Présentation de l'éditeur
la conscience que la liberté passe par la connaissance et le savoir. A vingt ans passés, l'auteur décide d'apprendre à lire, écrire, compter, et espère s'extraire de sa condition d'exclu et de marginal. Il finit par être admis à l'école des Instituteurs. Mais malgré sa réussite scolaire, entre Larache et Tanger, c'est toujours la rue et les bas-fonds, les prostituées et les bars, les petits boulots en tout genre qu'il retrouve. A travers ses errances pour devenir un
homme libre, la lecture, la découverte de la littérature, l'écriture s'imposent et façonnent
l'écrivain que Mohamed Choukri rêvait d'être. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Quatrième de couverture
Le Pain nu s'arrêtait à l'âge de la puberté, là où commence Le Temps des erreurs et naît la conscience que la liberté passe par la connaissance et le savoir. Ce deuxième temps autobiographique s'impose comme une entreprise de libération physique, sociale, ontologique, contée à la manière d'un récit picaresque. De Larache à Tanger, des bas-fonds à l'école, des bars et des bordels à l'envol de l'écrivain, le chemin initiatique est fait d'une douloureuse dualité. La société marocaine, oppressante, pousse le narrateur à obéir à ses pulsions et à s'enfoncer dans la marginalité, et c'est une lutte à mort qu'il engage avec lui-même pour devenir ce qu'il a décidé d'être: un écrivain et un homme libre.
Le Temps des erreurs, nécessaires, aimées, revendiquées, est, dans sa sincérité poignante et audacieuse, le livre d'un proscrit et d'un rebelle qui n'hésite pas à violer les tabous et épanche à travers ses souffrances celles d'une société tout entière.


