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Avec ce premier album solo, Sanseverino (ex-leader-chanteur des Voleurs de poule) nous donne envie de mettre nos petites contrariétés au placard. Accompagné par le violon, l'accordéon et les cuivres rutilants, le banjo et la guitare acoustique de ce zigomar font virevolter des rythmes d'une chanson à l'autre. Ici pas de répit. On se laisse mener par le bout du nez vers un drôle d'univers où les clins d'œil (notamment à Brel et Bruant pour "Frida") succèdent à l'autodérision ("Swing du nul", "Mal ô mains"). Le tout servi dans des ambiances de joyeux bastringue. Parfois, ça sent le petit vin blanc, les guinguettes du dimanche ou les caf'conc enfumés du quartier Saint-Germain d'après-guerre. Et c'est sans compter la voix éraillée de cette gouaille malicieuse qui court sans retenue sur les accords d'un swing jazzifié façon Django Reinhardt ("Mal ô mains") ou ceux du folklore tzigane ("André"). Le sarcastique "Tango de l'ennui" de François Béranger version Sanseverino se fait l'écho du très mordant "Tango des gens" et mérite une écoute particulièrement attentive. Un album sans concession, dont on appréciera les nombreuses influences. --Valérie Dupouy
Compact
Chansons tziganes. Stéphane Sanseverino a 39 ans, de lexpérience musicale (il officiait auparavant chez les Voleurs de Poules) et beaucoup de voyages à son actif. Une somme darguments des plus convaincants qui font du Tango Des Gens un album mûr et complet. Musicalement dabord, car lami nous emmène dans ses explorations manouches et orientales au fil des onze titres impeccablement interprétés par une formation classique agrémentée dun violon tzigane, de cuivres et de guitares exotiques. Lyriquement ensuite, puisque les textes de Stéphane fleurent bon la France populaire maligne qui ne craint ni les mots légers, ni les idées fortes. À la fois dépaysant et familier, le premier album solo de Sanseverino ouvre de nouvelles voies plus quintéressantes à la chanson française daujourdhui. - 11 titres, 44m17s -
Critique
Premier album solo de Sanseverino, Le Tango des Gens est un coup de maître, qui permet au public de découvrir un artiste à la maturité artistique déjà bien affirmée. Accompagné d’une myriade d’instruments impeccablement maîtrisés (guitare, cuivres, banjo, violon…) Sanseverino s’approprie les sonorités manouches pour accommoder à leur sauce un répertoire bien français, original et maniant aussi bien l’hommage (à Brel, notamment) que l’humour et l’autodérision.
Un disque hautement conseillé pour qui veut se mettre de bonne humeur (et déconseillé uniquement à ceux auxquels la frénésie des instruments à cordes donne la migraine).
Nikita Malliarakis - Copyright 2012 Music Story
Un disque hautement conseillé pour qui veut se mettre de bonne humeur (et déconseillé uniquement à ceux auxquels la frénésie des instruments à cordes donne la migraine).
Nikita Malliarakis - Copyright 2012 Music Story
Descriptions du produit
Avec ce premier album solo, Sanseverino (ex-leader-chanteur des Voleurs de poule) nous donne envie de mettre nos petites contrariétés au placard. Accompagné par le violon, l'accordéon et les cuivres rutilants, le banjo et la guitare acoustique de ce zigomar font virevolter des rythmes d'une chanson à l'autre. Ici pas de répit. On se laisse mener par le bout du nez vers un drôle d'univers o๠les clins d'oeil (notamment à Brel et Bruant pour "Frida") succèdent à l'autodérision ("Swing du nul", "Mal ô mains"). Le tout servi dans des ambiances de joyeux bastringue. Parfois, ça sent le petit vin blanc, les guinguettes du dimanche ou les caf'conc enfumés du quartier Saint-Germain d'après-guerre. Et c'est sans compter la voix éraillée de cette gouaille malicieuse qui court sans retenue sur les accords d'un swing jazzifié façon Django Reinhardt ("Mal ô mains") ou ceux du folklore tzigane ("André"). Le sarcastique "Tango de l'ennui" de François Béranger version Sanseverino se fait l'écho du très mordant "Tango des gens" et mérite une écoute particulièrement attentive. Un album sans concession, dont on appréciera les nombreuses influences. --Valérie Dupouy