Le papillon des étoiles reprend un thème cher à la SF depuis les voyages spatiaux, le transport à travers l'espace d'une partie de l'humanité dans un vaisseau-monde ou vaisseau planète, et l'évolution de cette portion d'humanité au fur et à mesure des siècles.
Je ne dévoilerai ici ni la fin ni la totalité de l'histoire, mais je vous ferai part de mes commentaires de lecteur exigeant.
Je qualifie ce roman de mineur, pour plusieurs raisons.
B. Werber, dans ce roman utilise trop de raccourcis, de facilités, en quelques chapitres le vaisseau est conçu, en quelques autres il est fabriqué, et ainsi de suite pour le reste de l'histoire... c'est écrit léger comme du Marc Levy (contre qui je n'ai rien, à chacun son style).
Pour être à la hauteur de l'idée de base cette histoire aurait mérité une trilogie ou de plus longs développements ethnologiques, technologiques, politiques, religieux (comme Les Fourmis, le cycle des anges entamé par les Thanatonautes), à la hauteur d'un Carl Sagan, d'un Ben Bova ou d'un Kim Stanley Robinson, auxquels d'ailleurs il est comparé indirectement... dans sa présentation.
Bernard Werber semble ici effleurer le sujet, rester à la surface des choses, malgré la richesse du sujet de son roman, sans compter la pirouette finale un peu vite expédiée...
Ce livre permet de passer un bon moment, mais pour les amateurs de SF, il lorgne de loin vers la SF hard science sans oser y toucher, d'où mes regrets.
Un bon roman de vacances, rien de plus...