Etrange apologue que le court récit d'Italo Calvino : la mésaventure de Médard de Terralba,coupé en deux par les Turcs sur le champ de bataille, ne laisse pas de surprendre et d'intriguer, surtout lorsque l'on s'aperçoit que ces deux moitiés mènent chacune leur vie de leur côté, l'une ne faisant que le bien, l'autre, le mal.La réflexion qui s'ensuit sur l'égale inhumanité des extrêmes et l'essentiel mélange de vices et de vertus dont l'homme est fait rend ce livre curieux, plus qu'amusant. En résumé, si le récit ne vous emporte pas dans sa rêverie, il mérite d'être lu pour l'originalité de son sujet.