« Le trou » est d'abord et avant tout, un hymne à la fraternité.
Tiré d'un roman de José Giovanni, ce film de Jacques Becker peut en quelques points ressembler au symétrique mais ô combien magnifique film : « Un condamné à mort s'est échappé » de Robert Bresson, en cela qu'il insiste sur les détails et la minutie auquel font preuve les détenus quant aux astuces de leur évasion. Moins froid, par contre, « Le trou » est assuré par une réalisation plus fluide et des acteurs attachants. Aidés, faut-il le mentionner, par de mémorables dialogues.
Jouant avec les paradoxes, que je tairai les exemples afin de ne rien dévoiler de l'intrigue, ce long métrage n'est pas qu'un simple « triller ». Plus que cela, sa profondeur est non seulement, tel que mentionnée plus haut, fraternelle, mais elle donne indubitablement à ce film, le titre d'oeuvre humanitaire.
Admirable !