Des hauts, des bas, des coups de gueule salutaires, du populisme bête et gratuit, des chansons machistes à mort ou féministes ... Sardou, c'est tout ça et plus encore. En 1975, c'est tout ça, d'ailleurs. Je n'aime pas "Je suis pour", ça pue, mais quelle puissance. Je n'aime pas "le Temps des colonies", ça pue, mais quelle dynamisme. Le reste ? Le meilleur Sardou, tout bêtement. Du "France" que la CGT applaudit au nihilisme de "Rien", à la détresse de la "Vallée des poupées", au spectaculaire "Roi barbare", à l'émouvante "Vieille", au terrible "J'accuse" (je pense même qu'il se compte avec ceux dont il crache à la gueule),tout est osé, dosé, avec force et panache. Sardou, qu'on l'aime ou qu'on le déteste, avait du panache. Je dis bien "avait".