Laissé avec Tarkosvki, retrouvé avec Oshima et son "Empire des Sens". Sous les étoiles. Sous la pluie, à flanc de montagne. Sous la neige surtout.
Murat sort la guitare. Plus arrangé, plus sophistiqué. Pop toujours, "Sentiment nouveau", pour les filles, comme avant. Plus pour longtemps.
Appels à l'aide. A l'aide les femmes, le berger n'est pas bien. Intro déchirante.
Batterie Neil Conti et claviers Clavaizolle s'entremellent, courent après les hommes faibles.
Nappes de synthés apaisantes pour douce prise de conscience plombée, "L'éphémère". Même choeurs féminins superflus ne peuvent gâcher "L'infidèle" torturé.
Mais surtout, sous la neige. "Le col de la Croix-Morand", excursion dans le brouillard, fait froid, on entend les bêtes, on supplie la montagne, on n'est pas grand chose. Vagues de synthés, comme la neige.
Et sous hypnose, "Le lien défait". Une des plus belles chansons de Murat.
Sous des atours sophistiqués et séduisants, ceci est une grande plainte. Une élégie montagnarde.