disais que ce devait être un résistant de la seconde guerre mondiale.
Après avoir fini ce livre, je ne comprends toujours pas pourquoi on ne me l'a pas fait lire au lycée comme un grand classique.
C'est à l'adolescence, quand, garçon, on est attiré par la chose militaire qu'il faut lire ce livre. Ce n'est pas un livre antimilitariste, c'est un vaccin contre la guerre.
Il commence très lentement, on s'ennuie presque, on dirait une chronique de la vie paysanne au XIX avec cet argot parfois incompréhensible. Puis tout va très vite, la description d'un village bombardé vient vous secouer de ce début de torpeur, viennent ensuite les bombardements et le combat qui vous prennent aux tripes . L'apothéose est sans doute la visite à l'infirmerie, à moins que ce soit le retour à l'arrière avec le dégoût qu'il inspire. Les films de guerre de ces dernières années nous ont montré l'horreur de la guerre, mais ce sont des contes pour enfants par rapport à la puissance de l'écriture de Barbusse
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile  Par Lordius sur 13 décembre 2011
Format: Poche
Le Feu est paru en 1916. Il remporte le prix Goncourt la même année. C'est le récit romancé, mais vécu par l'auteur et ses frères d'armes, de la vie quotidienne des Poilus de 14-18.
La première force de ce roman « historique », c'est son réalisme. Avant de le lire, je voulais trouver un livre d'histoire sur la vie quotidienne dans les tranchées. Après l'avoir lu, je n'en avais plus besoin.

La seconde force du roman, ce sont ses qualités littéraires, son style, son rythme, sa poésie, son « art ».

La troisième et la plus grande force du roman, c'est, à mon sens, la lucidité du soldat-romancier et son courage à dénoncer les travers de ses compatriotes, la façon dont la société française gérait la guerre. Le livre est sorti en 1916, en pleine guerre ! Ses critiques firent scandale par leur justesse.

Tout y passe. D'abord, bien sûr, l'atrocité de la vie, de la survie, et in fine de la mort du poilu en première ligne. Ce thème a été depuis traité abondamment. Il suffit de mentionner que les Poilus, aussi courageux et épris du mortel triptyque et cryptique « Travail-Famille-Patrie » fussent-ils, ils espéraient la « bonne blessure », celle qui les éloigneraient de la première ligne quelque temps sans les rendre invalides.

Mais d'autres thèmes, à cette époque étouffés par la propagande sont dévoilés : la lucidité des Poilus vis-à-vis de la propagande, justement, dont ils raillaient l'exagération grotesque destinée à ceux de l'arrière.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par mme L. sylvie sur 1 mars 2008
Format: Poche Achat vérifié
Je rejoins en tous points le commentaire d'"Octuple" qui m'a fait acquérir ce livre.
C'est une histoire vraie, bouleversante et prenante, que l'on dévore comme si l'on était aux côtés de tous ces "sacrifiés" de 14-18 (cf la chanson de craonne) et que l'on vivait leur vie de tous les jours. C'est un récit que nous aurions tous dû lire au lycée pour ne pas oublier, et c'est impossible de voir la guerre comme un exercice galant lorsqu'on a lu ces pages. Pour répondre à Octuple, ce sont probablement le retour sur l'arrière et la fin du livre qui sont les moments les plus forts, à mon humble avis. Monsieur Henri Barbusse, que je découvrais ici, merci de votre témoignage inoubliable...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Latour07 1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 6 avril 2007
Format: Poche
Il est important que les Français puissent comprendre leur Histoire. La guerre de 14-18, nous la rencontrons tous les jours, sur les places publiques, dans nos églises : les monuments aux morts. Ces interminables listes de noms; combien de frères ? combien de fils ? quelle terreur !

Voici le legs du passé, le legs de nos ancêtres partis combattre pour la France, leurs champs, leurs églises, leurs villages. Henri Barbusse fut de ceux-là. Il commença à écrire "Le Feu" en 1916, blessé, à l'hôpital de Chartres.

Extrait à la volée, ce dialogue entre combattants français des tranchées :

"- Après tout, qu'est-ce qui fait la grandeur et l'horreur de la guerre ?

- C'est la grandeur des peuples.

- Mais les peuples, c'est nous !

Celui qui avait dit cela me regardait, m'interrogeait.

- Oui, lui dis-je, oui, mon vieux frère, c'est vrai !"

Je recommande également la lecture de Roland Dorgelès "Les Croix de Bois".
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par Fleur sur 24 février 2013
Format: Format Kindle Achat vérifié
J'étais curieuse de lire ce livre, qui a influencé bon nombre d'intellectuels de la première moitié du XXème siècle, notamment les Surréalistes et tous ceux qui ont rejoint le PCF à la fin des années 20. L'ouvrage d'Henri Barbusse, qui a été écrit en pleine guerre (publication en 1915) n'a pas pris une ride. Il nous montre, et nous fait vivre, le quotidien des Poilus, le courage de ces pauvres diables dont il emrpunte les mots, la façon de parler, et même l'accent pour nous les rendre plus proches. Le Feu, bien sûr, mais aussi l'ennui, la boue, la distribution du courrier ou des gamelles, les petites mesquineries, les grands espoirs... et puis l'omniprésence de la mort, les cadavres décrits avec une telle précision que Barbusse n'a même pas besoin de faire de grands discours sur l'absurdité de la guerre, de toutes les guerres: ça se voit. On va beaucoup parler dans les mois qui viennent de la "Grande Guerre". Si vous ne devez lire qu'un livre sur 14-18, lisez celui-là!
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