Exit les 145 premières pages, on se retrouve dans un fil conducteur historique et ce tome 4 est sûrement celui pour lequel Gemmell a pris le moins de liberté. Pas vraiment le choix en même temps, s'il veut coller un minimum à la légende d'Alexandre Le Grand. On retrouve, en effet, les principales anecdotes connus (les mêmes qu'on retrouve par exemple dans le film « Alexandre », notamment la scène du banquet qui succède le moment où Alexandre montera sur le trône) même si la différence ici reste le rôle majeur attribué à Parménion. Pour autant, étant donné qu'historiquement, le peu qu'on connaisse sur le Strategos se situe dans cette période et vu qu'on ne sache presque rien sur Parménion en réalité, ce tome IV précipite tous les évènements (qui font d'ailleurs la gloire d'Alexandre de nos jours) et Gemmell balaie, balaie... malgré lui. Du coup, le rôle du personnage principal se trouve amoindrie, ce tome 4 est sans grande surprise (mais logique si on connait une fois de plus la légende d'Alexandre Le Grand).
Pour autant, Gemmell a su, avec brio, enjoliver quelques éléments et nous pondre une fin qui satisfera un bon nombre de lecteurs.
Ce cycle du Lion de Macédoine sonne vraiment d'aucunes fausses notes car les seules choses qui agacent appartiennent à l'histoire elle-même. Non, vraiment David Gemmell a su transcender un personnage qui était presque devenu transparent au sein d'une légende vivante et nous transporter dans un monde totalement hallucinant avec toutes les qualités qu'on lui connait. Faut-il rappeler toutes les qualités de sa plume ?
Oui, le Lion de Macédoine est un véritable chef d'aeuvre à lire si on est un passionné de la Grèce Antique, à lire si on aime l'héroïc-fantasy, à lire si on aime les romans qui sortent réellement du lot !