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Le Soir venu Broché – 8 novembre 2012


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Extrait

Je suis né onze ans après. C'était en 1954, la veille d'un jeudi. Trois jours avant, on avait fêté le 11 Novembre, et deux semaines plus tôt la fin des vendanges. Je me souviendrai toujours de ce jour où, derrière mes yeux noirs immobiles, j'étais fasciné par la couleur du lait.
C'est monsieur Dalichou, l'instituteur, qui me l'avait donné. J'étais son protégé depuis que mademoiselle Montahut, une amie de ma mère, lui avait confié : «Je l'ai vu naître.» Cela lui accordait le droit de me regarder avec une redoutable affection. Elle m'avait accueilli à la maternelle, pris par l'épaule au moment où je faisais mes premiers ronds, mes premiers bâtons. Et se permettait de m'appeler «mon maigroulet».
J'avais tout du garçonnet doux et attentionné, un peu fragile, un peu la tête dans les nuages, un peu solitaire, beaucoup taiseux. Je mourais d'envie de dire à mademoiselle Montahut qu'elle resterait vieille fille, était grosse de partout et que son grain de beauté sur la joue droite était une verrue. Comme je rêvais d'enfoncer mes doigts dans le cou de l'affreux Pons qui n'avait pas de prénom, de l'abattre sur le sol et de bourrer de coups de poing sa face de lune. Mais je me retenais.
Tout le monde ignorait à Coussan que, sous ma peau de chien apeuré, se cachait une nature de chat.
Coussan, un peu plus de 900 habitants, à vingt kilomètres de la grande ville, Montpellier, et de la mer, est un îlot ocre et blanc qui émerge des vignes emprisonnées dans les mailles des murets. Coussan, ses rues étroites, son église romane, sa fontaine de la Vierge, son monument aux morts avec un coq par-dessus, ses dix platanes, son cimetière adossé à la garrigue, sa coopérative de briques brunes, son handicapé, son maire à casquette de batelier, son épicier chauve, son boucher, ses deux boulangers, son bar-tabac, ses fouilles de tous les âges, son école. Celle-ci, au cours de l'automne 1954, un mercredi, devint une laiterie.
C'est le jour où le maigroulet, sans rien demander, obtint un supplément de lait.
J'étais au deuxième rang, mon préféré, et je vis la pomme d'Adam de notre maître trembloter. Il était aussi gentil que son nom. Seule sa craie souffrait de ses colères contre le tableau. Cette fois, il paraissait ému. Mélanie se tenait en retrait avec, à ses pieds, deux cageots remplis de bouteilles. Elle habitait l'école, l'ouvrait, la fermait, la nettoyait.
Monsieur Dalichou expliqua qu'un homme à la tête de la France souhaitait faire boire un verre de lait à chaque écolier de France - dans son long exposé, il avait prononcé plusieurs fois le mot «France».

Présentation de l'éditeur

René Pouget est un petit être ordinaire, un perdant ni magnifique ni pitoyable, simplement obstiné et régulier. C'est un verre de lait offert par Pierre Mendès France qui lui a révélé le monde, son monde, à l'âge de 11 ans. Il en deviendra un PMF, un Peut Mieux Faire. Sa vie ne sera pas ratée, mais presque. Comme sa mort. Il traverse les époques au fil de choix incertains, sorte de battant toujours battu, au moment de voter, de s'engager, de décider, et même d'aimer, sexe et coeur fragilisés, jusqu'à la révélation d'une fille, Louise, qui pourrait être la sienne. Pour elle, il deviendra un père fou d'amour, qui ne saura jamais si elle est le fruit de sa dévorante et dramatique aventure avec Anna un soir d'été. Sur le tard, Louise lui dira son attirance pour Francis Scott Fitzgerald, en particulier ses deux dernières nouvelles dont l'une s'achève par "Le soir venu, ils s'asseyaient l'un près de l'autre, ils cherchaient à se souvenir de ce qu'ils regrettaient". Un roman de mélancolie vagabonde parcouru d'une tendre ironie.


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