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Que dit Howard Bloom ? Que la violence est au coeur de la Nature, au coeur de l'homme, au coeur des forces qui gouvernent l'Histoire. Et ce Principe a trouvé son illustration la plus spectaculaire le 11 septembre 2001.
C'est pour cela que son livre est fascinant, parce que nous avons tous vécu des expériences qui confirment les idées qu'il nous expose, mais sans jamais avoir eu les clés pour les comprendre réellement. Alors la lecture du Principe de Lucifer se transforme en une grille acérée de décryptage du comportement social, exactement comme le génie de Freud a permis de comprendre l'origine des pulsions sexuelles.
Le Principe de Lucifer est une expédition scientifique dans les forces de l'Histoire. C'est l'un des rares livres du genre qui se lit avec la facilité d'un roman policier parce que Bloom nous entraîne de manière progressive dans sa magistrale démonstration empirique. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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Commentaires client les plus utiles
32 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
A lire malgré des défauts évidents,
Par Fervalaka "Fervalaka" (Colmar, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Principe de Lucifer (Broché)
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le préambule de pasionaria du directeur de collection qui proclame de manière échevelée que ce morceau de psychosociologie va révolutionner la vision du lecteur, le pays, le monde, la galaxie et sa proche banlieue permet immédiatement de prendre une certaine distance par rapport au contenu.Le principe de Lucifer part du postulat d''un instinct de survie et d''une volonté d''expansion des superorganismes, des entités identitaires existant sur plusieurs niveaux, transcendant celui des individus. Il explique également avec force exemples et analyses comment la violence est intrinsèquement liée à la nature de la société humaine puisque ces superorganismes doivent immanquablement entrer en compétition sur le mode darwinien. Mais cela, on peut le lire sur le quatrième de couverture. Pour aller vers une opinion personnelle, le problème du principe de Lucifer réside dans l''accumulation pléthorique de références auxquelles l'auteur tord parfois le bras pour leur faire dire ce qu'il attend d'elles... On finit par développer une certaine méfiance après quelques chapitres quand Bloom utilise une énième expérience menée sur des rats pour étayer sa théorie. Mais, étrangement, si les illustrations de ses démonstrations sont parfois bien peu convaincantes, le bon sens, la pertinence de ces réflexions font mouche. On aurait préféré que l''auteur élague un peu dans sa bibliographie d'une dizaine de pages pour se concentrer sur une construction plus analytique et mieux construite plutôt que sur un recours trop systématique à l''exemple. Du coup, on comprend pourquoi le manuscrit s'est retrouvé dans une collection ésotérique de bazar avec, pour peu qu''on ait un minimum de sens critique, une crédibilité proche du zéro. Et c''est bien dommage, car si le Principe de Lucifer aurait gagné à se rapprocher plus de l''essai que de la compilation, il reste une lecture extrêmement intéressante et structurante et n''a rien à faire dans les rayonnages de « développement personnel » ou autres fadaises. Si le lecteur fait un effort de réflexion autant que de lecture critique, il est indéniable que Bloom a mis le doigt sur quelque chose de captivant. Il ne crée pas ex nihilo les concepts qu''ils exposent, bien sûr, les structuralistes et les sociologues spécialisés dans l''étude des groupes ont déjà, apparemment, largement étudié la chose. Mais il dessine un portrait très réussi, et noir, de l''humanité. Malheureusement, Bloom se perd dans la dernière ligne droite dans un chauvinisme, à la limite du cocardier, sans intérêt sur le mode de « les USA vs le monde ». On a du mal à comprendre comment quelqu''un qui a pu construire une théorie, sur l''axiome incontestable de la lutte pour la survie et la domination, dans un registre aussi global peut soudain se perdre dans une vision partiale et si subjective. Quoi qu''il en soit, pour finir sur une note positive, le Principe de Lucifer est un ouvrage à lire, car il donne les clefs pour construire sa propre pensée et rester critique, mais surtout propose un raisonnement extrêmement sensé et horriblement rationnel sur la violence au sein de la société et entre les groupes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Passionnant, dérangeant...captivant...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Principe de Lucifer, tome 2 : Le Cerveau global (Broché)
Après avoir placé la violence au coeur de l'analyse de l'histoire humaine et de son évolution, l'auteur approfondit la notion de super-organisme, et au delà d'une simple métaphore, démontre que nous vivons, non pas uniquement pour assurer notre survie individuelle, et pour satisfaire un bien-etre personnel, mais pour faire vivre un réseau d'entités liées entre elles par un but supérieur, celui de la continuité de l'espèce toute entière.Si certains peuvent y voir l'apologie des théories darwiniennes, l'auteur apporte de par sa pluri-disciplinarité, une vision nouvelle grace à la synthèse originale des sources culturelles auxquelles il se réfère. Comme dans le premier tome, les références historiques combinées aux travaux scientifiques les plus récents en matière de neuro-sciences, de virologie, de psychologie..., apportent au lecteur une masse d'informations, qui aboutissent à une cohérence dans la démonstration de l'auteur. Plus otpimiste que le premier volume, il met en évidence le type d'intéractions constructives/destructrices entre les individus qui composent l'espèce, et l'autre cerveau global dominateur avec lequel nous devons cohabiter, contre lequel nous avons et devrons continuer à lutter. A quand le Tome 3 ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Surfait,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Principe de Lucifer (Broché)
Ce livre est, en substance, un essai utilisant des données de l'histoire et de la science pour montrer que la violence et la compétition font partie intégrante de l'homme, parce qu'elles font partie intégrante de la nature; que l'homme est manipulé par des bases comportementales que partagent tous les vivants, des insectes aux singes en passant par les amibes et les poulets; qu'en lui ce conditionnement naturel, par la voie de la culture, prend la forme d'idéaux sociaux ou religieux appelés "mèmes", lesquels transforment les groupes et les sociétés humaines en "superorganismes" en lutte les uns avec les autres, où chaque individu est un élément remplaçable pour la survie du tout. Et que par conséquent, toutes les justifications qu'il donne à ses actes, même les plus nobles, ne sont qu'un déguisement derrière lequel se cache le profit et la survie, individuelle ou collective.L'idée que l'homme est manipulé par son conditionnement n'est pas neuve, un paquet de philosophes, scientifiques, sages et autres penseurs l'ont exprimée auparavant. L'originalité qui pourrait résider dans ce bouquin se trouve dans la franchise sans détour de l'auteur pour dire que le mal fait partie de la vie et n'est pas une aberration exogène, et l'insistance qu'il met sur les comportements de groupe régis par des idées autonomes tentant de survivre à travers les hommes (les "mèmes", encore que le concept ne soit pas de lui). Si l'intention de base est louable et assez pertinente, son traitement manque malheureusement de subtilité et de profondeur. D'abord, l'auteur n'a qu'une seule technique de dissertation: il expose une idée et l'illustre par 10 exemples tirés de l'histoire ou des sciences comportementales. Cette systématique vaut pour la quasi totalité du bouquin: la structure n'offre aucune surprise, le rythme est monotone à l'excès, et passé l'engouement des premières pages, la lecture devient lassante. Ensuite, à part quelques remarques en début et en fin d'ouvrage, il n'y a pas de réelle réflexion de fond sur les implications existentielles de sa théorie. Avec un pareil titre et le coup des "idées collectives manipulant les foules", j'avais espéré quelque chose d'un peu plus creusé, même sans aller jusqu'à la métaphysique ou l'ésotérisme. Mais là, rien. À trop traiter des phénomènes de groupe, l'auteur néglige la dimension du vécu individuel, et cela rend l'étude finalement très superficielle. Enfin, la procédure démonstrative apparaît un peu faible. Au bout d'un moment on se demande si les exemples choisis pour illustrer une idée prouvent réellement quoi que ce soit. Ils sont surtout bien sélectionnés. D'autres données et d'autres faits d'histoire pourraient aussi bien prouver des théories contraires. Ce qui fait qu'au bout d'un moment, même en étant plutôt du parti de l'auteur (comme c'est mon cas), la conviction joue relâche. Pour conclure, ce livre n'est pas à proprement parler mauvais ni même inutile, mais l'un dans l'autre j'ai trouvé exagéré le foin qui semble être fait autour - ainsi que la préface où l'auteur est mis à la suite de Copernic, Darwin et Freud, tellement ses vues sont censées révolutionner la pensée courante. Abusé. En bref, à lire sans urgence, à titre informatif. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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