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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Looser étincelant,
Par man "man" (Paris - France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Privé (DVD)
Elliot Gould déanmule sa dégaine avec nonchalance, même son chat se fout de sa gueule dans une scène d'ouverture fabuleuse pour tout amoureux des chats!Il n'a plus rien, le monde devant lui qui lui échappe. Les règles ont changé. Le monde des brutes, des gangsters à l'ancienne diparaît avec son code d'honneur. Ajoutez une touche de Sterling Hayden dans un rôle d'ours fou, une Nina van Pallandt à tomber, des filles qui dansent à moitié nues. Ce Philippe Marlowe là va vous détendre, vous faire sourire et vous faire des trucs à vous qu'il ne m'appartient pas de décrire... Voilà au moins un film original, en dehors des balises et pas lourd. Qui dit mieux ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
it's ok with me,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Privé (DVD)
Evidemment, avec ce « privé », on est loin de Bogart et de Hawks, et du Marlowe de Chandler. Les critiques à l'époque de la sortie du film, et maintenant encore, ne se sont pas privés (forcément) de dénoncer les libertés iconoclastes prises avec les références des oeuvres originelles.Qu'importe ces critiques, ce film n'est pas un remake, même pas une réinterprétation, ce « long goodbye » est une pure création du cinéma des seventies : c'est un chef d'aeuvre, un grand film, plus riche, plus nuancé, plus complexe et plus passionnant qu'il n'y paraît. Il annonce la réussite commerciale de MASH, mais c'est mieux que MASH. Altman ne cherche pas à reproduire la tonalité film noir et l'ambiance noir et blanc des privés de Chandler ou de Hawks, au contraire, il projette Marlowe / Gould en costume et Lincoln noirs d'avant guerre dans une Californie seventies colorée, déjantée et déjà désabusée : Gould, contrairement à Bogart, n'y maîtrise pas grand chose, il se fait embobiner toutes les 10 minutes par les flics, les mafieux, ses clients, les amis (« it's OK with me ») et finit par craquer de façon inattendue et radicale : c'est un naïf qui croyait à l'amitié mais à qui on ne la fera plus. La musique nous signale avec insistance cette volonté de rupture : le film s'ouvre sur fond musical rétro de ballroom des années 40 pour entrer brusquement dans la modernité de la suite d'accords appuyés et dramatiques du titre « the long goodbye » systématiquement réinterprété tout au long du film (j'ai compté 17 versions différentes en incluant la version muzak de la superette, la cérémonie funèbre mexicaine et la sonnerie de la villa de Roger Wade : chercher, il en manque peut être). La rupture est également signifiée avec les petits sketches irrespectueux imposés aux visiteurs du lotissement des Wade par le gardien qui imite James Stewart, Barbara Stanwyck, Cary Grant pour finir sur un éblouissant Walter Brennan (stumpy dans le Rio Bravo de Hawks) C'est un film assez désopilant, parfois burlesque, mais c'est aussi un film grave sur la dissimulation, la manipulation, le mensonge.. Pour finir, quelques détails sur lesquels il faudra s'arrêter : - la scène d'ouverture qui annonce la première dissimulation, celle de Marlowe qui essaye de mystifier son chat (qui ne sera pas dupe), en transvasant une pâté ordinaire dans la boîte de son Coury Brand favori - l'appartement de Marlowe, extraordinaire « high tower appartment » habité par des voisines adeptes de bougies, de yoga, de brownies au shit, qui se pavanent à moitié à poil toute la journée en révisant de façon approximative les capitales des états - Gould chez les flics, qui improvise une imitation hilarante de Al Jolson avec l'aide d'un maquillage à base d'encre destinée aux empreintes digitales - un futur gouverneur de la Californie, pas encore acteur, tout juste figurant garde du corps très bodybuildé en slip moule bite : craquant ... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
UNE TRANSPOSITION DES PLUS REUSSIES,
Par BAGRATION "GEKKO MODO, L'AMI DES BETES" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Privé (DVD)
Pour un "chandlerien", l'entreprise pouvait paraître vraiment risquée d'autant qu'il s'agissait de succéder à Humphrey Bogart et à cette inimitable ambiance que Chandler a su créer dans ses livres. Et puis, il y a Marlowe, ce moine-soldat, cet espèce de samouraï désabusé pour qui une certaine forme d'honneur et d'orgueil passent avant tout.Le miracle, c'est que ça marche. Dans cette Californie des années 70, Marlowe-Gould fait au moins aussi bien que Marlowe-Bogart. Le confus de l'intrigue, le double ressort, le final inattendu sont là et bien là. Des personnages décalés traversent le film, lui donnant cette charpente originale, la prime revenant à Marty Augustine dans la scène où il défigure sa maîtresse. C'est donc une très grande réussite digne en tous points du "Grand Sommeil" ou de la "Dame du Lac". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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