"Le prophète" est probablement l'un des livres les plus simples et les plus profonds qui existent. Al Mustafa, le personnage qui s'exprime tout au long du livre, répond aux questions de la foule, et chacune de ses réponses éclaire des sujets qui nous concernent tous : le mariage, les enfants, les lois, le don, la mort... Mais, bien loin d'un discours philosophique, la parole du prophète résonne comme celle d'un poète. Non pas d'un poète qui fait des vers et des rimes, mais d'un poète qui serait comme la personnification de l'idéal poétique. Un langage tout en image, qui parle à l'intuition, et se moque bien de la raison linéaire. Une sagesse qui vient du coeur, et qui nous parle de l'amour, de la présence de l'amour en toute chose. Car "Le prophète" est un message et une invitation à l'amour. C'est un livre que je relie chaque année. Dans le même genre, avec la même alliance entre la profondeur et la simplicité, vous avez aussi le grand classique asiatique : "Le Tao Te King" de Lao Tseu. Et si vous préférez des choses plus modernes : "Le don du prophète" de Chris Iwen, qui résonne comme une résurrection du prophète de Gibran, mais sublimé.