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1.0 étoiles sur 5
Il refait l'histoire., 30 avril 2010
Je n'ai pas du tout aimé la façon d'écrire de l'auteur, qui n'est pas du tout impartial et voit tout d'une façon uniquement pro-breton. J'ai de gros doutes sur l'authenticité de ses dires. Ce qui est un peu gênant lorsque l'on tente de s'instruire sur un sujet historique...
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13 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Historique!, 1 novembre 2008
Voici un livre qui fera sûrement grincer des dents les républicains jacobins français, grands habitués de la dissimulation dans le but de favoriser l'assimilation. Afin de bien comprendre l'Histoire, il est nécessaire d'avoir plusieurs points de vue. Et il faut bien reconnaître que l'histoire "nationale" française que l'on nous enseigne à l'école comprend bien des zones d'ombre... Il suffit de suivre des cours d'histoire dans d'autres pays européens pour comprendre l'importance du point de vue.
Alors oui, sans doute, ce livre va à l'encontre de la pérennité "nationale" française. Mais il est grand temps que la France se pose des questions sur son avenir. A trop vouloir assimiler les différents peuples présents sur son territoire, elle a créé des rancoeurs et des manques qui ne sont pas prêts de s'éteindre. Et elle a créé des Français nouveaux franchouillars absolument pas ouverts à l'Europe.
L'histoire de la Bretagne, qui existe, quoi que l'on en dise (Nominoé n'est pas une légende), démontre que l'Europe existait bien avant le XXème siècle. Il est un peu fort que la France veuille se présenter comme l'un des fondateurs de l'Europe, alors qu'elle a participé à sa destruction, en s'engageant dans des guerres fratricides et meurtrières, contre l'Angleterre, l'Espagne, ou l'Allemagne!
Rendons à la Bretagne ce qui lui appartient, et merci à M. Martin-Chauffier pour ce brillant exercice.
Au passage, je vous conseille également le très sérieux livre de Jean-Pierre Le Mat: Histoire de Bretagne, le point de vue breton. Pour rétablir l'équité.
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15 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Caisse de résonnance, 27 octobre 2008
Gilles Martin-Chauffier, dont les responsabilités médiatiques (la direction de la rédaction de Paris-Match) sont réservées aux ténors de l'entreprise européenne de dilution des nations, fait dans son livre office de caisse de résonnance, sur un fond sentimentaliste bien composé. En s'appuyant sur une déformation grotesque de l'Histoire - la volonté des rois de France «d'éliminer les Bretons» - il écrit à ces derniers qu'on leur «cache leur passé». A défaut de leur dire l'avenir qu'il leur prépare, qu'il reconnaisse au moins au ministère parisien de l'Education Nationale le mérite de participer à l'oblitération de la mémoire régionale et de lui permettre ainsi d'écrire des âneries sans ciller!
Si je pouvais donner à Martin-Chauffier le bénéfice du doute, je déplorerais sa naïveté et lui rappellerais que le Kosovo est le prototype de la genèse régionale européenne, telle que les Bretons la vivront intensément, quand - fiction didactique - la communauté albanaise, alors majoritaire à Pontivy, proclamera, conformément au droit européen, l'indépendance du chef-lieu et fera reconnaître par Bruxelles la République Démocratique Albanaise de Bretagne. Cette démarche aura la bénédiction de l'OTAN, puisque - fiction toujours - la nouvelle république aura permis la construction d'une base militaire américaine, comme ce fut le cas au Kosovo avant que ce berceau de la Serbie devînt indépendant. Plus près des faits, le processus Kosovar est un galop d'essai; le pouvoir qu'aura bientôt la Bretagne de traiter directement avec Bruxelles ira de pair avec la possibilité qu'on donnera à une communauté majoritaire en son lieu de réclamer son indépendance en tant que «région européenne»...
Pierre Hillard, professeur de Relations Internationales, a dévoilé à ses lecteurs le dessein européen de dilution nationale avec autant de pertinence [1], que Martin-Chauffier écrivait avec fantaisie. Ce dernier profite du désir régional de secouer le joug national, pour vanter les mérites imaginaires d'un système encore plus centralisateur! Car traiter directement avec Bruxelles impliquera une dépendance financière tout aussi directe. La Commission Européenne exigera alors une obéissance sans faille, envers une administration dont les directives échappent au suffrage universel.
Comprenons bien ce qui est en jeu, au vu des pressions exercées par les coteries bien dotées qui, à Bruxelles, défendent les intérêts de multinationales telles que Monsanto [2]. Que pourront faire les paysans bretons, si demain José Manuel Barrosso exige d'eux, avec sanctions financières à la clef, qu'ils cultivent des OGM auxquels il est favorable? Le dialogue direct avec Bruxelles n'est pas en lui-même un garant du bon droit de disposer de soi-même en tant que région - Martin-Chauffier feint de l'ignorer...
[1] Pierre Hillard, "Paneurope et souveraineté nationale - deux concepts antinomiques", www.revue-republicaine.fr/spip.php?article1374
[2] Florent Schaeffer et Gildas Jossec, "Heureux comme un lobbyiste à Bruxelles", www.observatoiredeleurope.com/Heureux-comme-un-lobbyiste-a-Bruxelles_a1197.html
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