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5.0 étoiles sur 5
voyager sans bouger, 16 avril 2004
Par Un client
Le Phare est un de mes albmus préférés, je l'ai encore écouté tout à l'heure, il va bien avec la pluie. Ce que j'aime c'est le mélange de mélancolie et d'espoir que nous fait ressentir ce compositeur incroyablement doué. Monochrome est pour moi une des chansons les plus magnifiques qu'un être humain a pu créer.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La petite musique qui a tout d'une grande, 2 septembre 2000
Difficile de classer ce disque epoustouflant.Musique celtique,neoclassique,varietes,B.O.F,rock,musiques du monde,cet album est un peu tout a la fois. Tiersen,multi-instrumentiste talentueux, perfectionne avec "Le Phare" l'univers si particulier qu'il avait su creer avec "La Valse des Monstres" et "La Rue des Cascades":une musique a la fois intimiste,authentique,sophistiquée et entrainante qui s'offre a l'auditeur comme un revelateur d'emotions,une sorte de bande originale eclairant ses souvenirs ou ses reves...un phare en quelque sorte. Une reference!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une brise musicale lumineuse venue de l'ouest : délicat, gouailleur et attachant., 6 décembre 2007
Yann Tiersen est inclassable.
Il ne se contente pas d'une simple relecture de son héritage folklorique breton, aussi noble et assumé soit-il (sa musique n'a au final rien à voir avec de la musique « régionnaliste ») mais en virtuose multi-instrumentiste, il cultive un sens de la ritournelle avec audace et subtilité, pour créer de remarquables saynètes intemporelles - jamais ringardes.
Dans son troisième (et meilleur ?) album, « Le Phare », Tiersen n'impose rien, mais suggère. Avec une légère patte cinématographique. « Le Phare » éclaire des mystères de sa lumière éblouissante et met les nôtres en lumière, en filmant des pans de vie entiers, en plan fixe ou zoomés. « Le Phare » réconcilie tous les âges. « Le Phare »nous embarque dans une curieuse traversée : un navire a fait naufrage, une noyée s'y est perdue. A terre, des rires d'enfants à vélo, une poignée de vieux assis sur un banc; en mer, la tempête qui éclate au loin. Le faisceau du phare balaye la mer et la terre, en éclairant quelques fragments de nos vies intimes, photographies de souvenirs poussiéreux mais impérissables, en forme de croissant nostalgique. Tout cela grâce à la toile d'araignée tissée par les innombrables instruments utilisés dans le disque : un violon frénétique et un piano songeur, quelques témoins de notre enfance (le toy piano !) et autres sons symboliques de notre vie quotidienne (bruits de casseroles et de marmites, une machine à écrire), alors que le silence y a aussi toute sa place.
Dans une atmosphère touchante, fragile et délicate, ce disque lumineux nous offre 14 voyages poétiques avec l'habileté d'un artiste méticuleux - qui y invite à l'occasion quelques amis, dont un Dominique A particulièrement habité sur le titre « Monochrome ».
Yann Tiersen est inclassable.
Il est comme « Le Phare » qui brille par sa solitude et son isolement : hors des circuits, des courants de mode et du temps, Tiersen est une comète dans le spectre musical des productions actuelles, et enfermé dans son brillant paysage musical intérieur. Sa musique, définitivement reconnaissable entre mille, saute les frontières, pour mieux respecter ses influences (du rock au classique, en passant par les chants tziganes, la goguenardise de certains textes français) et pour bâtir une combinaison définitivement détachée, personnelle, et terriblement attachante.
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