| ||||||||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
28 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le Hussard insolent,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Hussard bleu (Poche)
Ce roman raconte les aventures d'un régiment de hussards français en Allemagne à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Le narrateur prend successivement l'identité de plusieurs personnages aux psychologies variées, dont François Sanders, déjà héros des Epées, qui lit les Mémoires de Blaise de Montluc, cite le Cardinal de Retz, et pour qui la philosophie est comparable à la Russie - marécageuse et souvent envahie par les Allemands. Ce roman jubilatoire est exceptionnel par l'espèce de cynisme nonchalant et d'insolence distante qui caractérisent le regard de l'auteur sur les évènements de la vie du régiment et ses réflexions plus générales sur la Philosophie, l'Histoire ou la capacité à séduire les femmes, notée sur 20 (selon Sanders, Condé passe de 14 à 19 1/2 après la bataille de Rocroi). Le Hussard bleu a lancé le mouvement des "Hussards" littéraires dans les années cinquante. A mon avis un des chefs d'oeuvres de la littérature française du 20ème siècle.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Attachant, insolent et tendre,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Hussard bleu (Poche)
En 1945 et 1946, un peloton du XVIème régiment de hussards suit la déroute de l'armée allemande avant de s'installer non loin de la ville de K. à titre d'armée d'occupation. Après avoir considéré leur « chevauchée fantastique » comme une péripétie grandiose quoi que meurtrière, les soldats à l'arrêt en Allemagne vont très vite s'ennuyer et s'intéresser à autre chose qu'aux faits d'armes. La problématique se résumera à ceci : « Faut-il violer cette jeune allemande ou s'en faire aimer ? »En dépit de son cadre historique évident, « Le Hussard bleu » n'est une chronique ou un roman historique qu'en apparence. L'intérêt du texte va bien au-delà de l'anecdotique. Nimier ne s'est pas soucié de ciseler une intrigue cohérente avec enchainement de faits précis. Il a privilégié le mode choral avec une succession de monologues intérieurs dans lesquels chaque protagoniste, (du gradé aristocrate taraudé de pulsions homosexuelles non assumées au troufion ex-milicien ex-FFI puis FTP en passant par Saint-Anne, le héros à la beauté du diable, aussi efféminé que fleur bleu) donne libre cours à ses impressions, sentiments ou fantasmes, sans ordre ni logique, laissant au lecteur le soin d'imaginer les évènements. Le style « déstructuré » allie gouaille, cynisme, argot et préciosité en fonction du locuteur. Nimier va même jusqu'à proposer un passage sans le moindre signe de ponctuation. Ultra-moderne pour son époque (1951), ce livre attachant, insolent et tendre est encore très agréable à lire aujourd'hui surtout pour l'humour et l'esprit frondeur qu'on y trouve... Citations : « Trahir les Français, voilà longtemps que ce n'était trahir personne... » (Au sujet de la fidélité toute relative des troupes indigènes et de leur comportement un peu « rude » vis à vis des femmes. « Dans l'armée française, il y a moins de garçons coiffeurs que dans la Résistance... » (A propos des femmes tondues à la Libération...) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
La guerre à la blague,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Hussard bleu (Broché)
Soixante ans après la publication du Hussard bleu, comment ne pas rester sidéré par le brio de ce roman écrit par un jeune auteur de seulement vingt-cinq ans, Roger Nimier ?Les bonheurs d'écriture abondent, dans une œuvre pleine de cocasserie (écrire chouine-gomme, foutebôle ou Vèremarte c'est rigolo, non ?), de légèreté et même de poésie (entre Guillaume Apollinaire et Boris Vian), avec une coloration qui évoque vaguement Drieu et des accents parfois céliniens (« Ris, sacré clystère, ris ou on te purgera de force ! Racine de guimauve ! Pastille Valda ! »), même si le récit, sur lequel se greffe une touche d'érotisme plutôt bienvenue, reste relativement obscur et traînasse assez sérieusement sur la fin. Chronique d'une armée d'occupation durant l'immédiat après-guerre (mais sans rien d'autobiographique puisque Nimier, qui s'était engagé à vingt ans chez les Hussards, fut démobilisé dès la fin du mois d'août 1945, alors que son régiment n'entrera en Allemagne qu'en octobre), le Hussard bleu peut être considéré comme un véritable exercice de style, faisant alterner les monologues de dix personnages aux parlures bien typées, du simple soldat Casse-pompons au Colonel de Fermendidier. Ainsi le roman donne-t-il la parole à François Saint-Anne (jeune engagé cachant sous une vareuse bleue « un corps de petit roi ») ou à François Sanders (né dans Les Épées, le précédent roman de Nimier, ce personnage ambigu navigue entre milice et résistance et c'est à lui qu'appartient le mot de la fin : « Tout ce qui est humain m'est étranger »). Passablement réactionnaire et calotin, l'univers évoqué est celui d'une armée semi-oisive qui prend du bon temps en Allemagne (« ce pays heureux et frais ») : « Que faisait-on en Allemagne ? Couchailler chez l'habitant, jouer du théâtre, attendre. » Avec le parti de prendre les choses à la blague (registre que cultivera sans vergogne le cinéma de l'après-guerre, comme une façon de tourner la page), et sans doute convaincu, comme le dit son personnage François Sanders, que « le sang finit toujours par sécher », Roger Nimier, qui va devenir l'éditeur de Céline chez Gallimard, et dont le cercle d'amis nourrira dans les années cinquante un antigaullisme de droite très Algérie française, semble manifester de l'indulgence à l'égard des ex-miliciens (« des désespérés, de cette sombre espèce qui vient souvent rougir les eaux limoneuses de l'histoire. »), non sans complaisance ni ambiguïté. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|