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Le Street Art au tournant : Reconnaissances d'un genre Broché – 31 octobre 2013


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Descriptions du produit

Extrait

«Je ne vois là que des couleurs confusément amassées et contenues par une multitude de lignes bizarres qui forment une muraille de peinture»

Balzac, Le chef-d'oeuvre inconnu

Depuis maintenant une soixantaine d'années, un nouveau monde d'images a envahi l'espace de nos villes et de leurs abords, des lieux les plus obscurs aux places les plus évidentes. Jadis et naguère ces images étaient nommées péjorativement «graffitis». Aujourd'hui elles sont valorisées comme graffiti-art, art urbain, street art. Suffit-il d'ajouter «art» pour que la pratique soit estimée artistique ? Comment passe-t-on d'un acte compulsif ou protestataire à une intention artistique et esthétique ? Pourquoi ces images sont-elles devenues un poncif des beaux-arts et du design ?
Beaucoup de livres, de DVD, de sites sont déjà consacrés aux diverses images de rues, ou empruntées à la rue. Les anthologies de tags, de graffs, de pochoirs sont légion. Les monographies font florès. Des magazines leur sont dédiés. Des expositions et ventes aux enchères internationales avec une audience croissante, et leurs catalogues afférents, se sont multipliées dans le monde. Ces graphismes sont abordés selon plusieurs aspects. Selon leurs lieux, des villes circonscrites (Philadelphie, Berlin, Santiago) ou des espaces indéfinis (squats, friches industrielles, transports publics). Selon les techniques : bombages, collages, éclairages, pochoirs, gravures. Selon leurs auteurs, anonymes ou célèbres, relevant des styles, des écoles, et des artistes dignes d'une monographie. Selon les époques, leur avènement singulier ou leurs émergences sporadiques, les influences, les mouvances et mouvements qui constituent déjà une histoire de l'art du graphisme urbain, histoire continue ou fragmentée.

SOUS QUELLE DISCIPLINE ME RANGER ?

Mon but n'est pas de constituer une étude psychologique du tagueur, même si l'examen de ses mobiles identitaires ou politiques, comme de ses référents visuels, relevant d'une culture générale ou d'une sous-culture, peut être instructif.
Je ne m'inscris pas plus dans une histoire de l'art. Car tant que les caractères d'«articité» des graffitis ou du street art ne sont pas établis, il reste hasardeux de l'inscrire dans tel ou tel champ de l'histoire de l'art. Preuve en est que ces pratiques sont classées tantôt dans les arts plastiques, tantôt dans les performances, tantôt dans le graphisme. Si aucun de ces rangements n'est impertinent, leur diversité montre que le street art reçoit des définitions flottantes parce que la notion est elle-même un amalgame.
Je n'entreprends guère plus une sociologie de l'art urbain. Si on veut l'interpréter par des catégories sociologiques, on aboutit à une aporie. En effet, la sociologie n'est pas une science normative, mais analyse un fait social par l'observation de ses rapports internes et externes. À cet égard le tag, le graff, le pochoir n'ont ni plus ni moins de valeur, de sens ou d'intérêt que le bal populaire, le tatouage ou la barbe à papa. Socialement ils sont moins déterminants que l'irruption de nouveaux médias, comme le téléphone, la radio, la télévision, l'Internet. En outre une étude sociologique induit un argument d'autorité : l'analyse d'un phénomène par des chercheurs est souvent interprétée comme une reconnaissance de l'intérêt dudit phénomène et, partant, vaut légitimation, comme si tout ce que touchait la culture savante devenait ipso facto valable et valide. Des sociologues militants peuvent occasionnellement user de leur autorité académique pour justifier la valeur artistique ou sociale de pratiques produites par des groupes dont ils sont les défenseurs. L'on avalise alors le tag, par exemple, au nom de la défense des opprimés, de l'encouragement à la désobéissance civile. Il convient donc de distinguer ce qui relève de l'examen scientifique d'un phénomène de ce qui est un engagement moral ou politique supposant des jugements de valeur ou des convictions personnelles. Bien que pertinente pour rendre compte de l'art urbain, l'analyse sociologique ne saurait omettre une autocritique.
Avec l'art urbain apparaît une nouvelle valeur : l'identité. Poser un tag, un graff, un pochoir se fait souvent au nom d'une revendication identitaire. Toutefois la réclamation identitaire verrouille le jugement de valeur. En effet, si l'on critique tel graffiti comme n'étant pas beau ou peu pertinent, alors qu'il affirme l'identité de son scripteur, ce dernier prendra cette critique esthétique comme une attaque contre sa personne. La réclamation identitaire tend à faire de toute critique une attaque ad hominem. Or notre époque est celle de la reconnaissance de la diversité culturelle, et, partant, des identités locales tenues pour légitimes. Par conséquent, toute critique sera condamnée comme atteinte à l'identité légitime.

Un mot de l'auteur

Du graff de rue à la griffe de mode, du tag pubère à la toile caritative, du pochoir militant au design urbain, de la prison au palais ministériel, le street art suscite émotion et passion. Il brouille les pistes par ses itinéraires entrelacés où le dessin tatoo s'acoquine aux citations des grands maîtres. Invasif et évolutif, il se diffuse partout, dans toutes nos représentations et tous les arts. Stigmate du vandalisme, il est également signe de postmodernité ; marqueur social, il est aussi le beau geste gratuit. Alors qu'en faire ? Le passer au Karcher, le mettre sous plexiglass, en collectionner les photographies ? Et si on en géolocalise les pièces, est-ce pour mieux les archiver ou les dénoncer à la brigade anti-tags ?
Devant tant d'orientations et d'appréciations possibles, j'essaye de mettre un peu d'ordre pour comprendre ce phénomène planétaire, multiple, mouvant. J'essaye de discerner des lignes de forces, des arguments d'évaluation, des tendances confirmées. J'essaye d'en comprendre le sens et - pourquoi pas ? - de donner de bonnes raisons de l'aimer.

Christophe Genin


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Détails sur le produit

  • Broché: 251 pages
  • Editeur : LES IMPRESSIONS NOUVELLES EDITIONS (31 octobre 2013)
  • Collection : REFLEXIONS FAIT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2874491802
  • ISBN-13: 978-2874491801
  • Dimensions du produit: 24 x 2 x 16,6 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Domicado sur 9 décembre 2013
Format: Broché Achat vérifié
Un ouvrage de qualité, complet et clair pour ceux qui s'intéressent au street art et souhaitent tout savoir sur l'art urbain, ses origines, ses courants
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Par sophie sur 2 juillet 2014
Format: Broché Achat vérifié
ouvrages sur l'art urbain qui un incontournable cela permet de découvrir ou redécouvrir des artistes que l'on peut croiser à Paris ou ailleurs
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