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La beauté de l'Amour !, 20 décembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Secret de Geri (Broché)
Rien que de l'Amour, d'une rare beauté. Ce récit est d'une poésie si fine et si délicieuse. La délicatesse des premiers émois entre deux garçons, un amour si pur et intemporel, qu'il réveille en soit, que l'unique raison de vivre ne peut-être que d'aimer un être, quel, qu'il, soit ! Pourvu que cet être vous aime de la même façon... Ce chef-d'oeuvre, autobiographique, a été écrit en 1876, par un jeune homme de 20 ans, très certainement le premier roman d'amour homosexuel, bien avant « Les amitiés particulières ». Je n'ai pas assez de mots, pour décrire les émotions, que j'ai ressenties en le lisant... Dans sa simplicité d'écriture et sa courte durée, il est tout simplement beau !
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POETIQUE, BEAU ET EMOUVANT JUSQU'A L'ABSOLU, 15 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Secret de Geri (Broché)
Victor, 16 ans est envoyé en pension par ses parents dans un collège religieux situé en Suisse. Sa rencontre d'avec un petit Italien d'environ douze ans va faire naître entre eux une amitié particulière qui va se forger avec les mois passés. Ce passionnant livre autobiographique est tout simplement inoubliable et magnifique. Publié en 1876, il est de ceux qui les premiers on enfin osés briser le tabou viscéral de ses unions cachées et jugées à l'époque anormales. Ses liaisons aussi merveilleuse que sacrées et hélas presque systématiquement endiguées dans un fossé de moralité détestables et arriérées. Un hymne à l'absolu beauté du partage des sentiments de la fièvre des amours de deux très jeunes êtres dans la fleur de l'age. La maturité et l'expérience de Victor qui s'enrichi et s'ébloui de l'innocence et la beauté incandescente de Geri. Les pages sont inondées de contemplations, de tendresses, de sensualité, de baisers. Les deux garçons enroulés dans un lier d'appartenance à l'émouvante passion fulgurante. Une bouleversante sensibilité d'écrivain qui ruisselle dans mon esprit et qui débordent dans mes yeux humidifiers de tant d'émotions prodiguées. Et une poésie à son paroxysme, pour des poèmes assimilable au plus beaux épithalames. Ces écris qui s'électrisent et son irradiés de vers dorés à chaques feuilles tournées. Les exemples sont à profusions, et je ne peu m'empêcher d'en citer quelques uns en illustration : "Jamais, je n'oublierai cette heure, lorsque tenant Geri étroitement serré sur mon coeur, le suppliant de ne point m'abandonner, je trouvais dans ses yeux remplis de larmes, plus cloquant que toutes les paroles la promesse de ne point me quitter, lorsque détachant une petite croix qui brillait sur son sein, il voulu la suspendre à mon cou comme un lien d'éternel amour"... "Combien il est doux de contempler le sommeil de l'être aimé, penché sur lui je respirai son souffle brûlant"..."A peine étions-nous dans un lieu sauvage, que je voyais les beaux yeux de Geri se fixer sur moi et rayonner jusqu'au fond de mon coeur"... "Contempler sa beauté au milieu de cette nature sublime en tenant sa main, me pencher au dessus de ses abîmes vertigineux de cette cataracte étourdissante"..."Aujourd'hui, après bien des années, j'éprouve encore quelque chose du charme infini qui me pénétra lorsque, en entrant, je me trouvai dans les bras de Geri; nous agenouillant l'un auprès de l'autre et mêlant les fleurs que nous tenions dans nos mains, il me sembla qu'en ce moment le ciel bénissait notre amour"... "A chaque instant, comme pour mieux m'assurer qu'il était auprès de moi, j'arrêtais notre course rapide et couvrais sa main de baisers. Au détour d'un sentier, assis sur une roche tapissé de pervenches, j'en détachai une guirlande, et, couronnant de ces pâles étoiles son visage doux et fin, le bel enfant m'apparut comme l'amour même !". L'histoire va mal se finir. Géri va mourir. Mais même sur le cerceuil de son bien aimé, Victor trouvera la force dans l'espoir de la survie de l'âme, de transfigurer son amour immodéré en amour éternelle pour celui qu'il imagine monté au ciel ("Couvert de fleurs, Geri était couché devant l'autel ! On eût dit que le sommeil seul pesait sur cette tête encore charmante; les boucles de ses cheveux retombaient gracieusement le long de ses joues d'une blancheur éclatante, et ses petites mains pressaient un crucifix d'ébène; sur les lèvres entr'ouvertes flottait encore comme un sourire qui s'éteint; les paupières baissées semblaient prêtes à se soulever au moindre bruit, et l'arc ravissant des sourcils faisait rayonner sur son front le calme et la pureté d'un ange") Des lignes imprimées à jamais en moi même et qui comme les plus belles merveilles ne s'effacerons jamais, pour un livre qui me fait office de bible. Sublime !
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