| ||||||||||||||||||||
- On vous envoie sur le front russe ! C’est vache pour un nouveau. Je n’avais pas envie de discuter de cela avec lui.
- Pouvez-vous simplement me dire où cela se trouve ? insistai-je.
- C’est dans les nouveaux quartiers, juste derrière la gare d’Austerlitz. J.-C. L.
Qui veut voyager loin passe un concours du ministère des Affaires étrangères. Mais le quai d'Orsay n'est pas toujours un quai d'embarquement et le narrateur se retrouve dans un obscur service, le « Bureau des pays en voie de création- Section Europe de l’Est et Sibérie »…
Sans doute en partie autobiographique, ce remake moderne des Illusions perdues est savoureux et joliment troussé. Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo.
--Ce texte fait référence à lédition Broché .Né à Bordeaux en 1970, Jean-Claude Lalumière a d'abord écrit des fictions pour les Ateliers de création de Radio France avant de publier son premier roman, Le Front russe. Plusieurs fois primé, ce livre a notamment reçu le prix Jeune mousquetaire du premier roman en 2011.
--Ce texte fait référence à lédition Broché .
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le Front russe,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Front russe (Broché)
Ici nul n'est question de grand froid sibérien et de steppes glaciales sous fond d'artillerie et d'avancée de fantassins. Il est en revanche bien question d'un front imprenable et d'une mission impossible.Le héros est ici un fonctionnaire, attaché aux ambassades des nouveaux pays de l'est. Un bureau "placard", où il est déchu par une suite de maladresses cocasses. C'est un livre drôle, souvent classé - mais à tort - au rayon humour. Mais le fond du propos, s'il reste auréolé de simplicité et de légèreté, est finalement bien acide. L'auteur nous dépeint une réalité banale, parce qu'elle nous parle finalement un peu à tous de notre quotidien. Le héros à une mère abusive, un père maniaque et effrayé à l'idée que son fils ne devienne homosexuel quand celui-ci emprunte le parfum de sa mère au lieu de la virile eau de toilette Saint-Michel. Il plaque sa vie de province pour un poste de fonctionnaire à Paris, pour emménager dans une chambre de bonne, dont tout l'espace est occupé par un écran plat. Il voyage surtout grâce aux images de Géo Magazine, et connaît des histoires d'amour plates. C'est l'histoire d'une fonctionnaire qui prétend sortir du système grâce au système. L'administration, parfois kafkaïenne, devient oppressante, et révèle un univers de petits chefs imbus de leur pouvoir, de formulaires et de loi du marché. On rit beaucoup dans ce livre, mais finalement, c'est pour mieux passer la pilule. L'histoire d'une vie, conclue le narrateur, c'est toujours l'histoire d'un échec. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Amusant roman, mais au souffle court...,
Par Pierre-yves Champenois (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Front russe (pll) (Broché)
La quatrième de couverture du roman que nous propose Jean-Claude Lalumière est terriblement excitante. Le livre nous raconte l'histoire d'un nouveau fonctionnaire venant de réussir le concours pour rentrer au Ministère des Affaires Etrangères, notre héros s'étant épris du souhait de voyager à travers le monde grâce aux magasines "Géo" que lui donnait son oncle lorsqu'il était enfant. Mais, et c'est là tout le piment du pitch, le front russe auquel il est promis dans le titre va se situer... dans un sombre bureau proche de la gare d'Austerlitz nommé "Bureau des pays en voie de création - Section Europe de l'Est et Sibérie", autant dire une voie de garage parfaitement tracée.C'est sur ces bases, ô combien prometteuses, que le lecteur commence ce roman. Le début est tout bonnement jouissif de par la drôlerie des situations dans lesquelles l'auteur plonge son héros. Intégration ratée dès le premier jour au Ministère, découverte pernicieuse de son nouvel environnement professionnel, histoire amoureuse bancale (le passage avec le chien de sa compagne est hilarant !), bref tout y passe. Aussi, le lecteur ne peut qu'être séduit par l'anti-héros créé par Jean-Claude Lalumière tant ses ratés sont parfaitement contés et parviennent quasi systématiquement à faire rire le lecteur. Pourtant, un évènement heureux pour notre héros va venir ternir l'impression d'ensemble. Celui-ci va être promu dans un autre service et va se voir confier de plus hautes responsabilités, parvenant ainsi à sortir du placard dans lequel il avait été enfermé dès son premier jour au Ministère. A partir de là, le roman devient nettement moins passionnant, l'auteur se contentant de nous raconter une fable sur ce que sont les rêves perdus, et sur la difficulté de vivre cette vie une fois que tout s'est évaporé : l'amour, l'ascension professionnelle, le divorce de ses parents, ... Le roman hilarant et sarcastique du début perd progressivement son charme et se termine avec une conclusion semi-dépressive assez mal venue. Si l'ouvrage demeure de bonne qualité, on ne peut que trouver dommageable ce brusque virage dans le ton de la narration qui n'apporte pas grand chose, et fait perdre beaucoup de la légèreté initiale du livre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Drôle, et triste.,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Front russe (Broché)
Il est quand même peu fréquent de rire tout haut en lisant. Or ce roman est émaillé de passages qui m'ont fait marrer tout seul (enfin pas toujours, j'étais parfois dans la rue ou le métro).Les passages ayant trait à l'enfance du personnage principal sont aussi très réussis. Pour le reste, la caricature de l'administration est amusante, et sans prétention sociologique, mais l'aspect le plus particulier du livre réside peut-être dans l'alliance de cet humour ravageur et de l'ambiance triste, voire plombée, qui affleure souvent. Le blocage de ce jeune homme qui se prend pour un amoureux des voyages, et qui attend que son employeur, le ministère des affaires étrangères, les lui fournisse, sans voir qu'il suffit de faire son sac, est pour le moins curieux, comme si sa névrose prenait la forme d'un esprit casanier non assumé. Tout aussi singulière est la façon dont il semble considérer son échec comme définitif et renoncer à la vie, alors qu'il n'a pas plus d'une trentaine d'année. Amusant, donc, certes. Mais exprimant aussi un certain pessimisme, tant l'anti-héros de ce livre semble prisonnier d'une vision de la vie désenchantée et sans imagination. Un très bon moment de lecture en tous cas. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|