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Le cas Mourinho
 
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Le cas Mourinho [Format Kindle]

Thibaud Leplat
3.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)

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Descriptions du produit

Extrait

Extrait du prologue

THE SPECIAL ONE

«Je vous en prie ne prenez pas cela pour de l'arrogance.
Mais je suis champion d'Europe, je ne sors pas de nulle part. Je crois que je suis un type spécial.»
J. M.

Les alentours de Santiago-Bernabéu ne sont pas toujours remplis de voitures, de feux rouges ou de klaxons. Habituellement, la circulation y est dense mais plutôt disciplinée. Au guidon d'une Vespa rouge en surrégime, ce n'est pas toujours aussi difficile de remonter le Paseo del Prado, de tourner autour de la statue de Neptune, de celle de Cybèle, puis de s'installer entre deux voies du Paseo de la Castellana, l'artère centrale de Madrid. Mais les soirs de matchs, la ville est différente. Les bouches de métro vomissent des grappes de maillots blancs, les transistors crachent la FM branchée sur l'événement, les trottoirs se couvrent de véhicules garés comme ils peuvent. Le quartier du Real Madrid est aussi celui des bureaux, des magasins et des ventres bien ronds. Rien à voir avec une banlieue-dortoir, un nouveau quartier ou une zone de développement urbain. Le foot, ici, est célébré en centre-ville. Chamartin, en journée, c'est le district de la ville rationnelle, ponctuelle et disciplinée. Pourtant, au milieu, se tient le Stade Santiago-Bernabéu. Alors, quatre soirs par mois, le quartier des affaires s'autorise une sortie, défait sa cravate, enfile sa tunique et se met à hurler. Santiago-Bernabéu est le centre émotionnel de la ville.
La couleur du Real Madrid, c'est le blanc. Mais ce soir-là les maillots sont d'une autre couleur. Il y en a des rouges, des bleus et des noirs. Aucun blanc. Ou alors avec un autre écusson. Le 20 mai 2010, à Madrid, les rues sont pleines, mais le Real ne joue pas. C'est la finale de la Ligue des Champions entre Tinter Milan et le Bayern de Munich. L'UEFA, organisatrice de l'événement, a pris en main le stade, ses stewards et son parking au bord de l'avenue. Les humains qui entourent le vaisseau de béton parlent à peine espagnol et des grillages interdisent l'accès aux rues adjacentes à tout étranger à l'événement. Il faut se faufiler et montrer son accréditation accrochée à son cou. Les indications habituelles ont été retirées ou modifiées. Quand l'UEFA se déplace dans un stade, elle le décore à sa façon, organise l'espace comme elle le souhaite, modifie les plans et les rues. Ce soir-là, je me perds plusieurs fois. Je ne reconnais pas le stade dans lequel je me suis rendu toute l'année. J'étais à l'époque journaliste pigiste, je travaillais pour So Foot, TF1, et pour tous ceux qui voulaient en savoir un peu plus sur l'Espagne et sur le Real Madrid. Mais ce soir-là je ne travaillais pour personne. Je venais assister à une finale de Coupe d'Europe dans mon stade. C'est tout.

Je garais finalement mon scooter sur un morceau de trottoir de l'avenue. J'allais faire la connaissance d'un homme qui ne se souvient pas de moi. Il a vu tellement de visages qu'il n'a plus la place pour retenir la mine d'un type qui n'est ni joueur, ni agent, ni président, ni directeur, ni mannequin, ni professeur d'université, ni ami d'enfance, ni à peine journaliste. Lui n'est pas le genre d'homme qu'on croise le matin sur un coin de comptoir ou qu'on retrouve sur une terrasse ensoleillée de la Plaza de Santa Ana. Non, son quotidien, ce n'est pas le centre-ville le samedi après-midi ou les joggings en début de soirée à l'ombre des tilleuls du Parque del Buen Retiro, le parc central de la ville. Pour voir cet homme, il faut envoyer beaucoup de mails, laisser son numéro de passeport à l'entrée, passer plusieurs portes et s'asseoir dans une pièce remplie de journalistes venus du monde entier. Cet homme n'a rien à voir avec le commun des autres mortels. Cet homme est spécial.

Présentation de l'éditeur

Ses conférences de presse sont devenues des rendez-vous mondains, ses apparitions sur le banc des remplaçants sont scrutées par toutes les caméras du monde, chacune de ses déclarations est objet d'interprétations et de polémiques, icône de mode et d'élégance, c'est aussi un gourou de nouvelles méthodes de communication ou de management. Entraineur brillant, homme de média et de pouvoir, José Mourinho est tout à la fois.



Comment un petit footballeur sans talent est-il devenu une icône de notre époque ? À Lisbonne, à Porto, à Chelsea, à Madrid : partout où il est passé, il a tout changé et tout gagné. En douze ans, il a remporté dix-neuf trophées, dans les quatre championnats les plus exigeants du monde. Là où certains feraient preuve de modestie et de réserve, Mourinho, lui, prend tous les risques et s'expose, comme s'il ne craignait plus rien. Comme s'il avait trouvé la recette de la victoire à tous les coups. Clown pour les uns, génie pour les autres, Mourinho est un personnage de débat permanent. Et si c'était vrai ? Si Mourinho avait un secret ?



Pour nous mettre sur la piste il y a ses anciens joueurs, dirigeants, formateurs qui tous parlent d'un homme qu'on ne connaît pas. Un homme humble, travailleur et chaleureux mais aussi tyrannique, égoïste et paranoïaque. C'est le Mourinho des vestiaires, des bibliothèques, des couloirs ou des causeries. Celui qui est capable de convertir un bataillon de joueurs moyens en redoutables soldats sur les terrains du monde entier. Mourinho enfonce des portes et déchaîne les passions partout où il passe. Mais à chaque fois, il gagne. Pire, il force le respect et l'admiration du public le plus exigeant : ses joueurs. Lampard, Terry, Drogba, Ronaldo parlent de lui comme d'un " père " ou d'un " mentor ". Quel est le secret de Mourinho ?



Nous tenterons de forcer son plus intime secret : pourquoi tant de victoires ? Pour cela il faut mener l'enquête partir sur les traces de l'enfant de Setubal : une personnalité unique aux méthodes révolutionnaires. À Setubal, à Lisbonne, à Londres, à Milan, à Madrid, ses amis, ses proches, ses joueurs, ses dirigeants, ses détracteurs racontent l'homme privé et l'homme public. Ils racontent surtout comme un gamin peu doué et promis à une carrière sans lendemain est devenu le Special One.




Biographie de l'auteur

Thibaud Leplat, 32 ans, est journaliste et écrivain. Correspondant à Madrid pour les médias français en presse écrite et TV (So Foot, Canal +, TF1, Eurosport), il est l'auteur de Barça-Real : la guerre des mondes et a côtoyé de près pendant plusieurs années José Mourinho.
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