Petit ouvrage très court de 60 pages qui revigore et donne de l'espoir. Je le conseille à tous ceux qui ont un petit coup de blues, pour redonner la foi en un monde meilleur, un sens humain à la politique et à notre vie.
J'y ai trouvé de belles propositions concrètes en politique. L'ensemble possède cependant un petit côté utopique, probablement en raison de sa briéveté qui ne soulève pas de nombreux soucis auxquels nous sommes confrontés.
Les deux auteurs offrent des pistes pour lutter contre la délinquance, le capitalisme financier (lié à la spéculation que les auteurs distinguent du capitalisme productif), les inégalités sociales, les abus de la mondialisation (mais là encore la mondialisation n'est pas rejetée en bloc, seule la part négative est critiquée).
Cet ouvrage apporte de la fraîcheur et du bien-être.
Voici quelques citations qui ont attiré mon attention:
1)sur l'ENSEIGNEMENT: "Pour enseigner, disait Platon, il faut de l'eros." (un amour de la connaissance et un amour pour ceux à qui on enseigne).
2)Axel Hanneth: "C'est grâce à l'expérience de l'amour que chacun peut accéder à la confiance en soi."
3)sur la POESIE et la VIE: "La prose de la vie nous permet de survivre. Mais vivre, c'est vivre poétiquement."
4)sur le sentiment d'EXCLUSION: "Nous devons comprendre que ceux que notre société rejette la rejettent et nous rejettent." (sur le probléme de la délinquance et de ses causes). Les auteurs notent qu'à Caracas un orchestre symphonique a été crée avec des jeunes des bidonvilles et cela a contribué à la diminution de la délinquance juvénile.
5)Importance des ARTS dans notre société qui apporte le bonheur et l'émerveillement: "Comme nous pensons que toute politique du bien-vivre doit cultiver la poésie de la vie, laquelle implique la capacité de participation affective, d'admiration, d'émerveillement, elle se doit de favoriser la culture esthétique qui nous aide à vivre poétiquement."