SYNOPSIS : Daniel Dominici est un jeune professeur intérimaire qui vit toujours avec sa femme, bien qu'il en soit séparé. Il la délaisse pour aller boire et jouer avec les Vitelloni de la ville. Alors qu'il doit remplacer un collègue malade au lycée de Rimini, ses élèves l'ennuient, excepté Vanina qui suscite son intérêt lorsqu'il décèle en elle, une blessure enfouie...
En 1972, Delon accepte de produire et de jouer le rôle principal du film de Valerio Zurlini "Le professeur". Cette entreprise ambitieuse, foisonnante de qualités, n'en demeure pas moins inaboutie. Comment en effet, concilier la troublante description d'un amour fou entre deux personnages déclassés, prisonniers de leurs troubles passés, et les pièces d'un roman-photo qui hésite entre le réalisme et les envolés insolites aux élans romantiques...
Comment concilier l'éblouissante interprétation d'Alain Delon avec l'indigence d'un effarant doublage pour les acteurs italiens...
Comment concilier la surenchère mélodramatique de certaines séquences avec une élégante mise en scène aux cadrages ingénieux, aux couleurs précises et aux décors subtils.
Tout cela n'est pas sans rappeler l'univers du grand romancier russe, Dostoïevski... et Zurlini fait parfois penser à un prince Mychkine égaré dans la solitude brumeuse d'une station balnéaire italienne désertée et livrée à l'ennui. L'ambiguité qui entoure chaque personnage appuie cette surprenante atmosphère slave habillée de charme ou de malaise intrusif dans le petit monde des Vitelloni.
Ce film demeure foisonnant de qualités et pétri de défauts, selon l'humeur et les exigences de chacun...