| ||||||||||||||||||
L'incendie du Pavillon d'Or en juillet 1950 anéantissait un trésor national. En explorant les méandres psychologiques du jeune Mizoguchi, Yukio Mishima établit le mobile d'un crime qui ébranla le Japon. En arrière-plan, l'auteur livre sa vision philosophique du Beau absolu. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
33 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'un des meilleurs Mishima,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Pavillon d'or (Poche)
Ce roman est une pure merveille.C'est un des mishima les plus facile et un des plus charmant. J'ai commencé par celui-là et ne me suis pas arrété depuis. A conseiller à ceux qui n'ont pas forcément la fibre "japonisante", c'est une excellente entrée en matière. Une très belle rélexion sur l'esthétique dans le monde et le regard que l'homme peut porter sur la beauté dans le monde. On comprend mieux avec ce livre que nous ne sommes pas tous identiques et on comprend mieux certains actes de folie sans les cautionner. Je vous souhaite une très bonne lecture. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Les mobiles d'un crime contre le patrimoine de l'humanité,
Par Nastasia Buergo (c'est fini) "découragée par ... (désormais sur www.babelio.com/monprofil.php?id_user=46049) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Pavillon d'or (Poche)
Yukio Mishima (ou l'inverse si l'on veut faire plus japonais) est parti d'un fait divers réel, à savoir l'incendie du célèbre et vénérable pavillon d'or de Kyôto par un novice quelque peu déséquilibré en 1950, pour en faire un roman initiatique d'une grande subtilité et absolument dépourvu de manichéisme. Il faut rappeler que Mishima avait 25 ans au moment des faits et que l'incendiaire en avait 21, donc, qu'ils appartenaient quasiment à la même génération, ce qui a permis à l'auteur d'injecter multiples influences qu'il était capable de puiser chez lui ou certaines de ses connaissances pour forger un personnage crédible en s'appuyant sur les quelques éléments réels de la biographie du bonze novice qui se rendit coupable de ce sacrilège. C'est donc un lent et vacillant cheminement auquel nous invite Mishima sur les traces d'un adolescent frappé d'une infirmité d'élocution, qui se sait laid, qui déteste sa mère et a perdu son père, lequel, lui-même prêtre zen lui a transmis un véritable sens de la vénération pour la beauté incomparable du pavillon d'or. A la mort de son père, le prieur (principal religieux du temple où figure le pavillon d'or) recueille le jeune adolescent, étant un ami du père et lui ayant assuré de veiller sur lui. Ainsi, notre adolescent torturé devient novice au temple et peut contempler à loisir ce bijoux de raffinement et de fascination qu'est le pavillon d'or. Il va se lier à deux amis, qui symboliseront le yin et le yang du jeune homme. Tsurukawa, d'une part, sorte de génie bienveillant qui arrive à percevoir les bons côtés du jeune bonze derrière ses infirmités et ses frustrations, tentant ainsi de les magnifier. D'autre part, Kashiwagi, sorte de côté obscur, génie malveillant, qui sous prétexte de libération pousse son ami vers la dépravation. On verra donc le jeune bonze tiraillé jusqu'au plus profond de son âme entre le côté lumineux et le côté obscur, adolescent mal dans sa peau, complexé dans sa chair, mal dans le monde, épris de beauté mais s'en sentant exclus, la recevant même comme une injure, faisant ressortir sa propre laideur, tant physique que spirituelle jusqu'à lui devenir insupportable. La pavillon d'or cristallise tout ce qui, à ses yeux, est le summum du beau, donc ce qui l'empêche de vivre. En somme, un beau roman sous forme de récit à la première personne, très psychologique où, au détours de quelques passages on devine un Japon d'après guerre, ruiné économiquement, gangrené par le marché noir et humilié par la présence des militaires américains. J'en terminerai en vous offrant deux passages qui soulignent à mes yeux la substance principale de l'œuvre:"Les infirmes, comme les jolies femmes, sont las d'être regardés; ils ont la nausée de vivre continuellement cernés par le regard des autres, et c'est de leur existence même qu'ils chargent le regard qu'ils renvoient aux autres." "Kashiwagi, lui, m'avait le premier enseigné la voie détournée et ténébreuse par où prendre la vie à revers. A première vue, cela paraissait mener droit à la destruction; en réalité, cela foisonnait d'inattendus stratagèmes, métamorphosait la couardise en courage: c'était une sorte d'alchimie par laquelle ce que nous appelons vice redevenait ce qu'originellement il est: de l'énergie à l'état pur." Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
A lire,
Par Esther (Dallas, Etats-Unis) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Pavillon d'or (Poche)
C'est un livre a ne pas manquer! L'auteur s'est base sur des fait reels et en a tire une histoire tout a fait sublime. Beaucoup de contemplations, ce qui est tres japonais, d'ou une bonne lecture, permettant de s'approcher un peu plus de la mentalite japonaise. Tres bonne traduction.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|