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Après Un merveilleux malheur et Les Vilains Petits Canards, Boris Cyrulnik poursuit son investigation du phénomène de "résilience". Comment relever le défi du traumatisme ? Comment éviter d'y rester fixé, mortifié par le choc d'un événement après lequel la vie peut n'être que survie au royaume des ombres ? L'auteur, éthologue de formation, se penche plus précisément sur les traumas de l'adolescence impliquant de près ou de loin la sexualité. On n'apprendra pourtant rien de bien nouveau, dans cet ouvrage, par rapport aux précédents. Les descriptions de cas y surabondent et font écran à l'analyse théorique, se substituant complaisamment aux réponses des questions soulevées, pourtant passionnantes : qu'est-ce qu'un traumatisme ? Comment s'intègre-t-il à la mémoire ? Quel secours l'entourage peut-il apporter au travail de la résilience ? Le traitement très personnel que Boris Cyrulnik propose de la question du trauma dans la vie psychique fait clairement ressortir que le processus de résilience, en admettant qu'il soit solidement établi, n'a pas encore trouvé sa théorie.
Sur la question du trauma, on lira avec intérêt Figures et destins du traumatisme de C. Janin. On pourra également remonter aux sources des principaux développements psychologiques et psychanalytiques sur ce thème : Au-delà du principe de plaisir de S. Freud (dans la nouvelle et très sérieuse traduction des uvres complètes aux Presses Universitaires de France : Tome XV). --Emilio Balturi
Présentation de l'éditeur
Ce livre est le troisième volet de lenquête que mène Boris Cyrulnik sur la résilience, cette aptitude des humains à surmonter, sous certaines conditions, les pires traumatismes. Il en a exposé le principe dans Un merveilleux malheur puis présenté un certain nombre détudes de cas, relevant de la petite enfance, dans Les vilains petits canards.
Ce nouvel essai, La guerre des fantômes, présente dautres études, cette fois de pré-adolescents et dadolescents résilients. Alors que dans les Canards, il articulait son propos autour de la différence pré-verbalité/verbalité, il est question dans les Fantômes de la différence pré-sexualité/sexualité.
Et alors que cétait la famille qui devait tendre les tuteurs de résilience, ce sont maintenant les institutions sociales comme lécole.
Lidée centrale de ce nouvel essai, cest que les résilients sont des survivants, ou des morts-vivants, bref des fantômes qui se heurtent aux fantômes de la société, à limage, fantasmatique le plus souvent, que les convenances sociales plaquent sur chaque individu, à la normalité illusoire qui leur est sans cesse opposée. Il montre, en particulier, à quelles conditions lécole peut être un formidable facteur de résilience de même que léveil à la sexualité, en tant que moment où la personnalité entière se reconstruit. Comme les précédents, ce livre captive par son ton profondément humain et ses notations si justes et si profondes sur nos histoires à tous.
Ce nouvel essai, La guerre des fantômes, présente dautres études, cette fois de pré-adolescents et dadolescents résilients. Alors que dans les Canards, il articulait son propos autour de la différence pré-verbalité/verbalité, il est question dans les Fantômes de la différence pré-sexualité/sexualité.
Et alors que cétait la famille qui devait tendre les tuteurs de résilience, ce sont maintenant les institutions sociales comme lécole.
Lidée centrale de ce nouvel essai, cest que les résilients sont des survivants, ou des morts-vivants, bref des fantômes qui se heurtent aux fantômes de la société, à limage, fantasmatique le plus souvent, que les convenances sociales plaquent sur chaque individu, à la normalité illusoire qui leur est sans cesse opposée. Il montre, en particulier, à quelles conditions lécole peut être un formidable facteur de résilience de même que léveil à la sexualité, en tant que moment où la personnalité entière se reconstruit. Comme les précédents, ce livre captive par son ton profondément humain et ses notations si justes et si profondes sur nos histoires à tous.
Quatrième de couverture
Marilyn Monroe n'a pas connu la tendresse, enfant. Elle est devenue fantôme. Hans Christian Andersen, lui, a pu être réchauffé. L'affection est un besoin tellement vital que lorsqu'on en est privé, on s'attache intensément à tout événement qui fait revenir un brin de vie en nous, quel qu'en soit le prix. Ceux qui refusent de rester prisonniers d'une déchirure traumatique doivent s'en libérer pour revenir à la vie. Ils en font même un outil pour arracher du bonheur. Dans ce livre, Boris Cyrulnik raconte comment le fracas du passé murmure encore chez le grand enfant qui tisse de nouveaux liens aff'ectif's et sociaux. Et comment l'appétence sexuelle à l'adolescence constitue un moment sensible dans l'évolution de la réparation de soi. Attitude nouvelle face à la souffrance psychique, la résilience propose de construire ce processus de libération. Ce livre est un véritable message d'espoir.
Boris Cyrulnic a publié, aux Éditions Odile Jacob, Les Nourritures affectives, L'Ensorcellement du monde, Un merveilleux malheur, et Les Vilains Petits Canards, qui ont tous été de grands succès.
L'auteur vu par l'éditeur
Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre, psychanalyste est lun des fondateurs de léthologie humaine. Il est notamment lauteur de Un merveilleux malheur et Les vilains petits canards.