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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une aventure de l'esprit,
Par Jim West "Jim" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup des mers (Poche)
Un ouvrage tout simplement remarquable.Bien plus que le combat et la réfutation des thèses de Nietzsche (ou plutôt de la lecture qu'en fait a London) c'est un récit magnifique. Un vrai roman d'aventure, mais aussi un roman d'initiation, celle d'un homme arraché à son milieu et qui doit s'adapter pour survivre à un monde nouveau et cruel. Un vrai paradigme pour nos temps incertains. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Energie contre morale,
Par Jacques de Schryver (Strasbourg, Al France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup des mers (Poche)
Doué par nature d'une énergie considérable pour ne pas dire excessive, Jack London a créé plusieurs personnages à son image. Parmi eux, Martin Eden et, ici, Larsen, le capitaine du Loup des Mers. La question posée dans ce roman est "Que vaut la force sans la morale ?". Larsen est fort, sans culture et prend ce qu'il est capable de prendre. A son contact, les autres héros, de paisibles, s'adaptent à un monde où la loi du plus fort prédomine. Parabole sur les rapports de la force et de la morale, Le loup des mers est un roman fondamental et manichéiste qui n'est pas sans rappeler, en plus simpliste, le Diable et le Bon Dieu de Sartre.
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6 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Déconseillé aux lecteurs adultes...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Loup des mers (Poche)
Il semble que l'intention de Jack London ait été d'écrire un nouveau Moby Dick où les aventures maritimes offriraient prétexte à réflexions sur la condition humaine. Pour autant, le résultat est médiocre, assez mal écrit, mal traduit, mal edité, et pour continuer sur cette lancée plutôt mal préfacé.Passons sur le service minimum de Jean-François Deniau qui nous avait habitués à beaucoup mieux, et sur les coquilles d'édition (ex p.45 : "cest l'impression que jconserve"). Sur les faiblesses de la traduction, on pourrait écrire un chapitre, mais contentons nous de constater que deux traducteurs doublés de deux relecteurs (un dispositif assez exceptionnel) parviennent à produire des phrases telles que "intérieurement, je sentais, pourtant, bouillir mon sang, à la pensée..." ou "Mugridge rampe devant moi comme un chien couchant" ou encore "il me rejeta en arrière, comme une catapulte". Il faudrait consulter le texte original pour savoir à qui imputer les invraisemblables répétitions des pages 108 et 109. Si c'est à l'auteur, on ne peut qu'y voir une forme de mépris pour le lecteur, et cela mérite au moins une note du traducteur. Le style de London, justement, se révèle scolaire et ampoulé à l'excès. Prenons pour exemple la page 272: commencer un chapitre par "L'aube apparut, grise et froide." n'est pas très littéraire (cf p.294 "Le jour se leva, triste et gris.") puis, p.272 toujours, "les cheveux (...) s'ornaient, comme d'un diadème de pierreries, des gouttes d'eau en suspension dans l'air humide." Tout ce qui touche au personnage féminin est d'une atterrante puérilité, et il serait fastidieux d'en extraire un florilège. Cela suffirait à justifier qu'on classe London dans les auteurs pour garçonnets, mais il faut ajouter à ce registre toutes les invraisemblances typiquement hollywoodiennes : le narrateur tombe à l'eau dans la tempête mais une vague le ramène à bord; le bateau s'échoue sur la même île déserté que les naufragés, etc, etc. Tout cela (et c'est plus que beaucoup) mis à part, reste la question intellectuelle et psychologique de la confrontation entre Larsen et le narrateur. Si le "Loup" est relativement bien campé et cohérent dans ses idées et ses comportements, on ne peux en dire autant du narrateur qui n'a aucun argument à faire valoir. Deniau se trompe en l'identifiant a London. La vérité, c'est que Jack London est fasciné et attiré par les idées nihilistes de Larsen, en ressent la monstruosité et les conséquences, mais tente vainement de leur apporter la contradiction. Le personnage du narrateur est censé porter les arguments intellectuels de cette contradiction, mais il se noie dans des idées simplistes de bien et de mal, de métaphores poétiques, de religion et de convenances. Pour convaincre ses lecteurs juvéniles, London aurait pu leur servir au moins cette idée simple qu'il n'y a pas de société possible sans justice. Reste de cette lecture le scenario fastidieux de l'initiation aux tâches manuelles d'un intellectuel impubère de trente cinq ans plongé dans un monde brutal, et quelques rares belles lignes comme ce paragraphe de la page 34 où le narrateur a de la mort une expérience inédite. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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