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Réflexion sur la réalisation inéluctable d'une pensée suicidaire, "un suicide mûrement réfléchi", Le Naufragé est un parcours sans échappatoire de la dégradation, de l'autodestruction, au rythme des Variations Goldberg et de L'Art de la fugue. C'est aussi l'occasion, pour Thomas Bernhard, toujours furieux et drôle, de déclamer le caractère dérisoire de ce triomphe de survivre, simple degré de plus dans le malheur. --Céline Darner
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Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un chef d'oeuvre!,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Naufragé (Poche)
Je suis une fanatique de Kafka et découvre par hasard (?) cet auteur autrichien par ailleurs très connu...Ce livre est un long monologue (jamais ennuyeux) qui entraîne le lecteur dans une spirale étourdissante et envoûtante de réflexions entremêlant les thèmes du talent et du génie (où quelques notes de musique peuvent conduire au suicide!), de l'art, de l'échec, de la solitude, de la lucidité poussée jusqu'à la folie, de l'aliénation, de l'autodestruction... dans le contexte de l'Autriche de l'après-guerre. Puissamment subtil, sombre et cathartique. Comme Kafka, Bernhard était capable de rire à la lecture de ses textes... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le génie effraye ou gène jusqu'au suicide parfois, splendide réflection sur le talent...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Naufragé (Poche)
Découvert en écoutant les variations Goldberg et les interprétations de Gould irrespectueuses et hors normes souvent, l'histoire plonge le lecteur dans une diffile réflection sur le don, lui qui n'a même pas les talents d'un pianiste qui se suicide parce qu'il en a beaucoup mais pas assez, heureusement cette réflection est cynique et pleine d'un humour très grinçant, surtout pour ceux qui se lassent de la Suisse ou rêvent d'y vivre:La Suisse est le pays le plus avachi d'Europe. En Suisse, j'ai toujours l'impression d'être dans un bordel. La soeur, elle avait fait preuve d'indécence, de bassesse, en le laissant seul en proie aux pires tribulations, en le quittant pour un suisse absolument minable qui portait des chapeaux de pluie démodés aux revers pointus et des chaussures Bally à boucle de laiton, comme il disait, pensais-je... La Suisse, lieu d'élection de l'abrutissement. Chaque homme est unique, et chaque homme, pris isolément, est effectivement la plus grande oeuvre d'art de tous les temps, et cela, je l'ai toujours pensé, j'ai toujours pu le penser, pensai-je. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le génie est dangereux,
Par Philippe Poux "Passion & création" (Levallois, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Naufragé (Poche)
Confronté au génie, l'homme se sent perdu, trahi, désespéré.Et lorsque l'on a vu, entendu, Glenn Gould, sa facilité, son immense supériorité, on comprend que ses comparses, qui ont aussi voué leur vie au piano, voient disparaître leur raison de vivre. Ce livre terrible montre aussi la futilité de nos vies ... Attention, lecture passionnante mais dangereuse qui n'est pas sans rappeler le pessimisme d'un Cioran ... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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