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Commentaires client les plus utiles
11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bigger than life,
Par LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 10 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Rebelle (DVD)
Le Rebelle, traduction plus ou moins heureuse de The Fountainhead - mais est-ce traduisible? la source dont il est question faisant bien référence avant tout à la personne -, est un des films importants de la fin de la grande période des studios hollywoodiens. Un des derniers grands films du pionnier du muet King Vidor, il représente son style et ses thèmes presque jusqu'à la caricature. Style assez flamboyant, voire grandiloquent, au service de personnages doués d'une puissance certaine, même si on essaie de les empêcher ou de leur mettre des bâtons dans les roues. Dans le portrait de cet architecte non-conformiste (en partie inspiré de la vie de Frank Lloyd Wright) brossé par le roman d'Ayn Rand et par le film de Vidor, on a pu voir l'exaltation de l'individu tout-puissant que seuls les Etats-Unis ont exalté à ce point et qui est à la source, justement, de la grandeur de ce pays. C'est sans doute vrai, mais le film est plus complexe que cela. S'il montre bien que rien ne peut arrêter l'individu "self-reliant", pour reprendre le grand concept d'Emerson, qui doit faire confiance à ses ressources propres et ne pas dévier de son chemin s'il sait au plus profond de lui-même que la masse a tort, il montre aussi comment les forces les plus aliénantes et conformistes se nourissent de l'individualisme. Autrement dit, le film met en scène la puissance de l'individu bâtisseur au service de la communauté contre l'individualisme destructeur qui ne nourrit que les pires instincts de la populace, thème américain par excellence, ici parfaitement dramatisé. Gary Cooper et Patricia Neal sont tous les deux absolument parfaits dans leur rôle, où ils sont constamment amenés à être "bigger than life", à surjouer un peu mais de façon maîtrisée.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Hommage à Ayn Rand,
Par Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Rebelle (DVD)
Ayn Rand demeure l'auteur de mon roman préféré, Nous les vivants, qui m'a conduit à lire ensuite son admirable La Source vive, dont le présent film est l'adaptation.Mais parvenir à retranscrire au cinéma le contenu de 696 pages bien serrées d'un roman aussi complexe que celui-ci n'était pas tâche aisée. Il me semble qu'ici le pari est réussi. J'ai vraiment retrouvé l'esprit du livre, les personnages, les situations, les messages essentiels que l'auteur, à travers les personnages, entendait faire passer. L'histoire d'un architecte, qui n'entend pas pervertir son originalité et son immense esprit créatif au service des modes en vigueur, du système en place ; qui n'accepte aucune des compromissions auxquelles il faut pourtant se soumettre si l'on entend réussir. Et qui préfère le lent travail de patience, d'effort et d'espoir à la réussite à tout prix. Quitte à devoir échouer. Mais c'est sans compter les petites (ou grandes) jalousies, la haine de l'anti-conformisme, suspecte d'égoïsme et l'idéologie du collectif ou du (présumé) bien commun. Dans ce contexte, La Vertu d'égoïsme risque bien de paraître être ce qu'elle n'est pas : une antithèse d'un altruisme qui, lui, conduirait l'homme à se sacrifier au bien-être de la collectivité. Mais, tel le personnage principal de Anthem : (Hymne), Howard Roark, l'architecte, n'entend pas se comporter en être décérébré, sans caractère, obéissant, contraint de soumettre et pervertir son art ainsi que son âme au service de ce que l'on décrète être le souhait de l'opinion majoritaire (ou peut-être plutôt une forme perverse de dictature). Et chaque personnage, dans cette histoire joue un rôle particulier, symbolise une facette de notre société. Certes, il est difficile à l'écran de présenter les personnages dans toute leur complexité. Dominique Francon (jouée par Patricia Neal), notamment, se révèle moins insaisissable que ne l'est le personnage du roman. Mais je trouve que l'esprit général y est. Gary Cooper occupe parfaitement bien le rôle d'Howard Roark (même si j'avais imaginé celui-ci un peu différent). L'esprit de liberté du personnage est parfaitement mis en valeur. Un film fort, sur des caractères forts et une critique forte de la société contemporaine. Un hymne à la liberté. Une réussite. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
une passion qui ne détruit pas,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Rebelle (DVD)
Au coeur d'une passion se trouvent les acteurs et les baisers de cinéma sont plus vrais que ceux de leur époque. Cette passion naît d'un désir brutal de l'héroïne et de ce désir (très vite découvert) va naître un lien indestructible entre Gary Cooper et l'héroïne (Patricia Neal). Un jeu de "chat et souris" ou "dominant-dominée" va vite s'installer et pour fuir semble-t-il une situation de faiblesse la femme torturée fuit dans un mariage qui finalement la rapprochera de son amant pour toujours. J'ai adoré les dialogues à doubles sens en présence du mari, si nets et si francs qu'ils expriment sans rien en dire les liens des deux amants. J'ai adoré le sourire de Gary Cooper mi sérieux mi taquin, un peu moins ses yeux maquillés (rimel abondant plus pour lui que pour elle) et pourtant son regard est très expressif.Un peu sésuets les discours sur les buildings. Très beau film noir et blanc (1948). Sous-titres uniquement français. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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