Urbuz.com
En laissant progressivement glisser son héros dans la démence, lui faisant perdre ses repères les uns après les autres, Laurence Cossé pointe la platitude et les conventions de la vie des bons bourgeois incapables de sécarter des voies tracées par leurs pères. Tuffeau est si peu habitué à se révolter que lorsquil le fait, cest complètement à côté de la plaque.
Joyeuse et légère, la farce de Cossé pêche toutefois par un recours à des ficelles grossières, notamment la galerie de personnages extrêmement caricaturaux qu'elle convoque. Pour se justifier, ce choix aurait sans doute mérité d'en passer par un iconoclasme assumé de bout en bout. Or, loin de tout délire, le dénouement ne fera que sauver la morale... et laisser le lecteur sur sa faim. --Isabelle Yaouanc--
Quatrième de couverture
Seulement, prévenait l'expert, on ne pourra pas le faire indéfiniment. Le coût des restaurations ne fait qu'augmenter. On sera bientôt à la limite des capacités des pouvoirs publics. Il va falloir trouver autre chose, je ne sais pas, vendre un certain nombre de nos cathédrales à qui en voudra, aux japonais, au sultan de Brunei. Privatiser, quoi. Créer des fondations. Sinon, il n'y aura qu'à laisser tomber. Laisser crouler les cathédrales sans intérêt. »
À Jean-Léger Tuffeau, le responsable du Patrimoine au ministère de la Culture, l'idée fait l'effet d'un éblouissement. Évidemment. Il n'y a qu'à supprimer les cathédrales en surnombre. Personne n'en pâtira. La collectivité y gagnera. Et lui, Tuffeau, qui est si fatigué, retrouvera le sommeil.
Comme on se trompe... --Ce texte fait référence à l'édition Poche .


