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Deborah Harkness est professeur d’histoire à l’Université de Californie du sud. Le Livre perdu des sortilèges est son premier roman, dont les droits ont été vendus avant même sa parution dans 33 pays. Il mêle avec brio passion et sensualité, réalisme et fantastique, quête ésotérique et suspense.
"UNE LECTURE INCONTOURNABLE QUI TRANSCENDE LES GENRES." Booklist
"UN PREMIER ROMAN BRILLANT." Library Journal
"UN MONDE VIBRANT D'EMOTION." Publishers Weekly
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Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un thème archi classique pour un récit époustouflant d'authenticité et de personnalité,
Par Larouette (L.A) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Livre perdu des sortilèges: Au commencement étaient la peur et le désir (Broché)
Bien plus qu'une banale romance à la mode vampire, "Le livre perdu des sortilèges" est un essai brillant d'un monde où sorciers, vampires et démons (dans un sens inhabituel) coexistent avec les humains depuis plusieurs millénaires. Le thème à l'honneur, celui cher à l'auteur, est l'histoire. Bien que peu intéressée par cette discipline, j'ai été charmée par l'évidente passion qui émane de ce récit, nourri de détails dénotant une grande culture et un souci du détail absolument admirable.Voilà une première pour moi, un intérêt pour les vampires non pas centré sur leur force, leur beauté, leur sauvagerie (même si ces aspects ne sont pas du tout délaissés), mais sur leur fascinante longévité : Matthew, homme doué puis vampire brillant, a accumulé le savoir et les rencontres - particularité qui fascine manifestement Deborah Harkness. L'histoire de ce livre est bien bâtie autour de la rencontre de Diane et de Matthew, mais cette relation n'est que la charpente du livre ; la romance en soi, bien que fondamentale au déroulement de l'intrigue, reste bienheureusement au deuxième plan. Le déroulement de cette relation intime est d'ailleurs parfaitement standard (la rencontre sur le lieu de travail, des rapports d'abord tendus, l'intérêt immédiat de l'homme puis plus tardif de la femme, le premier contact, la rencontre avec la famille de l'homme, le drame, le doute, les retrouvailles, la rencontre avec l'autre famille, le tout servi par un récit principalement à la première personne du singulier - Diana - parfois en alternance avec de courtes parties à la troisième personne - mettant en avant Matthew). Pourtant ce choix ne pénalise pas l'histoire, lui permettant au contraire de se dérouler lentement, laissant place à l'intrigue de fond avec beaucoup de subtilité. Ce livre m'a plu dès le début, mais ne m'a vraiment accrochée qu'à la moitié, sans doute dès que la relation Diane-Matthew a été enfin établie. Déborah Harkness est touchée par la grâce, si rare finalement, d'être capable de s'approprier des thèmes rabâchés et d'en faire quelque chose de complètement neuf, brillant et surtout de très personnel. Le début est assez tranquille (malgré bien des chaos pour l'héroïne) et seuls ceux acceptant de se laisser bercer par une lenteur subtile pourront passer ce cap. Pourtant ce n'est jamais ennuyeux, l'auteur fait vivre ses centres d'intérêt (l'histoire, la vie des universitaires, le yoga, le thé, le vin, l'aviron, les valeurs familiales) tout en mettant en place les fils de l'histoire. Les détails historiques et scientifiques sont à la fois d'une justesse rigoureuse (pour autant que je puisse en juger) et parfaitement intégrés au récit. Le début du livre est ainsi assez moderne, dans un monde d'érudits qui pourrait paraître fade à certains (Diana est une historienne des sciences et Matthew est devenu, en notre siècle, un scientifique, un biologiste). En revanche, la réalité parallèle qui se dessine peu à peu, celle de l'existence de créatures surnaturelles, est extraordinaire de crédibilité. Alors que la plupart des auteurs semblent forcer pour rendre plausible cette cohabitation, celle-ci nous semble, dans cette lecture, absolument naturelle. Les "créatures" (comme elles se nomment elles-mêmes) ne sont pas révélées à humanité, mais certains humains sont au courant. Invraisemblable ? Absolument pas ! Des personnes autour de nous sont convaincues de l'existence de vampires ou de sorcières, simplement on les prend pour de doux-dingues ou des illuminés alors qu'ils sont, dans le roman de D.H, ceux "qui savent". Cette distinction, loin d'être un détail, donne une profondeur particulière au monde patiemment dévoilé par l'auteur. Autre exemple, les démons, nés le plus souvent de parents humains, sont des êtres oscillant entre brillance et démence - un profil que l'on peut aisément accorder à la plupart des génies de l'histoire passée. Dans cette histoire se mêlent affaires de famille, passions des sciences, de l'histoire et de la recherche, présent très pragmatique et passé omniprésent, quête de l'identité (des espèces ici), relations humaines, les morts, un manuscrit mystérieux que tous convoitent, la prédestination, le danger de mort, l'éveil d'une magie incomparable et enfin la nécessité de se prendre en main pour sa propre sécurité et celle des siens. L'adéquation entre la nature inhumaine des "créatures" et leur personnalité est parfaite. Pour une fois, les personnages ayant vécu des siècles restent probables, même s'ils sont romancés pour les besoins de l'agrément de la lecture. De même les hypothèses génétiques de la coexistence de ces quatre espèces (confirmés par des génomes bien différents) dans une optique d'une évolution darwinienne sont-elles crédibles et passionnantes. En fait, quelque soit le thème que l'auteur ait choisi d'aborder, rien n'est jamais laissé au hasard. Le travail de fond, le souci des détails, la capacité de ne jamais lasser le lecteur par d'inutiles digressions, ainsi que l'intégration parfaite de tout cela au récit, me remplissent d'admiration : un tel perfectionnisme est si rare, surtout dans ce genre de thème ! "Le livre perdu des sortilèges" est un livre hors du commun, qui peut dérouter par sa lenteur subtile, ses détails aussi passionnés que passionnants et sa romance discrète, presque prétexte (cet aspect est d'ailleurs le seul qui m'ait moyennement plus - mais j'ai atteint l'overdose depuis des années et seuls de très rares auteurs trouvent aujourd'hui grâce à mes yeux), mais qui demeure à mon sens incontournable pour tous les lecteurs avides d'authenticité et de cohérence, même et surtout ceux écoeurés par les innombrables livres à la sauce vampires/loup-garous/sorcières qui abondent ces temps-ci. (Une mention spéciale pour mon personnage favori, celui qui m'a vraiment fait rêver : la maison des sorcières...) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
22 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un vrai petit bijou,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Livre perdu des sortilèges: Au commencement étaient la peur et le désir (Broché)
Coup de c½ur pour ce livre, sans hésitation !Petite précision, ce livre fait un peu plus de 500 pages, mais l'écriture n'est pas spécialement très grosse ce qui en fait un petit pavé, mais une fois la lecture commencée, on est tellement happé par l'histoire que ça ne pose vraiment aucun problème. Là aussi, un premier point fort, on entre très vite dans la vie de Diana et l'évènement important - l'ouverture de l'Ashmole 782 par la demoiselle, et les conséquences qui en découleront - dès les premiers chapitres, pas besoin d'attendre une présentation lourde, comme c'est assez souvent le cas dans pas mal de romans. Non là, on entre dans le vif du sujet et l'histoire personnelle de Diana (et des autres personnages récurrents qui feront leur apparition) sera évoquée au fur et à mesure que l'histoire évoluera. Très vite, on découvre un monde qui est le notre dans lequel vampires, sorcières et démons évoluent à nos côtés tout en cachant leur identité aux humains, mais pas entre eux, les choses ne se passaient jusqu'à là pas trop mal, jusqu'au moment où le fameux Ashmole 782 est ouvert et que tous veulent entrer en sa possession. Côté personnages, on est très bien servi là aussi, Diana est très attachante et ses réactions totalement en accord avec la vie qu'elle a eu, on a aucun mal à comprendre son rejet de la sorcellerie. Matthew Clairmont, le vampire de notre histoire est très bien décrit et j'avoue avoir été assez surprise par sa façon d'être surtout vis à vis de Diana, on est assez souvent habitué aux vampires ténébreux, parfois manquants de tact et de finesse, mais là ce n'est vraiment pas le cas, on a plutôt un gentleman, intelligent et protecteur, ce qui le rend tout aussi attachant que notre sorcière. Mais tous les personnages que l'ont découvre au fil des pages tournées s'intègrent parfaitement à l'histoire, chacun avec ses qualités et ses défauts, et au final, il n'y en a pas vraiment un que je n'ai pas apprécié... La plume de Deborah Harkness est vraiment très agréable à lire, l'univers qu'elle nous décrit parfaitement nous donne parfois l'impression d'y être avec eux, on sent que tout cela est documenté, très bien construit. Certains passages abordent en détails les recherches de Matthew, on a de longues explications sur l'ADN par exemple, mais personnellement je ne trouve pas que cela plombe le récit, au contraire, les choses paraissent plus claires ensuite. Comme tout bon livre, rebondissements, révélations et suspense sont aussi largement présents ! Vous l'aurez compris, ce livre est un véritable régal et j'étais horriblement navrée d'en arriver à la fin, j'en voulais encore quelques pages... maintenant je n'ai plus qu'à attendre patiemment, la suite, ce n'est pas pour tout de suite... Car oui (et heureusement, vous verrez quand vous l'aurez lu) c'est le 1er tome d'une saga, mais pas de fin sadique elle intervient au moment où il faut et nous permet de refermer ce livre sereinement. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un régal!,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Livre perdu des sortilèges: Au commencement étaient la peur et le désir (Broché)
C'est un véritable bijou!Malgré un léger sentiment de déjà-vu, au début du roman; j'ai vraiment apprécié la lecture dans son ensemble et dévoré ce pavé de 528 pages en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire! Certes, l'histoire commence sur une base en somme toute classique. Diana, la belle sorcière qui refuse d'utiliser son énorme potentiel, tombera par hasard sur un document très convoité lors de ses recherches et sera dès lors surveillée de près par le magnifique et terriblement craint mais néanmoins mystérieux vampire, Matthew, ce qui, indéniablement, ne manquera pas de les rapprocher. Seulement, les personnages et le monde dans lequel ils évoluent, très riches et développés, ne manquent pas de fasciner. Les touches historiques m'ont séduites et les détails sur les lieux, les espèces, notamment les vampires, apportent un plus que l'on ne retrouve que trop rarement. L'histoire d'amour ne sombre pas dans la niaiserie et l'intrigue tient en haleine au fil des chapitres. Bref, c'est un roman brillant, bourré d'émotions, qui vous fait faire un magnifique voyage. J'attends la suite avec impatience! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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