Entre 64 et 70, Bouvier retourne au Japon dans l'objectif d'écrire un guide, commande d'éditeur.
Il est évidemment contraint de constater qu'il n'y comprend rien. Il envisage de renoncer, hésite, s'accroche, puis se laisse envahir.
Ses notes ont toujours alors quelque chose de plus et sentent la difficulté d'être. Des trouvailles de langue, une certaine grâce. Mais une insatisfaction constante aussi.
Parce que Bouvier se heurte au mur d'une civilisation sclérosée, dressée comme une muraille dans ses académismes (c'est le Vide). Il s'en énerve, gratte plus loin, s'en irrite davantage.
Sans le formaliser clairement, il sait qu'elle lui tend un miroir. Or lui cherche simplement les raisons de son existence en sondant celle des autres (un Plein, en somme, qui se dérobe).