Présentation de l'éditeur
" Il est des livres qu'on sirote sans se presser, en modérant volontairement les signes d'impatience de l'index qui froisse les pages, comme si on voulait en préserver le parfum le plus longtemps possible. Le Traducteur cleptomane, un recueil de nouvelles du Hongrois Dezsô Kosztolányi, a le bonheur de faire partie de ces ouvrages-là. " Le Journal de Charleroi."L'humour de Kosztolányi fait des ravages dans ces récits tranchants comme des rasoirs : l'avant-dernier, par exemple, qui raconte les tribulations d'un chapeau melon, est un petit chef d'uvre de dérision chaplinesque. Kafka chez le père Ubu... " André Clavel, L'Événement du jeudi. " On pense bien sûr à Kundera. Le romancier hongrois, tout comme le Tchèque, a cet art de dire l'indicible, la sclérose et la mort sur un air de fugue et un ton de plaisanterie. " Michèle Gazier, Télérama. " Parce que jamais dans la vie ne s'est encore produite une situation à laquelle on n'ait pu appliquer cette phrase "c'est la vie", ne mourez pas avant d'avoir lu ces nouvelles! " Florence Lorrain, Atout-Livre
Biographie de l'auteur
Dezsô Kosztolânyi est né en 1885 à Szabadka, ancienne province de l'Empire austro-hongrois, dans une famille noble d'intellectuels. Très tôt, il se consacre au journalisme et devient l'un des principaux rédacteurs de la revue
Nyugat, à laquelle collaborent tous les plus grands écrivains de cette période bénie entre toutes : le disciple de Freud, Ferenczi, Karinthy, etc. La publication en 1910 de son recueil poétique,
Lamentations du pauvre gosse, qui démontre déjà toute son originalité et la perfection de son style, rencontre un vif succès.
Entre 1922 et 1926, quatre romans voient le jour :
Néron, le poète sanglant - que préfacera Thomas Mann -,
Alouette, Le Cerf-volant d'or et
Anna la douce, qui accroissent encore sa renommées puisqu'ils sont traduits dans de nombreux pays. Travailleur infatigable, il multiplie les activités : il collabore à la plupart des journaux nationaux, traduit les grands poètes et romanciers étrangers, prend la présidence du Pen Club hongrois. En 1933; il publie son ultime recueil de nouvelles : Esti Kornel, mais les premiers symptômes du cancer qui l'emportera font leur apparition. Malgré une intervention chirurgicale, il meurt à l'hôpital Saint-Jean, à Budapest, le 2 novembre 1936.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.