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Le Passager
 
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Le Passager [Format Kindle]

Jean-Christophe Grangé
3.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (119 commentaires client)

Prix Kindle : EUR 17,99 TTC & envoi gratuit via réseau sans fil par Amazon Whispernet
Le prix a été fixé par l'éditeur.

Formats

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Descriptions du produit

Extrait

LA SONNERIE pénétra sa conscience comme une aiguille brûlante.
Il rêvait d'un mur éclaboussé de soleil. Il marchait en suivant son ombre le long de la paroi blanche. Le mur n'avait ni début ni fin. Le mur était l'univers. Lisse, éblouissant, indifférent...
La sonnerie, à nouveau.
Il ouvrit les yeux. Découvrit les chiffres luminescents du réveil à quartz posé près de lui. 4 : 02. Il se leva sur un coude. Chercha à tâtons le combiné. Sa main ne rencontra que le vide. Il se souvint qu'il était dans la salle de repos. Il palpa les poches de sa blouse, trouva son portable. Regarda l'écran. Il ne connaissait pas le numéro. Il décrocha sans répondre.
Une voix coula dans la pièce obscure :
- Docteur Freire ? Il ne répondit pas.
- Vous êtes le docteur Mathias Freire, le psychiatre de garde ? La voix lui paraissait lointaine. Le rêve encore. Le mur, la lumière blanche, l'ombre...
- C'est moi, dit-il enfin.
- Je suis le docteur Fillon. Je suis de garde dans le quartier Saint-Jean Belcier.
- Pourquoi vous m'appelez à ce numéro ?
- C'est celui qu'on m'a donné. Ça ne vous dérange pas ?
Ses yeux s'habituaient aux ténèbres. Le négatoscope. Le bureau de métal. L'armoire à médicaments, fermée à double tour. La salle de repos n'était qu'un cabinet de consultation dont on avait éteint la lumière. Il dormait sur la table d'examen.
- Qu'est-ce qui se passe ? grommela-t-il en se redressant.
- Une histoire bizarre à la gare Saint-Jean. Les vigiles ont surpris un homme aux environs de minuit. Un vagabond caché dans un poste de graissage, sur les voies ferrées.
Le médecin avait l'air tendu. Freire fixa encore le réveil : 4 : 05.
- Ils l'ont emmené à l'infirmerie puis ils ont contacté le commissariat des Capucins. Les flics l'ont embarqué et m'ont appelé. Je l'ai examiné là-bas.
- Il est blessé ?
-Non. Mais il a complètement perdu la mémoire. C'est impressionnant. Freire bâilla :
- Il ne simule pas ?
- C'est vous le spécialiste. Mais je ne crois pas, non. Il a l'air totalement... ailleurs. Ou plutôt nulle part.
- Les flics vont m'appeler ?
- Non. Une patrouille de la Bac vous amène le gars.
- Merci, fit-il sur un ton ironique.
- Je ne plaisante pas. Vous pouvez l'aider. J'en suis sûr.
- Vous avez rédigé un certificat médical ?
- Il l'apporte avec lui. Bonne chance.
L'homme raccrocha, pressé d'en finir. Mathias Freire demeura immobile. La tonalité vrillait son tympan dans l'obscurité. Décidément, ce n'était pas sa nuit. Les festivités avaient commencé à 21 heures. Au pavillon des HO, les Hospitalisés d'Office, un entrant avait chié dans sa chambre et bouffé ses excréments avant de briser le poignet d'un infirmier. Trente minutes plus tard, une schizophrène s'était ouvert les veines avec des fragments de linoléum dans l'unité Ouest. Freire avait supervisé les premiers soins puis l'avait transférée au CHU Pellegrin.

Revue de presse

Rocambolesque ? Certes. Mais Grangé réussit le tour de force de tenir en haleine le lecteur à travers la course contre la mort de ses personnages, diablement attachants. (Marianne Payot - L'Express, septembre 2011 )

C'est donc la fuite d'un homme qui, les polices aux trousses, enquête sur sa propre identité. Pourchassé au présent, il remonte dans le temps. C'est efficace, comme préscénarisé pour le cinéma, avec les vertus de ce que les Anglais appellent un "page turner" - un livre qu'on ne lâche pas une fois ouvert. Loin des habiles niaiseries d'un Marc Levy ou d'un Guillaume Musso, Le passager est un vrai polar. Qu'il décrive la minutie des procédures policières ou le sous-monde des clochards marseillais, Grangé se distingue par la documentation, le réalisme et, finalement, une forme de séduction. (Marc Lambron - Le Point du 8 septembre 2011 )

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 986 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 756 pages
  • Pagination - ISBN de l'édition imprimée de référence : 2226221328
  • Editeur : Albin Michel (31 août 2011)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B005OQDE4E
  • Moyenne des commentaires client : 3.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (119 commentaires client)
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Commentaires en ligne 

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28 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 He be !!! 18 novembre 2011
Par Etoile Alchimique TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché
Je n'étais pas habituée à ce genre de thriller (plutôt branchée romans historiques, philosophique, initiatiques et autres...) et j'avais un peu souci que ce soit trop violent.... Résumé en dos de page sobre de chez sobre... mais à chaque fois que je mettais les pieds dans une librairie, je tombais sur ce livre, ici en conseil personnalisé aussi.. mince je me suis dit, il faut tester... vala pour la petite histoire...

He be........... j'ai adorrrrrrrrrrrrrrrré !!! Je dirais.. magnifique, fantastique, j'ai été soulevée (sisi) emportée par l'histoire, on ne s'ennuie pas une demie seconde et on en redemande, bien ficelé, bien tourné, palpitant et des violences "supportables" et tout à fait cohérentes avec le scénario... on en ressort pas indemne.......... plusieurs jours après, j'y pensais encore, non pas choquée... mais tellement impliquée dans l'histoire de notre... Freire, Janusz, Chaplain......
Tellement original je ne sais comment le cataloguer, ce n'est pas un policier, ni un historique... un bon thriller qui nous fait oublier jusqu'à notre prénom.. (:-))
J'encourage vivement à la lecture de ce chef d'oeuvre... pour moi c'en est un... Je ne connaissais pas l'auteur.. je dis.. chapeau bas l'artiste !
Il existe pour notre plus grand plaisir, des auteurs, des êtres humains sur cette terre, avec des talents géniaux qui vous font vibrer à travers des mots...
c'est géant !
Quand j'ai refermé le bouquin, j'étais toute chose...... presque triste d'être arrivée au bout... après cela... avec quoi je peux enchaîner ?? :-)
Bonne lecture à tous !
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
Par PHIL007 COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:Poche
Je m'apprêtais à lire les 750 pages de ce roman quand, au début de ma lecture, j'ai vacillé.

Trouver, à la première page du texte, le rêve d'un psychiatre de garde à l'hôpital et retrouver, une quinzaine de pages plus loin, le même rêve chez un malade de ce psychiatre qui, de plus, lui a été confié par la police parce qu'amnésique et suspect, c'était beaucoup pour moi, même si l'auteur évoque la théorie de la synchronicité de Carl Jung (p.26).

Je me suis accroché, mon intérêt s'est éveillé rapidement, puis j'ai été happé et finalement captivé, totalement captivé, par l'action et les personnages.

L'art du suspense est ici étonnant, les pistes vraies et fausses en même se succèdent à un rythme haletant. L'inventivité du personnage principal, au début le psychiatre Mathias Freire, pour réagir face aux pièges qui se multiplient devant lui est exceptionnelle (parfois avec un peu d'exagération mais qu'importe, je suis scotché !).

Le lecteur vit d'autant mieux ses aventures qu'il n'en sait pas plus que ce personnage étonnant, à la fois accusé de crime et proie de gens qui le menacent sans qu'il comprenne pourquoi, consulté par la police qui lui demande conseil avant qu'il ne devienne suspect. Dans ce tourbillon interviennent des personnages divers, mais surtout la police et l'OPJ Anaïs qui, comme l'homme qu'elle va être amenée à traquer, a un passé douloureux et en garde des stigmates psychologiques.

Mathias, psychiatre, va être amené à s'interroger non seulement sur l'enquête qui commence presque au début du livre mais aussi sur son identité personnelle. On le poursuit, mais il ignore pourquoi. Il se demande alors ce qu'il a fait et, plus grave, qui il est. Cette quête de l'identité est le thème majeur de ce roman.

Au fur et à mesure que l'action avance et qu'il croit enfin tenir le fil conducteur sur sa vie, quelque chose arrive et tout est à reprendre. C'est un peu comme ces poupées russes qui s'emboîtent : il faut longtemps pour arriver à la dernière. Cette quête d'identité initiale emmène Mathias dans des lieux bien différents. Jean-Christophe Grangé n'a pas l'habitude d'atténuer les choses : il appelle un chat un chat. Les crimes qui suivent le premier ont un aspect rituel mythologique qui leur donne un caractère mystique. La sensibilité du lecteur n'est pas ménagée lors de la description des bagarres sanglantes, des mutilations et surtout de la cruauté et de la lâcheté.

L'auteur utilise une langue forte et imagée. On en a l'illustration dès la première phrase qui décrit le réveil brutal du médecin de garde : « La sonnerie pénétra sa conscience comme une aiguille brulante » ou, tout à la fin, avec cette phrase lapidaire : « Il n'était qu'un dégât parmi les autres ».

Jean-Christophe Grangé utilise avec maestria tous les ressorts dramatiques possibles dans ce thriller. La police, les zonards, les tueurs à gages, une organisation trouble (« Mêtis »), la torture (on pense au cas du père d'Anaïs). Tout est fait pour provoquer l'angoisse de Mathias et, par ricochet, celle du lecteur. Les épreuves sont incessantes et la réalité de la vie assez triste.

Les recherches de tous les pouvoirs, sous toutes les latitudes, pour arriver à plus de pouvoir encore en cherchant à agir sur la psychologie et l'esprit humains sont évoquées. Il en est de même de beaucoup de dangers que l'on pressent comme de réelles menaces pour l'humanité. « On est en guerre » affirme le père d'Anaïs pour qui la bombe atomique semble anodine désormais par rapport à ce que risquent de permettre les recherches sur de cobayes humains plus ou moins transformés.

L'auteur utilise très habilement le symbolisme et les mythes. Des questions sous-jacentes sont précisément posées et atteignent une profondeur que je qualifierais de métaphysique.

Jean-Christophe Grangé ne se complait pas pour autant dans des considérations vagues et obscures. Il a un sens évident de la psychologie et de l'Humanité. Sa lucidité apparaît quand il donne cette définition :
« Le psychiatre, c'était ça. Ecoper une barque qui coule avec un dé à coudre » (p. 15)
Ou lorsqu'il évoque les mystères des réactions humaines :
« Il y a des enfants battus qui deviennent fous. Et d'autres qui ne le deviennent jamais. Personne ne peut expliquer cette différence. La nature plus ou moins poreuse de l'âme qui laisse entrer l'angoisse, la souffrance, le mal être » (p. 164).

La quête déjà essentielles d'identité se double d'une réflexion sur la gémellité et va même plus loin en abordant la problématique de la dualité. Il suffit de lire les noms : Freire (frère), Janusz (Janus, dieux romain, était gardien des portes dont il surveillait les entrées et les sorties. Il présidait aux commencements et aux passages. Il était représenté avec deux visages, l'un tourné vers le passé et l'autre tourné vers le futur), Narcisse (le mythe de Narcisse qui voit son double en image en se regardant dans l'eau), Nono (il faut retenir le doublement de la syllabe).

Rien ne simplifie cette quête de la vraie identité et Mathias veut trouver l'initiale, ne plus être, selon le leitmotiv du livre, ce «passager sans bagage».

Cette recherche angoissante et angoissée, menée sans interruption et à vive allure avec des péripéties très diverses, entraîne le lecteur dans la quête du héros. Avec lui, nous cherchons. Avec lui nous souffrons. Avec lui, nous essayons d'échapper à cet étouffement.
« Il était seul, perdu, mais libre » (p.182).
Nous comprenons qu'il veuille SAVOIR, quitte à ce qu'il découvre qu'il est un criminel et soit arrêté. Il veut une confirmation quelle qu'elle soit. Il lui arrive d'éclater en sanglots, cherchant « une confirmation, une seule, même du pire » (p. 176) pour ne plus être « un passager des brumes ».

Car ce n'est pas la certitude qui tue, c'est le doute.

Le lecteur est lui aussi déchiré, déboussolé, en symbiose avec le personnage et son malheur. Tous ces éléments, tous ces bouleversement, le lecteur espère qu'ils vont trouver une résolution, se regrouper même s'il se demande bien comment.

Et c'est le final, splendide et étonnant, dans une atmosphère de délire où se mêlent la folie des hommes et la démesure de la nature.

La tempête fait rage au dehors. On découvre le démiurge fou qui a tout manigancé, tout se regroupe : les thèmes mythologiques sont éclairés, on comprend ce qui a pu se passer et les deux personnages principaux comprennent eux aussi. Mais que va-t-il advenir de ceux que l'on appelle maintenant Orphée et Eurydice ? L'angoisse est à son apogée. Le sentiment du destin antique (le « factum », cette loi supérieure qui mène les êtres et les évènements vers une certaine fin fatale) nous bouleverse.

Après avoir appris qui il est et ce qui lui est arrivé par une volonté extérieure qui pesait sur lui, Mathias va-t-il vivre, mourir ?

Les derniers mots du livre sont une réponse prodigieuse. Le mot de Sisyphe, employé une seule fois dans le roman (p. 349), presque comme par hasard, résonne à nos oreilles.

Longtemps...
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29 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Trepident jusqu'à la fin 1 août 2011
Par JL. TOP 1000 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:Broché|Commentaire Amazon Vine™ (De quoi s'agit-il?)
On ne s'ennui pas une seconde avec ce livre , chaque page tournée est quasiment un rebondissement...!
L'action se déroule en fin des années 2010, en France. Le personnage principale du Roman a des pertes de mémoire, il est à la recherche de son identité, il mène une enquête tout au long du récit pour reconstituer son identité, lesquelles emènent le lecteur dans des lieux d'action aussi variés qu'inattendus. Un meurtre dont il est le suspect fera l'objet d'une enquête policière qui se prolongera jusqu'aux dernières pages, avec multiples rebondissements, auxquels s'ajoutent d'autres meurtres. Le personnage principale est la proie à la fois de tueur et de la police. A chaque chapitre, un fait nouveau vient pigmenter ce roman qui en fait un vrai polar et qui tient le lecteur en haleine de bout en bout !
Ce livre est vraiment passionnant ! Chapeau !
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3.0 étoiles sur 5 Grangé un peu moins sombrequ'à l'habitude.
Personnages toujours aussi bien développés et complexes, mais finale qui nous laisse un peu sur notre appétit. Bon thriller de vacances.
Publié il y a 27 jours par Leo Breton
4.0 étoiles sur 5 Le Passager
C'est une idée très originale. Il y a rebond après rebond. Je n'aurai pas terminé l'histoire de cette façon mais ce n'est pas moi l'auteur.
Publié il y a 29 jours par Morisot Monique
5.0 étoiles sur 5 impressionnant
plus tout a fait le meme grangé.. mais on lit ce roman d'une traite..on ne s'ennuie pas une seconde! on découvre l'univers de la psychiatrie avec delectation.
Publié il y a 1 mois par herlin catherine
5.0 étoiles sur 5 Livre au suspense haletant
A recommander hautement aux lecteurs avides de suspense, de rebondissements, de dépaysement... Lire la suite
Publié il y a 1 mois par Jean Pierre Abel
3.0 étoiles sur 5 denouement "tiré par les cheveux"
L'intrigue est bien pensée, on s'attend à du pur "Grangé" mais la fin est décevante! Lire la suite
Publié il y a 2 mois par xela84
3.0 étoiles sur 5 bon état mais !!!!
bien bon état mais j'ai déjà eu aussi bien et mème mieux une matière marron café ou chocolat a souillée deux pages et n'avait pas... Lire la suite
Publié il y a 2 mois par CHAVIGNIER
5.0 étoiles sur 5 Haletant!
Du suspens jusqu'à la fin comme d'habitude! On commence et on a du mal à décrocher comme pour chaque livre de Grangé
Publié il y a 2 mois par Cass64
3.0 étoiles sur 5 Un bon livre mais une pointe de déception
Tout au long du livre, l'histoire est très prenante, voire passionnante mais le dénouement est un peu décevant, trop rapide, presque bâclé. Lire la suite
Publié il y a 3 mois par Leslie
5.0 étoiles sur 5 Premier contact
Ce livre m'a été recommandé par un ami et depuis j'ai lu tous les livres de l'auteur
Personnages attachants ,beau livre on ne le lâche pas !
Publié il y a 3 mois par eve13
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