Rory Bell reçoit un message de l'espace : "Nous venons". Si c'est un canular, l'auteur y a mis les moyens car le message vient bien de l'espace. Le ou les auteurs doivent arriver pour le nouvel-an, ce qui nous laisse le temps de connaître les protagonistes impliqués à plus ou moins haute échelle dans tout ça, dans une narration en relais où on passe d'un personnage à l'autre quand le premier est en présence ou parler ou second. J'ai trouvé ce procédé particulièrement bien, car il rend bien aussi l'effet "fil rouge" de l'avènement, la venue des extra-terrestres. En effet on va d'abord suivre les pérégrinations de quelques membres notables de Gainesville, Floride, avec l'avènement en toile de fond. Tout ceci nous donne l'état de la Terre en 2054, écologiquement malade, au bord d'une guerre mondiale point que j'ai trouvé le plus artificiel et mal développé avec une violence latente dans la société mais cette dystopie n'est pas cauchemardesque, car sans doute assez réaliste.
Finalement j'ai bien aimé ce livre, j'avais un peu peur avant de le commencer car les critiques étaient mitigées, mais j'avais adoré "La guerre éternel" du même auteur, un livre marquant. "Le message", c'est un livre bien écrit et agréable à lire. Par certains aspects, ça m'a fait pensé aux romans de Robert Charles Wilson, en ce qui concerne la réflexion globale sur l'humanité.