L'horreur peut-elle prendre forme humaine ? A cette question, les rescapés des camps de concentration nazis y répondent sans hésiter par l'affirmative. Jo Wajsblat, co-auteur avec Gilles Lambert de ce livre "Le témoin imprévu" fait partie de ceux-là. A la différence près -mais fondamentale- que Jo Wajsblat est un miraculé et n'aurait jamais du revenir de Birkenau, camp tritement célèbre. Entré dans une chambre à gaz, par un funeste jour de 1944, pour y subir le meme sort que des millions de déportés, l'adolescent de 15 ans qu'il était n'a du son salut qu'à un ordre inattendu du Docteur Mengele, l'expérimentateur fou d'Hitler à la cruauté bien connue.
Dans ce livre, qui comme le résume bien son titre, Jo Wajsbalt nous fournit un témoignage inattendu mais fondamental sur cette sinistre période de l'histoire. Par le récit de sa vie, son enfance qui n'en est pas vraiment une, passée dans le camp de Lodz en Pologne, à essayer de survivre par tout les moyens, puis cette période à Birkenau ou la mort rodait partout, l'auteur nous fait partager son instinct de survie inconsient mais bien réel. Il nous rappelle également qu'il n'y a pas si longtemps (60 ans), par la seule volonté d'un homme, des millions de gens ont perdu la vie sans avoir commis aucun crime, mais seulement parce qu'ils n'étaient pas dans la normalité. Un livre utile, tout simplement, à recommander particulièrement aux adolescents pour que le devoir de mémoire puisse perdurer.