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Le Paris des Parisiens Broché – 26 février 2014


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Descriptions du produit

Extrait

PHILIPPE MARTIN

Jogger,
Notre-Dame,
IVe

6 h. «Avant, quand j'habitais Auteuil, je courais au bois de Boulogne. À 6 heures du matin, on voit la brume sur les lacs, les lapins, les écureuils, les oiseaux et les dernières prostituées sur le départ. C'est une curieuse atmosphère, encore en dehors des trépidations de la journée urbaine. Maintenant que je vis près de la mairie du XVe, je vais tous les matins, en petites foulées, à Notre-Dame. C'est beau la lumière de l'aube sur la cathédrale et sur le pont des Arts... Je cours chaque jour, quel que soit le temps. Sous la pluie aussi, Paris est joli. C'est un énorme terrain de jeux. Je passe par le Champ-de-Mars, les quais de Seine, et j'emprunte les petites rues plutôt que les grandes. De toute façon, il n'y a pas beaucoup de voitures à cette heure-là. Je ne vois pas grand monde non plus : les touristes asiatiques, qui ont l'air de se lever très tôt, ceux qui font la queue une heure et demie avant l'ouverture de la tour Eiffel, et les joggers, comme moi. À force de les croiser, le regard s'affûte : on reconnaît les marathoniens. Arrivé à Notre-Dame, je me pose un instant sur la plaque du kilomètre zéro - le genre de truc que j'adore faire - et je repars vers les Tuileries. Après c'est le Trocadéro, où la statue de Joffre regarde celle de Foch - ou est-ce l'inverse ? - de l'autre côté de la Seine, près de l'École militaire. Il y a toujours quelque chose à voir.
Courir, c'est une manière de commencer la journée, un moment pour réfléchir. Je ne me mets pas de musique dans les oreilles, parce que le rythme n'est pas celui de mon corps. Je charge plutôt à l'avance des émissions de radio que je n'ai pas eu le temps d'écouter, notamment La Fabrique de l'Histoire, sur France Culture. Courir permet aussi de découvrir la ville. D'ailleurs, avec mon téléphone, je prends des photos pendant mes trajets. Je photographie beaucoup, les graffs, les collages, tout l'art éphémère condamné à disparaître. En face des Beaux-Arts, par exemple, j'ai repéré un coin qui doit servir de toile aux étudiants. Tous les trois jours, j'y trouve une nouvelle oeuvre... Ce SI à Paris que j'ai découvert la course à pied, il y a dix ans. Même si j'ai toujours plus ou moins fait du sport, ce n'était pas une activité que je pratiquais. J'ai commencé quand un copain m'a proposé de participer au "Vingt Kilomètres de Paris". Je ne me sentais pas très légitime à porter un dossard avec un numéro, mais j'y suis allé. Et j'ai réitéré. Depuis, j'ai participé plusieurs fois au marathon de Paris et au Paris-Versailles. Maintenant je préfère courir seul à Paris et faire des trails en province, des courses de nuit dans la nature. Pour ça, j'ai trouvé ici un excellent terrain d'entraînement : la semaine je monte et je descends les escaliers du Trocadéro, et le week-end, je cours du XVe jusqu'à Montmartre. Très bon pour les jambes.»

MANUELITO MOJICA

Homme de ménage,
Brochant,
XVIIe

6 h. «Je suis heureux quand je pars travailler. Parce que ça veut dire que j'ai du travail ! J'ai même deux emplois : le matin et le soir, je nettoie des bureaux, ici, à Brochant, et les lundi, mercredi et vendredi soir, à Pigalle. Le reste de la journée, entre 9h30 et 17h30, je suis "assistant personnel" dans un cabinet d'avocats. Une sorte d'homme à tout faire qu'on appelle quand on en a besoin. Je fais ça depuis sept ans. Je viens des Philippines, d'une ville à 42 kilomètres de
Manille et je suis arrivé à Paris en 1999. Je ne parle pas encore très bien français, parce que je ne pratique pas assez. J'ai une excuse : j'ai toujours pu parler anglais dans mes différents emplois. Aux Philippines, je n'avais pas de boulot. Vous ne pouvez pas savoir ce que c'est : même si vous êtes diplômé, vous ne trouvez rien ! Alors plutôt que ne rien faire, mieux vaut partir.
Avant de venir en France, j'ai passé dix ans en Arabie Saoudite. Je travaillais pour la famille princière. J'ai connu deux rois, le roi Fahd et le roi Abdullah, et tous les princes et les princesses. Des gens vraiment très gentils. J'étais chauffeur chez eux. Comme je parle l'arabe et l'anglais, je conduisais leurs invités étrangers, souvent des Américains, là où ils voulaient se promener, et je pouvais leur servir d'interprète. Ils sont si riches ! Ils avaient des voitures magnifiques : Suburban, Mercedes, BMW, Ferrari, Lamborghini et deux limousines, une Lincoln et une Cadillac. J'aimais les limousines : c'est si facile de les conduire là-bas ! Les avenues sont très larges, tout est ouvert et les parkings sont immenses et gratuits. Ici, à Paris, je ne sais pas si je pourrais manoeuvrer des voitures pareilles...
(...)

Revue de presse

Stanislas de Haldat a rencontré plus d'une centaine de Parisiens pour composer l'inventaire de la Ville lumière...
En ressort que Dutronc s'est planté : Paris ne s'éveille pas plus qu'il ne s'endort. Parmi les paupières closes, il se trouve toujours un Parisien sur le pavé. Qui prend son tour de garde dans la cave d'un marabout de Barbès, au lobby de l'hôtel Raphael ou dans les coursives de Radio France. Au petit matin, la faune est tout aussi recommandable mais presque plus amère. Il flotte dans le jour qui se lève comme une frustration. Celle de l'amant que l'autre désaime. «Pour ses habitants, Paris est une belle fille... qui se conduit comme une garce !» tranche l'auteur...
Quand les derniers terrains vagues auront été bétonnés, on s'apercevra peut-être que l'air a moins de goût sans sa faune. Alors, il sera temps de parfumer la capitale à l'authentique. Un peu comme on diffuse devant les boulangeries qui ne sentent plus de délicates fragrances de synthèse. (Philibert Humm - Paris-Match, mars 2014)


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