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Le Pont des Soupirs [Broché]

Richard Russo , Jean-Luc Piningre
3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
Prix conseillé : EUR 25,40
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Description de l'ouvrage

4 septembre 2008 Quai Voltaire
Louis C. Lynch, dit Lucy, a toujours vécu à Thomaston, une petite bourgade proche de New York. D'un père optimiste et d'une mère tyrannique, il a hérité un «empire» de petits commerces, qu'il s'apprête à léguer à son fils unique.
Tandis que sa femme Sarah prépare leur premier vrai voyage, un séjour à Venise où ils espèrent retrouver leur plus vieil ami, Bobby Marconi, devenu un peintre de renom, Lucy met la dernière touche à l'histoire de sa vie. Une existence marquée par un drame d'enfance qui le hante encore.
Poids des origines, violence des désirs inassouvis, frustrations du couple, turpitudes de la vie provinciale, tels sont les thèmes qu'explore Richard Russo dans cet ample roman, où se rejoignent l'intime et l'universel.

Richard Russo est né en 1949 aux Etats-Unis. Après avoir longtemps enseigné la littérature à l'université, Use consacre désormais à l'écriture de scénarios et de romans. Après Un homme presque parfait, adapté au cinéma par Robert Benton, avec Paul Neruman et Melanie Griffith, et Un rôle qui me convient, Le Déclin de l'empire Whiting a été récompensé par le prix Pulitzer et élu roman de l'année par le magazine Time. Depuis, Richard Russo a publié un recueil de nouvelles, Le Phare de Monhegan, et un roman, Quatre saisons à Mohawk, tous parus à Quai Voltaire

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Descriptions du produit

Extrait

BERMAN COURT

D'abord les faits.
Je m'appelle Louis Charles Lynch. J'ai soixante ans et j'en aurai bientôt vécu quarante avec la même femme adorable. Je ne suis peut-être pas quelqu'un de passionnant, mais je suis au moins un mari dévoué. Je suis aussi très attaché à notre fils, Owen, qui est maintenant grand et marié. Owen n'a pas d'enfants et son épouse et lui n'en auront, hélas, sans doute jamais. Avant lui, nous avions espéré une fille, mais ce bonheur nous a été refusé. Sarah avait fait une fausse couche au quatrième mois de sa grossesse après un accident de voiture. Il y a longtemps de cela, mais elle pense toujours à cet enfant, et moi aussi.
Le plus étonnant dans ma vie est qu'elle s'est déroulée presque d'un bout à l'autre dans la même petite ville du nord de l'État de New York. Cela paraît assez incroyable aujourd'hui. Mes beaux-parents s'étaient établis ici quand Sarah était gamine, et elle garde peu de souvenirs antérieurs à Thomaston. Sa situation ne diffère guère de la mienne. Quand on leur dit qu'on a toujours vécu dans ce coin, certaines personnes semblent vraiment navrées pour nous. Comme si, isolés, nous nous étions volontairement privés d'expériences et de plaisirs. Si j'affirme le contraire, leurs sourires entendus impliquent que nous avons été les jouets d'une illusion, laquelle nous a permis de ne pas comprendre notre douleur. Je leur rappelle que, jusqu'à récemment, la vaste majorité des gens habitaient toute leur vie au même endroit, et que bien d'autres choses peuvent refermer les horizons : la pauvreté, la maladie, l'ignorance, la solitude, le manque de foi ou de courage, et j'en passe. Il est probable que ma femme aurait voyagé davantage si elle avait épousé un autre homme. Mais c'est en sédentaire que j'ai pu être un compagnon loyal, indéfectible, à défaut d'être exaltant, comme je l'ai déjà dit. Elle connaît tous les arguments, philosophiques ou pas, par lesquels je justifie cet immobilisme. Ils résument, selon elle, une tendance naturelle - certes rationalisée - à l'inertie. Sarah a peut-être raison. Cela étant, je ne crois pas qu'elle ait été mal­heureuse avec moi. Elle m'aime, elle aime Owen, ainsi, je pense, que notre vie simple et agréable. Elle me l'a confirmé il n'y a pas longtemps quand elle a eu peur, brusquement, de perdre la sienne et que, fou d'inquiétude, je lui ai demandé si elle avait des regrets.

Revue de presse

Règne ici un climat de tendresse désolée. Sur les pages de ce livre viennent s'échouer les grandes et vaines illusions de la vie, les bonheurs inassouvis, les amours réfrénées, les désespoirs modestes... Très peu d'écrivains sont aujourd'hui aussi généreux que Richard Russo. Il crée des mondes. Il nous les impose. C'est tout. C'est énorme. (Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 4 septembre 2008 )

Une ville à la dérive, des personnages attachants : voici le roman idéal pour les longues soirées d'hiver...
Il dépeint sans excès une Amérique en crise, des villes autrefois prospères qui sombrent dans l'ennui et se vident de leur âme...
Russo brasse les thèmes qui nous touchent. Les rapports père-fils, mère-fille, les rêves de chacun, les sacrifices qu'on est prêt à consentir, les renoncements, les frustrations, la colère. Ça se passe dans l'Amérique profonde et pourtant ça nous touche comme si Lucy et les autres pouvaient, à tout moment, frapper à notre porte. Et on leur ouvrirait, bien sûr... (Bruno Corty - Le Figaro du 18 décembre 2008 )

Détails sur le produit

  • Broché: 736 pages
  • Editeur : Quai Voltaire (4 septembre 2008)
  • Collection : Quai Voltaire
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2710330024
  • ISBN-13: 978-2710330028
  • Dimensions du produit: 21,8 x 13,6 x 3,8 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 359.243 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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4.0 étoiles sur 5 Richard Russo, scruteur d'âmes 24 octobre 2008
Par Woland TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché
Le Pont des Soupirs s'apparente à une chronique provinciale états-unienne relatant les vicissitudes croisées des Lynch, Marconi, Berg et Mock durant un demi siècle dans la petite bourgade de Thomaston.

Le Pont des Soupirs, illustre pont vénitien reliant les anciennes geôles au Palais des Doges où se règlaient les affaires judiciaires, présente la particularité d'être un pont fermé emprunté par les prisonniers exhalant leurs ténébreux soupirs avant l'emprisonnement.
La sentimentalité de l'oeuvre ploie sous le faix des remords, regrets et peines exprimés par Lucy Lynch (l'un des principaux protagonistes exhumant ses souvenirs d'enfance, d'adolescence lors de l'écriture de ses "mémoires"), sa femme Sarah, l'ami tant regretté Bobby Marconi, faisant écho à la métaphore du Pont des Soupirs.

Richard Russo a ce talent d'analyste des états d'âme humains en délayant insensiblement les vies antérieures et présentes de ces personnages. Il semble difficile de ne pas s'attacher à ceux-ci au regard des nombreux passages intimes qui émaillent cet ample roman et qui illustrent la compréhension de leur destinée.
Une oeuvre s'employant à décrire les souffrances des uns et des autres face à l'amour, à l'amitié dans un style limpide mais qui souffre peut-être de quelques longueurs.
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 pas allée au bout... 2 mars 2009
Par Odilette (Provence) TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:Broché
Je n ai pas pu aller au bout de ce roman.
Je me suis accrochée, pourtant, j avais dépassé les 550 pages mais le livre m est tombé des mains.
J ai été découragée par une dynamique longue à se mettre en place. L ouvrage manquant de relief, j ai eu des difficultés à organiser les différents éléments du récit : le présent du narrateur, son passé, la vie actuelle de Noonan à Venise, je m y suis un peu perdue.
Les réflexions sur les caractères des personnages m ont paru répétitives.
La densité du texte n arrangeant pas les choses, je me suis surprise à survoler certaines pages cherchant des yeux un passage plus attrayant ; plus actif
On ne peut pas reprocher à Richard Russo la qualité de son analyse de la société des petites villes américaines et la minutie avec laquelle il décrit la psychologie des ses personnages.
C est sa marque de fabrique. Toutefois, il pousse dans ce roman l examen un peu trop loin et cela m a paru ennuyeux.
D autre part, je n ai éprouvé aucune empathie pour Lou C., ni pour son entourage.
Le déclic ne s est pas produit, et je n ai pas été embarquée..
J avais gardé un excellent souvenir de « quatre saisons à Mohawk » et du « déclin de l empire Whiting. »
« Un homme presque parfait » est sur ma table de chevet.
Un auteur évolue au fil du temps. Peut-être que la plume du nouveau Russo ne me correspond plus
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