Il faut citer intégralement le fameux passage:
"Il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : 'Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m'avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ? Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même (...) J'avais besoin d'être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu'ils dépendent de moi ".
Il faut bien lire cette dernière phrase "J'avais besoin d'être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu'ils dépendent de moi". Et ce type était "éducateur" !!
Ce livre n'était pas une œuvre de fiction littéraire. Il est assez piquant de rappeler comment D.C.B a été défendu par ses potes quand son bouquin a été vraiment connu, quelques années après sa parution :
"On était alors dans l'ultra permissivité post soixante huitarde..."
Comme si une idéologie supposée largement partagée - ce qui était au demeurant une pure invention de circonstance concernant la pédophilie - pouvait justifier n'importe quel dérapage :
Toutes choses égales, c'est comme si on excusait l'auteur d'une ratonnade à la fin des années 60 au prétexte que son auteur était alors dans le sillage idéologique des ultras de l'Algérie française, ou que l'on considère qu'avoir participé à la "nuit de cristal" dans l'Allemagne nazie en 1938, n'était qu'un simple "dérapage" sous prétexte que 98% des Allemands avaient voté pour Hitler et que les pogroms faisaient partie de "l'ultra permissivité" du temps.