Le Scorpion est de retour ! Toujours aussi flamboyant, traversant des planches gorgées de couleurs lumineuses et tournoyant sous le pinceau alerte de Marini. La grande aventure côtoie le drame historique. Les passions ravageuses des personnages sont pimentées d'une pointe d'humour. Un peu comme si les Trois Mousquetaires tendaient la main aux Aventuriers de l'Arche perdue... Dans ce second volume, le lecteur pénètre au coeur du destin familial tragique du héros. Desberg, le scénariste, déroule les fils de plusieurs intrigues entremêlées, plongeant le pauvre Scorpion - et ses admirateurs - dans un tourbillon d'événements qui risquent bien de l'engloutir à jamais. Mais le gaillard a de la ressource... Dès le deuxième épisode, Le Scorpion a déjà tout d'un classique. --Philippe Actère
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Le dessin de Marini y est superbe. Je le trouve bien plus fin et joli que dans Rapaces et sans les quelques petits défauts de perspective ou autres que j'avais notés dans L'Etoile du Désert. Bref, moi qui avais jusqu'ici quelques petites réticences à apprécier le dessin de Marini, je suis ici tout à fait séduit.
Bon, ok, les personnages persistent à être de superbes hommes beaux, virils et musclés ou des femmes toutes plus canons les unes que les autres, chose qui m'agaçait énormément dans Rapaces, mais ici ça ne m'a pas énervé plus que ça.
Et c'est surtout grâce au scénario de Desberg qu'une fois de plus je trouve très bon. C'est de l'aventure, des combats de cape et d'épées, mais ça se lit extrêmement bien et surtout cela forme une histoire suffisamment profonde pour ne pas y voir un pretexte à l'action ou à l'exhibition à la manière de Rapaces qui m'avait déplu pour ça. Le décor et l'intrigue sont assez originaux et vraiment intéressants à suivre.
D'accord, le héros est, un peu facilement, considéré comme un vrai dieu vivant : il est beau, fort, tombeur de toutes les femmes, absolument imbattable à l'épée, tellement érudit que le Vatican est obligé de faire appel à lui en matière d'histoire de la Chrétienté, etc... (et en plus il a un père célèbre ! ;) ). Le Héros avec un grand H, quoi. De même, c'est de l'aventure assez irréaliste, un peu du grand spectacle quoi : le héros cabriole au dessus des méchants, saute du haut d'un batiment de plusieurs étages sans même en sentir une moindre gêne, et bien sûr le héros s'en sort toujours même quand il est empoisonné et doit mourir dans les 3 minutes qui suivent. Mais bon, c'est le genre d'aventure-spectacle plaisante que l'on suit sans se formaliser de ces écarts par rapport au réalisme : à quoi sert le réalisme dans une histoire destinée à captiver le lecteur ?
Alors oui, le dessin superbe et l'histoire très plaisante et assez intelligente m'ont captivé et j'ai lu cette série avec grand plaisir. Un bon moment de détente.
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