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Le Maître et Marguerite Poche – 27 janvier 2011

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Romans et littérature

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Présentation de l'éditeur

Le Maître et Marguerite, « roman-univers » au même titre que Gargantua et Pantagruel, Don
Quichotte, La Guerre et la Paix, ou encore La Montagne magique et quelques autres, est incontestablement le grand oeuvre de Mikhaïl Boulgakov (1891-1940). Il l’appelle lui-même son « grand roman » . Son élaboration, son écriture ont occupé, plus ou moins secrètement, les douze dernières années de sa vie. L’étoffe dans laquelle est habilement « coupé » et façonné ce roman est un tissu serré de composantes autobiographiques et de savoirs, mais c’est un tissu dont on ne sent pas le poids. Ce « grand » roman n’est pas volumineux, comparé aux romans les plus célèbres d’un Tolstoï, d’un Dostoïevski ou d’un Victor Hugo. On vient aisément à bout de ses deux parties. Le lecteur non russe n’achoppe même pas sur le premier obstacle que constitue souvent pour lui la mémorisation des prénoms, patronymes et noms de famille, grâce à l’ingéniosité avec laquelle ils sont introduits. En Russie, actuellement, Le Maître et Marguerite est même considéré comme un « livre pour la jeunesse » : cet avatar inattendu de la grande popularité posthume dont il a toujours joui témoigne, en tout état de cause, de l’agrément et de la facilité que présente sa lecture. L’attrait le plus immédiat du roman tient à la richesse et aux rebondissements de son sujet. Le Maître et Marguerite se développe à partir d’une journée de printemps dans un quartier tranquille du
Moscou soviétique des années 1920-1930. Sous le regard d’un énigmatique étranger, quantité
d’événements « scandaleux », tragiques et comiques déferleront sur la population moscovite et sur
quelques individus spécialement ciblés, des événements auxquels les victimes et les pouvoirs publics s’évertueront en vain à trouver des explications rationnelles, se refusant obstinément à leur attribuer une cause « magique ». Le lieu de la scène initiale a tôt fait de s’agrandir et les protagonistes de se multiplier : le cadre de l’action s’élargit à tout Moscou (centre et périphérie), à la Russie, à la Palestine et à tout l’au-delà. Un autre roman commence ici à s’imbriquer dans le roman « moscovite » ; il sera mené à son terme dans trois autres chapitres non consécutifs, ingénieusement intégrés dans le sujet contemporain. Il s’agit bien en effet d’un roman dans le roman, nourri de tout une documentation, biblique, apocryphe et légendaire, qui s’inscrit dans le genre fondé par Renan dans sa Vie de Jésus. Mais le héros en est Pilate plutôt que « Iéchoua » . L’écrivain génial qu’est le Maître, par manque de courage et d’audace, renonce à sauver son oeuvre menacée et préfère disparaître ; la téméraire Marguerite, prête à tout pour retrouver l’écrivain et son manuscrit, conclut une forme de pacte avec le fameux étranger, qui lui dit se nommer Woland, et se voit entraînée, de son plein gré, dans d’extraordinaires aventures. Si, malgré la complexité de son sujet, Le Maître et Marguerite n’est pas d’une lecture ardue, si l’on s’oriente sans effort aux croisements de sa double intrigue, cela s’explique, pensons-nous, par les talents de conteur et d’homme de théâtre que Boulgakov applique ici à sa prose romanesque. Mais comment ce roman
pourrait-il être à ce point divertissant s’il ne l’avait pas été en premier lieu pour son auteur ? C’est d’abord pour se « divertir » lui-même d’une existence que des frustrations bien amères lui ont rendue insoutenable que Boulgakov entreprend, en 1928, son roman « sur le diable », d’abord sans intention, et bientôt sans espoir, de le voir jamais publier. Le Maître et Marguerite apparaît bien comme une quête à la fois passionnée et incertaine de Vérité et d’Absolu. La seule Vérité qui s’impose à l’écrivain, à laquelle il se voue avec une grande constance et un grand bonheur, c’est l’écriture. C’est, en définitive, un exploit d’écriture qui est illustré dans et par Le Maître et Marguerite, et qui s’y révèle superbement rédempteur.

Biographie de l'auteur

Mikhaïl Boulgakov, né en 1891, est mort en 1940, peu après avoir achevé son chef-d'œuvre, Le Maître et Marguerite. Egalement auteur du Roman théâtral (" Pavillons Poche ', 2005), s'il fut incompris et méconnu de son vivant, il est aujourd'hui, presque trente ans après, salué par la Russie comme l'égal d'un Gogol, d'un Tchekhov ou d'un Dostoïevski. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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Par steka TOP 500 COMMENTATEURS le 22 janvier 2012
Format: Poche
Dans l'univers de Boulgakov tout devient possible, surtout le plus improbable. Ayant eu à vivre dans une société ou chaque détail de la vie quotidienne était une course d'obstacles souvent insurmontables, Boulgakov ouvrit toute grande la porte de son imaginaire et le résultat fut prodigieux. Après tout, la seule alternative aurait été la folie, toujours prête à accueillir les êtres sensibles et exigeants. Par chance, c'est la créativité qui prit le pas et à laquelle nous devons cet extraordinaire roman. Boulgakov y épuisa ses dernières forces.
Sans doute pensait il pouvoir prendre la fuite dans l'univers parallèle de sa propre création et rien ne prouve qu'il n'y réussit pas puisque nous rencontrons souvent le Maître, Marguerite et Woland et même ce très étrange chat au détour de nos rêves.
Ce Woland, ce n'est pas longtemps un secret, est donc le diable : un diable d'une conception très particulière quand on y pense. Boulgakov lui a donné des traits caractériels qui dénotent fortement de l'image habituelle, une sorte de rigueur et un sens particulier de la justice. Tout en étant également un sacré farceur, Woland a toute la sagesse que peut procurer l'avantage de l'éternité; si bien qu'au regard de notre propre contemporanéité, on en viendrait rapidement à regretter son absence, que l'on espère donc temporaire.
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Format: Poche Achat vérifié
...Elle est plus que satisfaisante et propose une version si peu différente de cette oeuvre géniale que l'on ne peut que la conseiller, tant ce texte est brillant, beau, puissant et dans le prolongement des hautes bouffonneries de Klinger, deux cents ans plus tard. Mikhaïl Boulgakov propose là l'un des plus grands textes de la littérature moderne Russe du XXe siècle, terminé en 1940, publié sous censure dans les années soixante et enfin paru en France en 1988. C'est peut-être l'un des plus beaux pactes faustiens que je connaisse (et ces derniers temps, je cultive une certaine connaissance du sujet). C'est un livre qui permet d'accéder au repos.
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Par Cymus TOP 100 COMMENTATEURS le 4 septembre 2011
Format: Poche
Le maître et Marguerite est sans aucun doute le chef d'œuvre de Boulgalov, et l'un des chefs d'œuvre de la littérature russe de la période soviétique. Je ne dis pas littérature soviétique, parce que ce roman se présente plutôt comme anti-soviétique. Mais il n'est pas que cela.

En plein mois d'août d'une extrême chaleur arrive à Moscou un personnage mystérieux, qui se fait appelé Woland, avec une suite de compagnons étranges et cocasses, parmi lesquels un chat noir énorme, appelé Béhémot, qui a la particularité de marcher sur ses pattes arrière et de parler comme vous et moi, un ancien Maître de Chapelle, Koroviev, et Azazello sorte d'homme de main un peu effrayant.

On comprend vite que ce Woland, qui a vécu à l'époque de Ponce Pilate et assisté à la crucifixion de Jésus, et qui peut prévoir l'avenir, n'est autre que le Diable. Sa première rencontre dans un jardin public avec un rédacteur en chef et un poète se termine mal pour chacun d'eux : le premier finit avec la tête tranchée par un tramway et le second à l'asile de fous. A partir de là, les moscovites vont être victimes de tout une série de phénomènes extraordinaires et souvent dramatiques qui atteignent plus particulièrement des personnages plus ou moins officiels du régime ou des citoyens peu recommandables, qui ont tous quelque chose à se reprocher : délation, abus de pouvoir, prévarication, détournements de fond, etc.

D'autres personnages font alors leur apparition, beaucoup plus attachants.
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Par Semper Victor COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS le 18 mars 2015
Format: Poche
« Le Maître et Marguerite », écrit dans les années 1930 par Mikhaïl Boulgakov est un roman, aussi génial qu'inclassable, qui propose à la fois une satire de la société soviétique stalinienne qu'une réflexion très complexe sur la nature du bien et du mal.

Comme l'évoque la préface, les mots des P. Viazemsky parlant de Gogol, peuvent s’appliquer à Boulgakov : « Il avait l’esprit d’un moine affligé et la plume d’Aristophane… ». Le texte du « Le Maître et Marguerite », sur un sujet grave, parvient en effet à associer une très subtile ironie et beaucoup de traits d'humour. L'histoire en elle-même, qui mêle deux lieux et deux époques – Moscou des années 1930, à la veille de Pâques, et Jérusalem lors du procès et de la Crucifixion du Christ – est très difficile à résumer, voire même à interpréter. La première partie met en scène l'irruption à Moscou du Diable, sous les traits de l'énigmatique Woland, et de plusieurs de ses acolytes, dont un énorme et sarcastique chat noir. Cette improbable petite bande sème un désordre total dans les milieux intellectuels officiels de Moscou. Cette intrusion fantastique et surréaliste culmine par une représentation de magie noire au théâtre des Variétés qui laisse éclater l'orgueil et la suffisance des apparatchiks du régime soviétique. Dans une société obnubilée par le matérialisme et la raison, Woland répond à sa manière à la propagande athéiste du régime.
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