Bien qu'ayant toujours un profond respect envers le bouddhisme, je me méfiais toujours de cet aspect mélancolique qui prône l'élimination de la souffrance par le renoncement au désir. Ceci va à l'encontre de la philosophie de l'homme occidental, toujours à la recherche de performance avec la dose de stress que ça implique. Je considérais toujours la pratique de la méditation par l'homme occidental comme un désir d'échapper au stress, ou le résultat d'une recherche de spiritualité ou de merveilleux.
Ce n'est qu'à partir du moment où la science occidentale a décidé de jeter un coup d'½il là-dedans que la curiosité c'est éveillé en moi pour voir si ça valait la peine de bouleverser mes préjugés.
Or l'expérience que cet ouvrage m'a apportée me fait croire qu'on est à l'aube de grandes découvertes dans le terrain de la neurologie, de la psychologie et du développement de l'intelligence, et que cette philosophie traditionnelle renferme plus de potentiel que celui que lui attribuent même ses adeptes.
Ainsi, le soulagement du stress et la guérison de la souffrance ne sont que la partie visible de l'iceberg, et fonctionnent non pas par un effet anxiolytique comme pourrait le provoquer n'importe quel médicament, à savoir, le calme par l'anesthésie de la souffrance psychologique, mais la méditation mettrait en marche des mécanismes psychologiques inconnus sur lesquels la science aurait intérêt à s'y pencher plus profondément.
Ceci pour parler des effets traditionnels de la méditation. Elle agit aussi sur le développement de l'intelligence, la capacité d'apprentissage, la rapidité mentale ainsi que la vision plus complète du monde que ça implique. En revanche, je n'ai pas remarqué d'action sur le développement de la mémoire.
Bref, un ouvrage qui apporte une nouvelle optique sur une discipline millénaire.
C'est peut-être ça le message que les bouddhistes voulaient nous transmettre depuis longtemps et que les hommes occidentaux, moi le premier, avions du mal à comprendre.