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5.0 étoiles sur 5
LA DESCENTE AUX ENFERS, 12 avril 2007
Le Parrain 2 traite parallèlement de deux histoires : celle de la naissance de la famille Corleone, avec dans le rôle de Don Vito jeune, un Robert de Niro proprement époustouflant, et celle la famille Corleone dirigée par Michael Corleone. Magistralement orchestré, ce récit montre comment Michael pousse l'implacabilité jusqu'à son ultime degré pour sauver sa famille de la trahison, préserver ses intérêts et la faire prospérer. Basé sur des faits réels (le procès du "repenti" Joe Valachi qui révela à l'Amérique de la fin des années 50 l'existence de la Cosa Nostra, la tentative d'implantation de casinos à Cuba dans l'ère immédiatement pré-castriste, le rôle joué par Meyer Lansky dans la "réussite" des Familles), le Parrain 2 est aussi une parabole sur le Pouvoir et ce qu'il exige. Noeud de vipères, hydre tentaculaire, oeuvre de destruction, la famille Corleone fait de son "Capo" un loup chef de meute que rien ne peut arrêter. Une sorte de descente aux Enfers dont seule la mort peut vous affranchir.
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5.0 étoiles sur 5
Une magnifique description de Little Italy et de la Havane, 29 juin 2009
Depuis la mort de Don Vito Corleone, son fils Michael règne sur la famille. Amené à négocier avec la mafia juive, il perd alors le soutien d'un de ses lieutenants, Frankie Pentageli. Echappant de justesse à un attentat, Michael tente de retrouver le coupable, soupçonnant Hyman Roth, le chef de la mafia juive. Vito Corleone, immigrant italien, arrive à New York au début du siècle ; très vite, il devient un des caïds du quartier, utilisant la violence comme moyen de régler toutes les affaires. Seul au départ, il bâtit peu à peu un véritable empire, origine de la fortune de la famille des Corleone. Ce deuxième opus reprend les mêmes ingrédients que le premier "Parrain", et les ressert à la même sauce. On ne s'ennuie pas, même si on peut regretter le rythme plus lent que dans le premier film. Al Pacino joue très bien son rôle, mais la vedette va au jeune Vito Corleone interprété magistralement par Robert de Niro. Ce film, qui aurait pu être un peu ennuyeux par sa longueur et lenteur, sauve les meubles par une interprétation talentueuse, une musique envoûtante, une description superbe de Little Italy (à New York) d'avant guerre, et de la Révolution Castriste à La Havane dans les années 60. Bref, un très grand film qu'il faut avoir vu, légèrement moins halentant que le "Parrain 1", mais excellent néanmoins.
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5.0 étoiles sur 5
Mythologie moderne, 10 octobre 2011
Maintenant qu'il a conquis le pouvoir, Michael Corleone n'a plus qu'un but : le conserver. Son histoire se déroule parallèlement à celle de son père, Vito, un demi-siècle plus tôt, dans le plus célèbre flash-back du cinéma. S'il est une qualité que l'on reconnaît généralement au Parrain 2, c'est d'être la meilleure suite cinématographique. Pour de nombreux fans, ce second opus est même supérieur au premier. Sans être tout à fait sur cette ligne, je trouve néanmoins ce film éblouissant de bout en bout. À partir d'un regret, celui de ne pas avoir pu évoquer la façon dont Vito était devenu Don Corleone, le Parrain, dans son premier film, Coppola a fait une force en réalisant une suite qui est en réalité deux films étroitement imbriqués. La conscience que prend peu à peu Michael que le pouvoir isole et déshumanise est à mettre en parallèle avec le cheminement intérieur de son père, petit sicilien broyé par la violence de son temps et de son lieu et qui ne pourra pourtant se construire que dans la même violence ailleurs (aux États-Unis). Magie d'un scénario "hélicoïdal" puisque tournant constamment d'une époque à l'autre, splendeur des reconstitutions - New York au début du 20e siècle, La Havane à la veille de la révolution castriste -, élégance de la mise en scène, tout concourt à faire de ce film un pur chef d'oeuvre. Révélation du Parrain 1, Al Pacino confirme son aura dans cette suite où il est magistral. Mais la révélation vient cette fois de Robert De Niro, dans le rôle du père, jeune (Marlon Brando dans le premier film). La grande réussite de cette saga n'est pas de nous rendre des mafiosos sympathiques - ils ne cessent jamais de nous effrayer par leur déchaînement de violence - mais dans le fait de nous rappeler que derrière des monstres, il y a toujours - et malgré tout - des hommes.
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