La firme anglaise Hammer a redonné leurs lettres de noblesse à de nombreux héros de la littérature et du cinéma fantastique (La Momie, le Loup-garou, Dracula, Frankenstein, Dr Jeckyll...). Après une dizaine d'années de réussites consécutives, le filon semble s'épuiser. Cinquième et avant dernier film de la série des Frankenstein (tous interpretés par l'incomparable Peter Cushing), "Le retour de Frankenstein" est a nouveau réalisé par le vétéran Terence Fisher. Malheureusement, époque oblige (on est à la fin des années 60) il doit transiger avec un scénario où l'érotisme est obligatoire (tenue vaporeuse de V. Carlson à l'appui) et où on oblige même le très classe baron à violer, puis à poignarder, la très belle victime de son chantage. Simon Ward, acteur insipide et totalement oublié, V. Carlson, charmant physique mais actrice médiocre, entourent un P. Cushing qui joue avec conviction comme toujours et qui permet au film de rester à un niveau honorable. Un dernier avatar (Frankenstein et le Monstre de l'Enfer), n'apportera malheureusement plus rien au mythe, déjà bien affaibli par "F. créa la femme" et "Le retour de F.". Mais il nous reste les purs chef d'oeuvre que sont "F. s'est échappé", "La revanche de F.", et "L'empreinte de F.".