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Le Temps de l'innocence Poche – 5 octobre 1993


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Détails sur le produit

  • Poche: 312 pages
  • Editeur : Flammarion (5 octobre 1993)
  • Collection : Garnier Flammarion / Littérature étrangère
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2080707868
  • ISBN-13: 978-2080707864
  • Dimensions du produit: 17,8 x 10,2 x 1,6 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)
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31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile  Par Gaëlle TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE on 17 août 2005
Format: Poche Achat vérifié
Les critiques littéraires ont longtemps reproché à Edith Wharton de faire du Henry James, mais en moins bien. Les temps changent, et depuis quelques années, le grand écrivain qu'elle est commence à être reconnu à sa juste valeur. Le temps de l'innocence est peut être son roman le plus connu, l'adaptation qu'en a fait Martin Scorsese au cinéma en 1992 y est sans doute pour beaucoup. Ce roman met notamment en scène le personnage central à presque tous les romans de Wharton, la société New Yorkaise du début du 20ème siècle . Le chapitre d'ouverture, à l'opéra, est une merveille d'intelligence, d'observation, de cruauté aussi, et la suite de l'ouvrage est de cet ordre. Il n'y a pas, ou peu de cris, de scènes dans cette société ultra policée, conservatrice et moralisatrice, mais la perfidie, la mesquinerie sont partout. Et le personnage de la comtesse Olenska, qui se trouve en dehors de cette société bien pensante, est une figure féminine extrèmement attachante, bien ancrée dans la réalité, et qu'on ne peut qu'approuver dans ses choix.
Le temps de l'innocence est de la grande littérature, qui se lit extrèmement facilement, à condition d'accepter de se laisser emmener il y a un siècle, à New York...
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Unity on 8 février 2013
Format: Poche
Jusqu’au chapitre 5, l’intrigue progresse très paresseusement quand, soudain, lors d’un repas avec ses futurs beaux-parents, le sage Newland s’élève pour prendre sa défense : « Qui a le droit de refaire sa vie, si ce n’est elle ? Je suis écœuré de l’hypocrisie qui veut enterrer vivante une jeune femme parce que son mari lui préfère des cocottes. Les femmes devraient être libres, aussi libres que nous le sommes, déclara-t-il, faisant une découverte dont il ne pouvait, dans son irritation, mesurer les redoutables conséquences. » Terrible passage. Le revirement du personnage, le tournant tout nouveau que prenait l’histoire sous la plume d’une femme née en 1862 m’a véritablement laissée sous le choc. Il avait osé ! Impossible, après cela, de ne pas tourner la page pour ne pas passer au chapitre suivant, puis, de dévorer finalement tous les autres, car une question obsédante nous tient jusqu’à la fin : Newland pourra-t-il aller jusqu’au bout de sa pensée ?

Je vous laisse le suspens, dire serait gâcher le plaisir d’une écriture qui sait jouer sur les émotions tout en critiquant vivement l’aristocratie américaine de la Belle Epoque. Edith Wharton n’est pas tendre, son réalisme est mordant, son style ne manque pas de piquant. C’est assez jubilatoire. J’aime sa façon de souligner des énormités sur un air apparemment détaché.
Newland perd ses idéaux romantiques au moment où il les obtient. Sa fiancée, la belle et vertueuse May, n’est rien d’autre qu’une âme préformatée.
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17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile  Par l'ivre libre COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 50 COMMENTATEURS on 27 septembre 2010
Format: Poche Achat vérifié
Voilà un roman fort dont la férocité parfois rappelle les très grands écrivains ; ce n'est pas un hasard si l'auteur fut la 1° femme à recevoir le prix Pulitzer pour ce livre (facile à lire) qui n'a rien à envier à la littérature masculine:« Il n'avait pas d'opinions personnelles, en revanche, il avait des habitudes » (Page 130)
Je pensai tout au long de ma lecture à Proust pour la finesse du trait, Flaubert dans l'éducation sentimentale, Balzac, Tolstoï pour l'intrigue et le portrait de la flamboyante comtesse Olanska. Le personnage principal (qu'on ne peut appeler « héros ») n' a pas le courage d'échapper à une société qui le tient véritablement dans ses filets insidueux. E. Wharton étouffe sous un décor victorien, les scandales et les éclats de voix. Chacun s'épie à l'opéra et dans une vie qui ignore la réalité, si loin qu'elle est du « vrai » monde. Un individu comme Newland Archer, n'a aucune chance d'échapper au poids qu'impose une société puritaine, hypocrite, calculatrice, manipulatrice.

Sens de l'observation et finesse psychologique d'une intrigue où chaque pensée, faux pas, sentiment est décortiqué et vu à la loupe ; mais, au final, dans ce monde, les émotions se brisent face au mur des bienséances. Entre raison et sentiments, le lecteur devine vite que la 1° va gagner, pourtant on est pris par cette machinerie qui dénonce autant qu'elle démonte un mécanisme que l'auteur connaît bien : le carcan d'une éducation corsetée.
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Par Ethan on 9 mai 2014
Format: Poche
Il y avait longtemps que je voulais lire ce classique de la littérature anglophone : je l'ai fait et j'ai été déçu. L'intrigue est mince et banale, ce qui ne serait pas grave si, en échange, l'on trouvait dans ce livre une exploration puissante et originale du renoncement à l'amour (thème principal du roman). Hélas, les motifs des personnages demeurent schématiques, obscures ; et en fin de compte l'auteur ne nous montre pas grand chose hormis certains aspects de la vie au sein de l'aristocratie new-yorkaise de 1870. Mais pour le lecteur d'aujourd'hui, il s'agit surtout d'éléments de décor qui, en l'absence de profondeur psychologique et romanesque, ne contribuent qu'à rendre l'ensemble terriblement daté et démodé. Imaginez Proust sans acuité psychologique, sans méditation sur le temps et le sens, sans ses personnages inoubliables, et vous obtiendrez “The Age of Innocence”, grosse nouvelle (ou novella) qui aurait pu tenir en 50 pages, mais qui s'entête — en vain — à en occuper 300.

Quant au style, enfin, rien de très orignal là non plus : une langue classique, de bonne tenue, et donc pas désagréable, mais qui ne parvient pas à faire oublier la superficialité de l'ensemble, ni à masquer certaines facilités dans la narration (personnages qui entrent et sortent un peu au hasard au beau milieu d'une soirée en ouvrant une porte, un peu comme dans un vaudeville : au bout de la cinquième fois, on n'y croit plus...).
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