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Le Perroquet de Budapest
 
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Le Perroquet de Budapest [Broché]

André Lorant
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Descriptions du produit

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Voilà un voyage à travers Budapest et à travers le temps. Une quête des origines qui ne va pas sans faire mal, un retour vers le passé, éternel, car "revisiter des années de l'enfance ne connaît pas de fin". Issu d'une famille bourgeoise juive, André Lorant a quitté Budapest à l'âge de vingt-cinq ans, en 1956. Après l'invasion allemande de la Seconde Guerre mondiale, après l'intervention soviétique… Quelque quarante années plus tard, celui qui sera devenu en France l'un des plus grands spécialiste de Balzac, revient sur les traces de sa jeunesse, en passant par Vienne et Venise. Le retour dans la capitale hongroise est l'occasion de relater l'arrachement à la terre natale, d'évoquer les siens, de convoquer l'histoire familiale dans l'Histoire. Au creux de cette symphonie nostalgique marquée par la tristesse et le sentiment de gâchis, c'est là toute une mémoire vive et écorchée où se bousculent les pâtisseries hongroises, les arrière-cours, les petites ruelles pavées, les thermes des bains Gellért, Béla Bartok et Teréz, l'ancienne bonne de la maison, douce figure maternelle parmi d'autres… Il ne restera peut-être à la fin qu'une tapisserie ornée d'un perroquet jaune au bec mauve, tissée par la propre mère de l'auteur-narrateur, dont elle le recouvrait quand il était gamin… avant de devenir le symbole de cet album de souvenirs construit en échos. --Céline Darner

Présentation de l'éditeur

André Lorant est né en 1930 à Budapest dans une famille de la bourgeoisie juive aisée. Son grand-père paternel commença le processus d'intégration en magyarisant leur nom « Lowenstein >, en Lorant Son père, figure centrale du récit, grand séducteur, entrepreneur épris de démesure, voulut participer de la modernisation de son pays en reconstruisant le centre de Budapest.
Très tôt, l'enfant parle plusieurs langues avec une nette prédilection pour le français. Baptisé à sa naissance (peu avant leur mariage, ses parents s'étaient convertis au catholicisme), il poursuit sa scolarité chez les piaristes. En 1940, apparaissent les premiers symptômes de la maladie de son père qui meurt en 1944, l'année où les allemands envahissent la Hongrie. Leur judéité, qu'ils avaient tant voulu occultée, les rattrape: leurs biens sont confisqués en même temps que le port de l'étoile jaune leur est imposé.
En 1945, les troupes soviétiques libèrent Budapest. Avec le communisme, ce n'est plus la judéité qui leur joue des tours, mais leur appartenance sociale. 1956 trouve André Lorant enseignant avec enthousiasme le français et la culture française. Le régime semble se libéraliser, pourtant le Parti le déclare « ennemi > de la classe ouvrière ; il quitte alors clandestinement son pays.
A peine a-t-il posé le pied en Autriche, qu'une rencontre oriente son destin :
« Je liai conversation avec un beau jeune homme. (.../...) Et nous avons parlé d'opéra, notre passion commune. J'avais l'impression de renouer un entretien interrompu très peu de temps auparavant. Il s'est présenté: Wolfgang, prince de Liechtenstein. "Que puis-je faire pour vous ?" m'a-t-il demandé. "Nous procurer des places à l'Opéra de Vienne", ai je répondu. "Quelle bonne idée ! Partons pour Vienne, Don Giovanni est à l'affiche." Il nous fit quitter le camp et, habitué des loges, nous accompagna au dernier balcon de l'Opéra rouvert depuis quelque six ans. C’est ainsi que, encore vêtu de mon pantalon crotté et d'une chemise sale, je me suis retrouvé immergé dans mon "élément natif', la musique de Mozart, admirablement servie par Paul Schôffler, Erich Kunz, Anton Dermota, Ludwig Weber, Sena Jurinac, Hilde Güden. J'ai puisé toutes les énergies dans cet événement exceptionnel, qui s'inscrivait pourtant naturellement dans le prolongement de mes préoccupations intellectuelles et ravivait mes plaisirs les plus chers. C'est là que je décidai que, tout en affrontant la perte de mon statut social, alors que je frappais à la porte du monde occidental, je ne renoncerais pas un instant à mon état de bourgeois d'Europe centrale, certes bourré de complexes mais bien élevé, non pas cultivé mais disposé au beau et qui s'entretiendrait avec ses interlocuteurs en différentes langues pour renouer avec les traditions du cosmos politique d'avant-guerre. »

André Lorant s'installe en France, et devient l'un des spécialistes de Balzac. Professeur émérite à l'université de Paris XII, il est responsable de l'édition de plusieurs romans de Balzac, notamment des premiers romans (1822-1825).
En 1997, il part pour Budapest afin de renouer avec sa jeunesse. À chaque étape du pèlerinage, la distance grandit et se transforme en indifférence. C'est seulement à son retour en France, devant la page blanche, que l'émotion jaillit. Le Perroquet de Budapest est le récit écrit en français, passée au tamis de la psychanalyse, d'une enfance vécue en hongrois et revisitée.
Une écriture souple, un chassé-croisé avec les temps et la musique, non dépourvu d'auto ironie, pour traduire un sentiment d'amour haine exacerbé .a l'égard de la Hongrie qui lui avait tout donné pour tout lui reprendre.

Quatrième de couverture

André Lorant est né en 1930 à Budapest dans une famille de la bourgeoisie aisée. En 1944, l'invasion de la Hongrie par l'Allemagne ne lui permet plus d'ignorer ses origine juives : sa famille est dépouillée de ses biens et porte l'étoile jaune. Après l'avènement du régime communiste, ce sont ses origines sociales qu'on ne lui pardonne pas. Déclaré « ennemi de la classe ouvrière », il est renvoyé en 1956 de l'université. Il choisit alors l'exil, passe clandestinement la frontière, s'installe en France, et devient l'un des spécialistes de Balzac. Aujourd'hui, il est professeur émérite à Paris XII où il a enseigné la littérature comparée.
En 1997, il décide de renouer avec sa jeunesse, mais le choc est trop fort. À chaque étape du pèlerinage, la nécessaire distance se mue en une sorte d'indifférence. C'est de retour à Paris, chez lui, devant sa page blanche, que l'émotion jaillit. Le Perroquet de Budapest est le récit de cette enfance revisitée. Un chassé-croisé entre les temps, la littérature et la musique transcrit magnifiquement les sentiments d'amour-haine exacerbés à l'égard de la Hongrie, qui lui avait tout donné pour tout lui reprendre.
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