Le meilleur des mondes et plus d'un million d'autres livres sont disponibles pour le Kindle d'Amazon. En savoir plus
EUR 4,70
  • Tous les prix incluent la TVA.
En stock.
Expédié et vendu par Amazon.
Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

Le Meilleur des mondes Poche – 11 octobre 2002


Voir les 3 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Format Kindle
"Veuillez réessayer"
Poche
"Veuillez réessayer"
EUR 4,70
EUR 4,60 EUR 0,01

Lire ce livre en version originale

Livre_Version_Originale
Découvrez ce livre en version originale en cliquant ici.

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

Le Meilleur des mondes + Retour au meilleur des mondes
Prix pour les deux : EUR 9,60

Acheter les articles sélectionnés ensemble

Les clients ayant acheté cet article ont également acheté


Descriptions du produit

Extrait

Extrait de la préface

NOUVELLE DE L'AUTEUR
(1946)

Le remords chronique, tous les moralistes sont d'accord sur ce point, est un sentiment fort indésirable. Si vous vous êtes mal conduit, repentez-vous, redressez vos torts dans la mesure du possible, et mettez-vous à l'oeuvre pour vous mieux conduire la prochaine fois. Sous aucun prétexte, ne vous abandonnez à la méditation mélancolique sur vos méfaits. Se rouler dans la fange n'est point la meilleure manière de se nettoyer. L'art, lui aussi, a sa morale, et un grand nombre des règles de cette morale sont identiques, ou au moins analogues, aux règles de l'éthique ordinaire. Le remords, par exemple, est aussi indésirable en ce qui concerne notre mauvaise conduite qu'en ce qui concerne notre mauvais art. Ce qu'il y a de mauvais doit être traqué, reconnu, et, si possible, évité à l'avenir. Méditer longuement sur les faiblesses littéraires d'il y a vingt ans, tenter de rapetasser une oeuvre défectueuse pour lui donner une perfection qu'elle a manquée lors de son exécution primitive, passer sondage mûr à essayer de réparer les péchés artistiques commis et légués par cette personne différente qui était soi-même dans sa jeunesse - tout cela, assurément, est vain et futile. Et voilà pourquoi ce nouveau Meilleur des mondes est le même que l'ancien. Ses défauts, en tant qu'oeuvre d'art, sont considérables; mais pour les redresser, il m'eût fallu récrire le livre - et, au cours de ce travail de rédaction nouvelle auquel je me serais livré en qualité de personne plus âgée, et différente, je me déferais probablement non seulement de quelques-uns des défauts du récit, mais aussi des quelques mérites qu'il a pu posséder à l'origine. C'est pourquoi, résistant à la tentation de me vautrer dans le remords artistique, je préfère me dire que le mieux est l'ennemi du bien, comme le pire est celui du mal, et penser à autre chose.
Entre-temps, il semble cependant qu'il soit utile de citer tout au moins le défaut le plus sérieux du récit, qui est celui-ci : on n'offre au Sauvage qu'une seule alternative : une vie démente en Utopie, ou la vie d'un primitif dans un village d'Indiens, vie plus humaine à certains points de vue, mais, à d'autres, à peine moins bizarre et anormale.
À l'époque où le livre a été écrit, cette idée, suivant laquelle le libre arbitre a été donné aux êtres humains afin qu'ils puissent choisir entre la démence, d'une part, et la folie, de l'autre, était une notion que je trouvais amusante et considérais comme pouvant parfaitement être vraie. Toutefois, pour l'amour de l'effet dramatique, il est souvent permis au Sauvage de parler d'une façon plus rationnelle que ne le justifierait effectivement son éducation parmi les pratiquants d'une religion qui est mi-parti le culte de la fécondité et mi-parti la férocité du Pénitente. Même sa connaissance de Shakespeare ne justifierait pas en réalité de semblables propos. Et au dénouement, bien entendu, on le fait battre en retraite devant la raison : son Penitente-isme natal réaffirme son autorité, et il finit par la torture démente qu'il s'inflige à lui-même, et le suicide sans espoir. «Et c'est ainsi qu'ils moururent misérablement à tout jamais» - ce qui rassura fort l'esthète amusé et pyrrhonien qui était l'auteur de la fable.

Je n'éprouve aujourd'hui nul désir de démontrer qu'il est impossible de rester sain d'esprit. Au contraire, bien que je demeure non moins tristement certain qu'autrefois que la santé de l'esprit est un phénomène assez rare, je suis convaincu qu'elle peut être atteinte, et je voudrais la voir plus répandue. Pour l'avoir dit dans plusieurs livres récents, et, surtout, pour avoir élaboré une anthologie de ce que les sains d'esprit ont dit sur la santé de l'esprit et sur tous les moyens par lesquels elle peut être obtenue je me suis fait dire par un critique académique éminent que je suis un symptôme déplorable de la faillite d'une catégorie d'intellectuels en temps de crise. Ce jugement sous-entend, je le suppose, que le professeur et ses collègues sont des symptômes joyeux de succès. Les bienfaiteurs de l'humanité méritent congrûment l'honneur et la commémoration. Édifions un panthéon pour les professeurs. Il faudrait qu'il fût situé parmi les ruines d'une des villes éventrées d'Europe ou du Japon, et au-dessus de l'entrée de l'ossuaire, j'inscrirais, en lettres de deux mètres de haut, ces simples mots :

AU SOUVENIR DES ÉDUCATEURS DU MONDE
SI MONUMENTUM REQUIRIS, CIRCUMSPICE --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Présentation de l'éditeur

Bienvenue au Centre d'Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. À gauche, les couveuses où l'homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. À droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel fœtus sera Alpha – l'élite – tel autre Epsilon – caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle... La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu'avant l'avènement de l'État Mondial, l'être humain ait été issu d'un père et d'une mère ? Incroyable, dégoûtant... mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme Sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence...


Détails sur le produit

  • Poche: 284 pages
  • Editeur : Pocket; Édition : POCKET (11 octobre 2002)
  • Collection : Science-fiction / fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266128566
  • ISBN-13: 978-2266128568
  • Dimensions du produit: 17,5 x 10,7 x 1,8 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (109 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 194 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


En savoir plus sur l'auteur

Découvrez des livres, informez-vous sur les écrivains, lisez des blogs d'auteurs et bien plus encore.

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

Commentaires client les plus utiles

34 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile  Par Benjamin sur 23 mai 2013
Format: Poche
Je vais simplement citer Neil Postman, dans "Se distraire à en mourir" (1985). Le but n'est pas de mettre en opposition Orwell et Huxley (qui ont écrit deux chefs d'oeuvre), mais de montrer à quel point Huxley est terriblement d'actualité, et risque de l'être encore longtemps.

« Orwell (1984) nous avertit du risque que nous courons d'être écrasés par une force oppressive externe. Huxley (Le meilleur des mondes), dans sa vision, n'a nul besoin de faire intervenir un Big Brother pour expliquer que les gens seront dépossédés de leur autonomie, de leur maturité, de leur histoire. Il sait que les gens en viendront à aimer leur oppression, à adorer les technologies qui détruisent leur capacité de penser.

Orwell craignait ceux qui interdiraient les livres. Huxley redoutait qu'il n'y ait même plus besoin d'interdire les livres car plus personne n'aurait envie d'en lire.

Orwell craignait ceux qui nous priveraient de l'information. Huxley redoutait qu'on ne nous en abreuve au point que nous en soyons réduits à la passivité et à l'égoïsme.

Orwell craignait qu'on ne nous cache la vérité. Huxley redoutait que la vérité ne soit noyée dans un océan d'insignifiances.

Orwell craignait que notre culture ne soit prisonnière. Huxley redoutait que notre culture ne devienne triviale, seulement préoccupée de fadaises.

Car, comme le faisait remarquer Huxley dans Retour au meilleur des mondes, les défenseurs des libertés et de la raison, qui sont toujours en alerte pour s'opposer à la tyrannie, "ne tiennent pas compte de cet appétit quasi insatiable de l'homme pour les distractions" ».
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile  Par Romur TOP 500 COMMENTATEURS sur 21 février 2011
Format: Poche
Je ne vais pas revenir sur le détail de ce classique du roman d'anticipation, largement connu et décrit dans les autres critiques. Huxley imagine un monde par dérivation des tendances de son époque, dérivation des tendances lourdes mais aussi, et c'est plus fascinant, des signaux faibles.

Il plante avec rigueur et précision le décor d'un monde conçu pour assurer le bonheur de chacun et l'équilibre social. Plus de maladie, plus de vieillesse... ces maux contre lesquels l'humanité lutte depuis des millénaires. Mais aussi plus d'art, plus de religion, plus de passion... Le bonheur n'est jamais grandiose. C'est un totalitarisme anesthésiant et stérilisant qui s'est mis en place, sous la férule consciente et cynique de quelques dirigeants. Faute de soma, le communisme qui règne depuis une dizaine d'années et le fascisme à venir n'arriveront pas à cette perfection dans l'adhésion des masses.

C'est le système de caste, des Alpha aux Gamma, qui marque le plus au premier abord le lecteur. Par contre, c'est souvent décrit en termes de manipulation génétique, ce qui est un anachronisme. Même si la théorie chromosomique de l'hérédité date de 1910, l'ADN ne sera découvert qu'en 44 et sa structure élucidée en 52. En 1932, pas de manipulation génétique à l'ordre du jour. Une relecture soigneuse des premiers chapitres montre que tout est basé sur le conditionnement physique et psychique, l'usage de produits chimiques et la division des embryons.
Lire la suite ›
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
48 internautes sur 50 ont trouvé ce commentaire utile  Par Girdor sur 10 décembre 2003
Format: Poche
Ce livre est sans doute un des livres les plus importants et les plus remarquables du XXeme siecle dans son domaine. Il devrait etre une lecture obligatoire pour tous ceux qui s'interessent a l'organisation de la societe, et au dela pour tous ceux qui cherchent a donner un sens a leur vie. Sa force tient en fait a la fois dans la denonciation d'une societe dystopique et inhumaine, mais aussi dans l'attrait que cette evolution exerce sur notre societe sans en evaluer toutes consequences. Tout est dans l'ambiguite. C'est dans tous les cas un antidote contre toutes les derives totalitaires quelle que soit leur origine ideologique.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
46 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile  Par jul sur 5 novembre 2006
Format: Poche
Vous vous sentez mal ? Nerveux ? Triste ? Prenez une pillule de soma, vous verrez tout ira mieux, vous serez heureux et tout autour de vous vous SEMBLERA parfait ! Regardez par ici, voila des éprouvettes dans lesquelles se trouvent des futurs Alphas, Bétas, Gammas, Deltas ou Epsilons. Ne sont- ils pas mignons ? Ce sont des futurs membres de notres société, les Alphas sont les élites et les Epsilons exécutent les travaux pénibles." tout est mieux dans le Meilleur de Mondes".

La lecture de ce livre n'est pas évidente, mais cet ouvrage est un réel chef d'oeuvre car il pousse à la réflexion sur notre monde actuel: comment Aldous HUXLEY qui a écrit ce livre dans les années 30 a t-il pu déceler certains problemes de notre société d'aujourd'hui.L'histoire est dérangeante mais à la fois tellement fascinante dans sa description d'un monde totalitaire sans violence mais où certaines méthodes sont excessives: les drogues illusoires du bonheur, ou l'endcotrinement pendant le sommeil.

Les personnages sont attachants. Ils sont tourmentés par des setiments qui pour nous sont si naturels.On ne peut etre que touchés pas ces héros étranges qui rèvent à un autre monde où ils pourraient souffrir, penser, aimer, VIVRE.

Ce livre est révoltant mais tellment pertinent !
1 commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer

Commentaires client les plus récents


Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?