Cynthia Ozick ne jouit pas en France de la réputation qu'aurait méritée ce livre à lui seul. Et c'est sans compter le reste de son oeuvre.
Ne (re)lisez pas le quatrième de couverture de l'édition de poche si vous ne l'avez pas encore (l'avez déjà) lu, c'est une trahison et ça ne rend pas justice à l'extraordinaire beauté de ce récit. C'est comme écrire derrière Du côté de chez Swann que « Monsieur Swann vit une vie oisive et bourgeoise jusqu'à ce qu'il rencontre Odette, une femme de moeurs légères. Il en tombe amoureux, se livre aux affres de la jalousie et ruine sa réputation pour satisfaire les caprices de cette femme. » Accessoirement, ce n'est pas tout à fait exact. Mais surtout, ça passe l'essentiel sous silence.
Alors, vous avez peut-être du mal à vous décider à lire un Xème livre sur la shoah mais vous rateriez un grand moment littéraire si vous vous arrêtiez à cela.
Juste un dernier mot, c'est tout à fait accessible dans la version anglaise.