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Une des plus belles comédies de Shakespeare qui voit le triomphe de la jeunesse et de la beauté, de l'amour et des rires, face à la rigueur de la loi, fût-elle d'origine divine. C'est aussi une mise en scène de la querelle qui opposa, pendant toute la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, partisans et adversaires de l'usure. C'est encore le procès des puritains qui prenaient la Bible à la lettre et qui, non contents d'en respecter les principes, voulaient imiter servilement la vie des personnages bibliques. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
De l'ambivalence,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Marchand de Venise (bilingue) (Poche)
Tandis que la bien pensance se demande toujours s'il convient d'interdire Tintin au Congo , on peut s'étonner que le Marchand de Venise ait jusqu'ici échappé aux apôtres du politiquement correct .A Venise donc , un commerçant s'endette auprès d'un usurier juif pour aider un ami . Le marché sort de l'ordinaire : si Antonio ne rembourse pas Shylock , celui ci sera en droit d'exiger un livre de sa chair ; autrement dit , le juif veut la peau de son débiteur qu'il a appris à détester après des années d'humiliations . La morale de l'époque Shakespearienne est sans ambages : les juifs y sont dépeints dans leur stéréotype d'avarice , de mesquinerie et de roublardise . A la fin du Marchand , il sera puni en étant forcé par la justice de se convertir à la Chrétienté . Cependant la puissance de la pièce vient de l'ambiguïté involontaire que Shakespeare a donné à son personnage et qui contredit ses intentions. Si Shylock est une crapule finie , il n'en livre pas moins à des monologues plein d'élégance visionnaire ! C'est ainsi qu' il déclame en plein seizième siècle qu'être juif n'empêche pas de souffrir , de saigner et de déteste , d'être un homme comme un autre . Notre "vilain" n'apparaît que dans cinq scènes mais que serait la pièce sans lui ? Fade ! plate ! convenue! niaise ! A la noblesse occasionnelle du héros se superpose la vacuité des "bons" : Batianno est un hypocrite , son comparse une brute qui s'ignore , Lancelot un opportuniste , Antonio une coquille vide. Et que dire de Portia , la gentille princesse , qui , pour sauver ses amis , se déguise en juriste pour se livrer à une parodie éhontée de justice qui condamnera un homme , qui tout cupide fut-il, était dans son bon droit ! Débarrassés de Shylock ,"nos héros" dissertent dans le dernier acte de l'importance de l'honneur et de la parole donnée , eux qui ont fait condamner par leurs manigances un innocent ! Comme dans Le songe d'une nuit d'été les apparences sont trompeuses : les femmes se déguisent en hommes , les princesses se cachent dans des coffres en plomb ,les salauds ont des éclairs d'humanité et les justes se comportent comme des mécréants. Si l'on fait abstraction d'intrigues secondaires pénibles , du délire verbal que Shakespeare a mieux maîtrisé ailleurs , le Marchand est un exemple fascinant d'oeuvres littéraires qui , à l'instar du René (1805) de Chateaubriand , ont échappées à leurs créateurs . C'est également ici que l'on trouve cette fameuse citation : " Le monde est un théâtre où chacun à son rôle à jouer ". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
édition périmée,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Marchand de Venise (bilingue) (Poche)
À qui ne veut pas se livrer pieds et poings liés à une "traduction" (c'est-à-dire à un texte qui n'est pas le texte) mais ne se sent pas de taille à affronter l'original, une édition bilingue offre bien des séductions.Toutefois, et même sans pousser les exigences philologiques ou critiques au-delà du raisonnable, il est indispensable de mettre en garde sur cette édition. L'appareil critique est minimal, ce qui en soi n'est pas grave, mais surtout il n'apporte quasiment aucun éclairage : 35 notes en tout et pour tout, portant sur des points plus ou moins arbitrairement choisis ; la préface est la traduction de celle de The Arden Shakespeare deuxième série (1955 : combien d'eau a coulé sous les ponts depuis...). Mais le pire, c'est encore l'approche textuelle : là aussi, en plus de cinquante ans, les standards ont évolué. La façon dont la notice expédie tous les problèmes, saute sans hésiter des questions aux réponses serait aujourd'hui fatale au moindre mémoire de master. Un personnage, rien de moins, est sacrifié sur l'autel de ce travail intuitif : Salarino et Salerio sont fondus en une seule entité, alors qu'il y a belle lurette qu'aucun éditeur sérieux ne fait plus ce choix, qui entraîne une absurdité dans le dialogue. Une multitude de coquilles assez sérieuses achèvent d'entacher cette édition ("or" au lieu de "of" page 72, "money's" au lieu "de moneys'" page 78, "In once dit" pour "I once did" page 276, "chanded" pour "chanced" page 278... il y en a près d'une par page en moyenne !) : depuis le temps qu'elle est au catalogue de l'éditeur, on aurait peut-être pu y remédier... En rajeunissant les couvertures d'éditions périmées et leur date de copyright, GF fait croire qu'il ne sait pas faire mieux que "ça" aujourd'hui et dégrade son image. Je déconseille cette édition. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
super livre qui explique le probleme,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Marchand de Venise (Poche)
ce livre sera surement taxé d'antisémitisme écrit par le génie ShakespearePresque. En tout cas il a commis une oeuvre, célébrée dans le monde entier, dans laquelle un Juif nommé Shylock joue le bien vilain rôle du méchant usurier qui étrangle ses débiteurs avec cruauté : « Le Marchand de Venise ». Qu'importe que l'oeuvre du grand Shakespeare contienne une magnifique tirade contre l'intolérance envers les Juifs : « Le Marchand de Venise ne passera pas ! » si vous n êtes pas contaminé par l idéologie dominante pleurnicheuse ce livre vous apportera pour ceux qui veulent comprendre un éclairage sur pourquoi les états s endettent et à qui cela profite Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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